Grèce : Non au durcissement de la loi sur les pensions de veuvage!

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Nous dénonçons la réglementation prévue par la Loi Katrougalos (Loi n° 4387/2016, article 12) et l'application de ses dispositions sur les pensions de veuvage, comme étant injuste, cruelle, indigne et déshonorante, sans une once d'humanité et de logique sociale. Nous dénonçons également tous les arrêtés applicables, source d'une actualité tragique du fait de la crise permanente qui frappe le pays. Nous exigeons l'abolition de l'âge limite ainsi que la révision, la redéfinition et la reformulation du mode de calcul des pensions de veuvage.

Les changements concernent les pensions versées à la suite des décès survenus depuis l'entrée en vigueur de la loi Katrougalos. Les nouveaux calculs sont basés, d'une part sur une diminution de la pension à laquelle le conjoint survivant a droit, d'autre part sur la fixation d'un âge limite.

Nouveau calcul : la pension de veuvage complète est passée de 70% à 50% de celle du conjoint décédé. De plus, la condition préalable est que la différence d'âge entre époux ne doit pas excéder 10 ans. A partir de 10 ans et 1 jour la pension est diminuée de 2% par année d'écart.

Nouvelle limite âge : 55 ans est décrété l'âge limite du conjoint survivant pour toucher la pension de veuvage complète. Si le conjoint survivant n'a pas atteint 55 ans, la pension est versée pour 3 ans. Si, entre temps, la 55ème année est atteinte, la pension est interrompue et reversée à l'âge de 67 ans. Si les 55 ans ne sont pas atteints durant ces 3 années, après expiration la pension est supprimée définitivement.

La loi prévoit une exception à cette règle générale dans le cas où le veuf ou la veuve élèverait un enfant mineur ou plus jusqu'à ses 18 ans, ou ses 24 ans s'il poursuit des études. Dans ce cas, la pension de veuvage continue d'être versée au-delà des 3 ans, indépendamment de l'âge du conjoint survivant, tant que le ou les enfants sont mineurs ou poursuivent leurs études. De plus, si le conjoint survivant atteint 55 ans avant que l'enfant ne soit adulte, ou avant la fin de ses études, il perdra temporairement sa pension quand les enfants auront 18 ou 24 ans mais la percevra à nouveau à 67 ans et à vie. Il en est de même pour les enfants célibataires en incapacité totale de travail ou encore si le conjoint survivant, invalide à 67% et plus, ne peut travailler.

Une nouvelle fois, les premières victimes sont les femmes et les enfants.

Les femmes sont licenciées en premier, les dernières à être embauchées et les premières à porter le fardeau des charges financières et familiales. En outre, l'égalité des femmes se reflète rarement dans le secteur du travail et le domaine social. En effet, un phénomène courant tend à les embaucher dans les emplois les moins recherchés, plutôt de nature temporaire et principalement sans assurance. Elles sont sous-employées et font l'expérience quotidienne que leur faible pouvoir d'achat diminue de plus en plus. Pour toutes ces raisons elles sont désavantagées par rapport aux hommes, tant au regard des annuités que des inégalités de salaire.

En supplément, devant prendre soin des membres de la famille, elles sont obligées de sortir prématurément du marché du travail pour élever les enfants, entretenir la maison et s'occuper des invalides et des parents âgés. Ainsi, elles sont accablées par des charges financières difficiles à supporter ou insupportables car elles sont privées de leurs revenus personnels.

Finalement, soit elles reçoivent des pensions très faibles, soit aucune, ou elles n'ont jamais travaillé avant du fait de la maternité : dans toutes ces situations elles sont obligées de dépendre de leur mari ou de leurs enfants pour leur survie. Ces changements et choix dramatiques concernent aussi les familles mono-parentales, à la tête desquelles on retrouve des femmes dans 80 à 90% des cas. Celles-ci supportent les dépenses de nourriture, de santé et d'éducation des enfants. La réduction dramatique du pouvoir d'achat les entraîne avec les enfants dans la pauvreté et l'exclusion sociale.

L'avenir des femmes bénéficiant d'une pension devient cauchemardesque : elles sont pénalisées du fait de rôles multiples (mère, épouse, ménagère, …) dont elles sont chargées sans rémunération. En premier lieu elles ne peuvent plus accéder à l'âge mûr au marché du travail, en second lieu, dans le cas où elles auraient droit à une pension, celle-ci est interrompue à 55 ans et reversée à 67 ans.

