Stop aux provocations de Rachid Nekkaz et de Marwan Muhammad

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Rachid Nekkaz, un habitué des polémiques et un spécialiste des provocations, a annoncé une opération "Toutes en burkini sur les plages du Festival de Cannes". L’opération a été programmée pour le vendredi 26 mai de 14h à 16h, le temps d'un film, explique son organisateur.

L'homme d'affaires et politique, Rachid Nekkaz, a appelé les femmes qui le souhaitaient à venir se baigner en burkini ce vendredi entre 14 heures et 16 heures sur les plages de Cannes. Comme si le nom de l’opération ne suffit pas, Nekkaz utilise sur l’affiche de la manifestation, des photos de Marine Le Pen et Nadine Morano qui apparaissent vêtues d’un burkini bleu-blanc-rouge !

"C’est une façon de célébrer la décision du Conseil d’État du 26 août 2016, qui permet à n’importe quelle femme de s’habiller en burkini", explique l'homme d'affaires à Nice Matin du 21 mai dernier.

Cette opération ne peut pas avoir lieu aujourd'hui parce que la préfecture de l'Alpes-Maritimes interdit toutes les manifestations pendant le Festival de Cannes. L'arrêté préfectoral ne vise « aucune manifestation en particulier », mais annule ainsi l'opération qui a été annoncée par Rachid Nekkaz. Ce dernier maintient la baignade!

« Personne ne peut nous empêcher de nous baigner », explique ce polémiste à 20 Minutes.

Le Maire de Cannes avait été le premier à interdire, par arrêté municipal, le burkini l’été dernier sur les plages de Cannes avant que le tribunal administratif de Nice décide d'invalider cet arrêté en suivant l’avis du Conseil d’État du 26 août 2016. L'affaire du Burkini a déclenché en France un débat sans fin. La presse étrangère a beaucoup critiqué la France et les arrêtés anti-burkini. Le New York Times avait titré dans son édition du samedi 13 août 2016: “La France désigne la dernière menace pour sa sécurité: le burkini”.

La décision du Conseil d’État a mis un terme à certaines manipulations politico-médiatiques. Cette décision a été prise par respect à la liberté de conscience et les libertés personnelles. Cependant, cette décision du Conseil d'État ne devrait pas être exploitée pour inciter aux troubles de l'ordre public.

Ce millionnaire franco-algérien de 45 ans est né à Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), il est notamment connu en France pour avoir constitué "un fonds de solidarité" pour payer de nombreuses amendes de femmes verbalisées pour port du voile intégral. En France, le port de ce voile dans l'espace public est interdit depuis le 11 avril 2011 par une loi qui été déposée le 19 mai 2010.

L'association « Touche pas à ma Constitution » créée par Jean-Bruno ROUMEGOUX, éditeur et président de l’Association des Condamnés sans Preuves et par Rachid Nekkaz, vise à "neutraliser sur le terrain l’application de cette loi", que Nekkaz qualifie de "liberticide".

Le 27 novembre 2014, la présidente du conseil régional d'Île-de-France, Valérie Pécresse, alors députée UMP des Yvelines, a déposé une proposition de loi pour "sanctionner les entraves à la loi relative à l’interdiction du port du voile intégral dans l’espace public". Ce projet de loi vise en particulier Rachid Nekkaz.

Candidat à l’élection présidentielle de 2007, Nekkaz s'est présenté plusieurs fois aux élections en France avant de renoncer à la nationalité française pour pouvoir se présenter à l'élection présidentielle algérienne de 2014. En fin 2016, il a été arrêté à Alger puis expulsé vers la France.

Rachid Nekkaz se présente comme "musulman laïque", marié à une franco-canadienne catholique. Il est contre la burqa et veut son interdiction dans tous les lieux publics et magasins sauf dans la rue.

