Pétition fermée

Pour l'interdiction feux de bois en foyers ouverts dans les zones d'habitation.

Cette pétition avait 30 signataires


Oui au feu de bois encadré par la pose d’insert, non au feu de bois polluant et dangereux en foyer ouvert.

Pourquoi ?

● Une demi-journée au coin du feu émet autant de particules fines qu’une voiture diésel qui roulerait pendant 3 500 km. Même un poêle certifié EPA (norme USA) fonctionnant 60 heures émet autant de particules qu’un moteur d’une voiture de moyenne cylindrée parcourant 18 000 kilomètres.

● Il n'y a pas de niveau à partir duquel les fumées de bois pourraient être bonnes, ou inoffensives à respirer. Les fumées sont aussi mauvaises que celle des cigarettes, et probablement largement pires (l’étude ci-dessous montre qu’elles produisent 30 fois plus de particules cancérigènes).

● La fumée d’un feu de bois ordinaire contient des centaines de composés connus pour être cancérigènes, mutagènes, tératogènes, et irritants pour le système respiratoire. La plupart des particules générées par la combustion du bois sont plus petites que le micron : une taille qu’on suspecte être extrêmement dangereuse pour nos poumons. Ces particules sont tellement fines qu’elles échappent à nos défenses mucociliaires et peuvent se rendre directement dans la circulation sanguine, ce qui pose un risque pour le cœur. La taille de ces particules fait qu’elles résistent aussi au phénomène de décantation gravitationnelle, et peuvent donc rester dans l’air pendant des semaines après l'extinction du feu.

● Puisqu’aucune législation sérieuse n’encadre les feux (cheminée en hivers, barbecue en été), et que les feux sont beaucoup plus fréquents dans les villages, le nombre de particules cancérigènes flottant dans l’air dans les rues bordant les foyers ouverts dépasse souvent celui de grandes agglomérations. Les risques de cancer (entre autres) sont donc aussi importants en ville qu’en campagne.

● Les foyers ouverts sont aussi responsables d’une augmentation de la pollution de l’air à l’intérieur des appartements. Elle s’installe même dans des pièces qui ne sont pas sous l’influence directe du foyer ouvert, et elles perdurent longtemps après l’arrêt de l’appareil de combustion.

● Une fois qu’elles ont quitté la cheminée, les gaz toxiques (le benzène par exemple) et les particules qui composent la fumée passent librement dans l'habitation et les habitations voisines. (Des études montrent que près de 70 % de votre fumée rentre dans les bâtiments voisins.) Les enfants qui vivent dans des maisons avec des cheminées actives ou des poêles à bois, ou dans les zones où la combustion du bois est commune, souffrent d’une incidence plus élevée d’asthme, de toux, bronchite, de réveils nocturnes, et de fonction pulmonaire compromise. Chez les adultes, la combustion du bois est associée à des visites plus fréquentes dans les salles d’urgence et à des hospitalisations pour maladies respiratoires, avec une mortalité accrue de crises cardiaques. L’inhalation de la fumée de bois, même à des niveaux relativement faibles, modifie les fonctions immunitaires pulmonaires, conduisant à une plus grande sensibilité aux rhumes, grippes et autres infections respiratoires. Tous ces effets sont supportés de manière disproportionnée par les enfants et les personnes âgées.

● Lorsqu’il est brulé en foyer ouvert, le bois est une source d’énergie extrêmement sale puisqu’il ne permet pas un chauffage efficace et génère beaucoup plus d’émissions toxiques que le gaz ou même le fioul. (L’utilisation de technologie adéquate augmente le rendement, et réduit en partie les émissions de particules).

● Le chauffage au bois est responsable de 84% des émissions de PM 2,5 alors qu’il ne représente que 5% de l’ensemble des combustibles utilisés pour le chauffage résidentiel... Le gaz naturel, qui représente 80% des combustibles du chauffage résidentiel, émet moins de 3%. Les feux de bois contribuent à hauteur de 23% aux émissions totales de PM10 en Île-de-France, soit autant que l’échappement des véhicules routiers.

● La pollution de l’air cause 2 millions de décès chaque année. 100 000 décès et 725 000 années de vies perdues par an seraient attribuables à l’exposition aux particules fines. (Les deux principales causes sont le diésel et la combustion du bois).

Non aux feux de bois polluants à foyer ouvert dans les zones d’habitation parce que la liberté des uns doit s’arrêter là où celle des autres commence et parce qu’il ne s’agit pas seulement de liberté, mais de la santé de tous. Et parce que prendre soin de l’air que nous respirons tous ne devrait pas être une option, mais une obligation.

Une pétition nous donne la possibilité de nous préoccuper de la qualité de l'air, et de nous soucier des plus fragiles qui souffrent de ces pollutions. Les pays les plus soucieux du bien vivre ensemble, de la santé de leur habitant ont déjà fait ce pas, nous pouvons le franchir.

 

A lire aussi : Pollution générée par les feux de cheminée, ou par notre difficulté à nous soucier de ceux et ce qui nous entourent ?

 

Source :

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/17127644

http://www.acqualys.fr/page/les-emissions-de-particules-fines-du-chauffage-bois-polluent-l-air

http://www.samharris.org/blog/item/the-fireplace-delusion

http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs313/fr/

http://sosconso.blog.lemonde.fr/2013/10/02/bientot-la-fin-des-feux-de-cheminee-a-paris/

http://www.franceinfo.fr/emission/question-d-immobilier/2013-2014/feu-de-cheminee-dans-un-ce-sera-interdit-01-19-2014-09-50

http://www.paris.fr/accueil/environnement/feux-de-cheminee-ouverts-a-paris/rub_9654_actu_139898_port_23775



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