De meilleures conditions d'apprentissage dans les écoles publiques en Haïti

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En arrivant, le bruit est la première chose qui retient votre attention. On peut à peine s’entendre parler. Et avec ça, la surpopulation. Trop de gens. Pas assez d’espace. Pour se faufiler à l’intérieur, il faut se creuser un passage dans cette marée humaine que rien ne protège du soleil brûlant de midi. Quelques minutes au sein de cette fournaise improvisée, et la fatigue commence déjà à vous alourdir les paupières.

Quant aux constructions, si tant est qu’on peut les appeler ainsi, elles repoussent les limites du déplorable. Des morceaux de planches en mauvais état donnent l’illusion d’une protection aux occupants des lieux. Par endroit, le bois commence à partir en poudre. Entre chacun des compartiments, les cloisons sont si minces qu’elles laissent passer le bruit sans aucun filtre. On se demande comment les gens ne se mettent pas à crier d’irritation tant l’atmosphère est empesée et étouffante. De temps en temps, un groupe passe en portant le corps d’une énième fille que la chaleur a mené à  l’évanouissement.

Cette situation que je décris, je ne l’ai pas observé à l’intérieur d’un quartier populaire mais entre les murs d’une école et pas n’importe laquelle. Je parle du Lycée Marie Jeanne, connu depuis toujours pour le niveau d’excellence de ses élèves. Mais ce cas n’est pas différent dans la plupart des autres établissements scolaires publiques comme le Lycée Fritz Pierre Louis, le Lycée du Cent Cinquantenaire et j'en passe, qui sont censés être placés sous la tutelle de l’Etat. Les jeunes sont forcés d’étudier dans des abris qu’on doit dire permanents puisqu’en sept ans, aucun effort n’a été fait en vue de la reconstruction de ces écoles.

Il n’y a rien de plus révoltant que de voir des jeunes filles et garçons obligés d’apprendre dans des conditions aussi terribles dans une capitale en plein 21ème siècle. Et quel apprentissage ! Le cadre y est tellement peu propice que les élèves qui arrivent à obtenir leur bac au sortir de l’un de ces endroits, devraient être salués pour leur héroïsme.

Il est temps de réagir, d'exiger pour nos enfants le droit d’étudier dans un cadre approprié. La reconstruction du Lycée Marie Jeanne et des autres établissements est aujourd’hui plus qu’urgente car c’est une honte pour un pays, de parquer ainsi des jeunes qui sont supposés être son futur, dans ces sortes de hangars délabrés. Car, plus tard, Les adultes qu’ils deviendront, offriront à la société ce qui leur a été offert.

Aidez-moi à partager cette pétition si cette situation vous revolte autant que moi!

 

 



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