Beaucoup de femmes musulmanes en France voient cette opération de "toutes en burkini sur les plages du Festival de Cannes" comme une provocation et une incitation aux troubles à l'ordre public. Elles condamnent avec fermeté les provocations de gens comme Rachid Nekkaz ou de Marwan Muhammad, le directeur du Collectif Contre l'Islamophobie en France, qui s'expriment au nom des femmes musulmanes. Ces dernières n'ont pas besoin d'être représentées par Rachid Nekkaz ou par Marwan Muhammad.
Ces femmes estiment que ces deux hommes sont en quête de notoriété et utilisent l'islam et les musulmans pour servir leurs intérêts commerciaux et communautaristes.

Les échecs successifs de Nekkaz aux élections en France, de la primaires du PS en 2011 à la législative partielle de Villeneuve-sur-Lot, montrent qu'il n'a aucune légitimité pour s'exprimer au nom des citoyens, musulmans ou non-musulmans. Même dans les quartiers, le « candidat des banlieues » n'obtient aucune voix.

Ces gens qui affichent des objectifs de « lutter contre l’islamophobie » et se servent d'un masque de défense des droits humains et d'une pseudo-modernité de façade sont les premiers responsables de la hausse des comportements et actes antimusulmans en France.

Les discriminations antimusulmans sont une réalité en France, mais d'autres types de discriminations existent aussi : anti-noirs, anti-roms, anti-juifs, anti-blancs,..
La lutte contre toutes ces discriminations devrait être la responsabilité de tous les citoyens. L’État doit prendre ses responsabilités afin de ne pas laisser le champ libre à des associations communautaristes.

La radicalisation de nos jeunes ne passe pas uniquement par des sites terroristes, par des vidéos et des discours des groupes barbares comme Daech ou par des prêches dans certaines mosquées. Elle passe également par des discours victimaires, par des provocations qui visent la division de notre société.
La France a besoin d'opérations de lutte contre la radicalisation des jeunes et non pas d'opérations "Burkini". Ce dernier est interdit en islam, le Conseil français du culte musulman (CFCM) doit s'exprimer clairement sur ce sujet.

La France doit cesser de fermer les yeux sur ces dérives et provocations. Dans ce contexte difficile, il n'y a plus de place aux événements polémiques et aux discours de division et de haine.

Il faut que l'Algérie prenne ses responsabilités face à ses ressortissants, Rachid Nekkaz n'est plus Français, il est Algérien. Son comportement porte atteinte à tous les Algériens en France qui sont souvent la cible d'insultes et d'attaques de la fachosphère alors qu'ils ne partagent ni les positions de Nekkaz, ni celles du directeur du CCIF.

Il est aussi urgent que les femmes musulmanes en France puissent se mobiliser contre ces discours et opérations de haine et de division.

Nous demandons aux Ministre de l'Intérieur, Monsieur Gérard Collomb, de mettre un terme aux provocations de Rachid Nekkaz, en lui interdisant notamment de s'exprimer au nom des citoyens qui n'ont rien demandé.

Nous demandons à la secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, Madame Marlène Schiappa, d'exiger à Rachid Nekkaz et à Marwan Muhammad de nommer explicitement les musulmans ou les femmes qu'ils ont décidé de défendre, et cela à chaque fois qu'ils organisent une opération ou un événement. Nous n'avons jamais autorisé ces deux hommes à s'exprimer aux noms des femmes musulmanes ou de TOUS LES MUSULMANS en France.

Nous demandons également à l'Ambassadeur de France en Algérie et à l'Ambassadeur d'Algérie en France de transmettre notre demande aux Ministères des Affaires étrangères des deux pays.

Femmes musulmanes engagées contre la radicalisation et la haine.

 

Cette pétition sera transmise aux :

- Ministre de l'intérieur
- Secrétariat d’État en charge de l'égalité entre les femmes et les hommes
- Président du Conseil français du culte musulman
- Ambassadeur d'Algérie en France
- Ambassadeur de France en Algérie

 



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