Durant ces 12 années, comment peuvent-elles survivre sans travail ou revenu propre ? Si le mari était vivant, ne toucherait-il pas une pension ? La pension n'est-elle pas redistributive ? Que vont devenir les contributions des 25, 30 et 35 ans ? Qui va profiter de ces contributions ? Qui est prêt à proposer du travail à une femme de 52-55 ans ? Combien gagneront-elles, et pour combien de temps, alors que des jeunes avec de hautes qualifications et compétences professionnelles ne trouvent pas de travail ? Comment le législateur a-t-il réfléchi à la question et sur quels critères a-t-il pu déterminer un âge limite ?

Espace de Solidarité des Femmes - Women's Solidarity Venue

Vyronos Str. 5, Navarino Square - 54622 Thessalonique Grèce

 

Γιατί είναι σημαντικό

Για μια ακόμη φορά οι γυναίκες και κυρίως οι άνεργες/ανασφάλιστες σύζυγοι και μητέρες βρίσκονται στο στόχαστρο των μέτρων λιτότητας και αντιμετωπίζονται ως πολίτες δεύτερης κατηγορίας ‐ καθώς η οικιακή εργασία συνεχίζει να μην αναγνωρίζεται και να μην ασφαλίζεται
Ο “νόμος Κατρούγκαλου” αντίκειται στην αρχή της αναλογικότητας παραβιάζει το άρθρο 1 του πρώτου πρωτοκόλλου της ΕΣΔΑ και θίγει τον στενό πυρήνα του συνταξιοδοτικού δικαιίωματος. Πολύ δε περισσότερο δεν διορθώνεται με τροπολογίες που μοιράζουν ελεημοσύνες.
Με τον παρόν νόμο ο επιζών σύζυγος λαμβάνει το 50% της σύνταξης του θανόντος και όχι το 70% που ίσχυε μέχρι σήμερα και αυτό ΜΟΝΟ εάν ο επιζών σύζυγος έχει συμπληρώσει τα 55 του χρόνια. Η πρόσφατη τροπολογία που κατατέθηκε σε αυτό το άρθρο από την κυβέρνηση ΣΥΡΙΖΑ‐ΑΝΕΛ είναι ο απόλυτος εμπαιγμός για δεύτερη φορά. Καθορίζει ως ελάχιστο ποσό σύνταξης 384 Ευρώ για τον επιζών σύζυγο και επιπλέον 384 ευρώ για τα τέκνα εφ΄όσον ο θανών είχε συμπληρώσει 20 έτη ασφάλισης.Τα ως άνω ποσά μειώνονται κατά 1,25% για κάθε έτος ασφάλισης που υπολείπεται των 20, με κατώτατο τα 360 ευρώ.
Στην περίπτωση που ο επιζών σύζυγος δεν έχει συμπληρώσει τα 55, η σύνταξη χορηγείται για μια τριετία και αν στο μεταξύ συμπληρώσει το 55ο έτος, η σύνταξη διακόπτεται και επαναχορηγείται στα 67 δια βίου. Ουδείς δύναται να απαντήσει πώς θα πορευτεί ο άνθρωπος αυτός για μία και πλέον δεκαετία και μάλιστα σε αυτήν την ηλικία. Αν τώρα το 55ο έτος δεν συμπληρώνεται εντός της τριετίας μετα τη λήξη της, η σύνταξη διακόπτεται και δεν επαναχορηγείται. Στην περίπτωση που η χήρα ή ο χήρος έχουν άγαμα ή ανήλικα παιδιά η σύνταξη χειρίας συνεχίζει να καταβάλεται και μετά την πάροδο της τριετίας εφ΄όσον αυτά σπουδάζουν ή είναι ανήλικα.
Ως συλλογικότητα ενώνουμε τη φωνή μας με όσους αντιστέκονται στα ανάλγητα αυτά μέτρα και απαιτούμε:
‐ΚΑΤΑΡΓΗΣΗ ΤΟΥ ΑΡΘΡΟΥ 12 ΤΟΥ ΝΟΜΟΥ 4387/2016.
‐ΑΡΣΗ ΤΟΥ ΗΛΙΚΙΑΚΟΥ ΟΡΙΟΥ ΤΩΝ 55 ΕΤΩΝ.
‐ΣΥΝΤΑΞΗ ΣΤΟ 70% ΤΗΣ ΣΥΝΤΑΞΗΣ ΤΟΥ ΘΑΝΟΝΤΟΣ.
‐ΣΥΝΤΑΞΗ ΟΧΙ ΓΙΑ ΜΙΑ ΤΡΙΕΤΙΑ ΑΛΛΑ ΕΦΟΡΟΥ ΖΩΗΣ ΑΝΕΞΑΡΤΗΤΩΣ ΗΛΙΚΙΑΣ.

Πρωτοβουλία Γυναικών Ενάντια στο Χρέος και στα Μέτρα Λιτότητας (Θεσσαλονίκη) 



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