Pour le rapatriement de la fille de Madame Pascale DESCAMPS et de ses quatre enfants !

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Depuis l’année 2015, Madame Pascale DESCAMPS n’a pas vu sa fille unique et ses trois petits-enfants. Du jour au lendemain, celle-ci s’est sentie obligée de rejoindre la Syrie. Là-bas, elle a survécu seule avec ses trois enfants en bas-âge, puis, plus tard, a accouché d’un quatrième enfant sous les bombardements.

On dit souvent des femmes qui sont parties en Syrie qu’elles adhéraient pleinement à l’idéologie de ceux qu’elles allaient rejoindre et que les seules victimes sont les enfants. Comme souvent, la réalité est ailleurs, plus subtile, plus complexe, plus nuancée. Cette vérité, la fille de Pascale DESCAMPS ne peut pas la livrer aux juges, alors même qu’elle le veut, alors même qu’elle le demande.

Comment rentrer en France du camp où elle et ses enfants sont arbitrairement détenus, où règnent l’horreur et la mort, où l’extrême violence est aussi banale que les conditions inhumaines dans lesquelles ils vivent depuis déjà deux ans ?

La malnutrition, la surpopulation, l’absence de tout rudiment sanitaire – en ce compris l’absence d’eau potable, la maladie, le climat extrême, la peur de mourir sont leur quotidien. La situation est devenue d’autant plus critique que la mère souffre d’une maladie grave à tel point qu’elle ne peut plus ni se nourrir, ni se déplacer, ni veiller à la survie de ses quatre enfants, eux-mêmes malades, qui assistent impuissants, innocents, à sa détresse. Aucun d’eux n’a ainsi accès au moindre soin de première nécessité.

Cela, ce sont toutes les démarches, contentieuses ou non, entreprises par Madame Pascale DESCAMPS auprès du Gouvernement et des Ministres compétents, des ambassades et des institutions – notamment du Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l'homme, des Comités onusiens des droits des enfants et contre la torture, du Défenseur des droits ; des media et des associations, et des ONG telles que Human Rights Watch et l’UNICEF, qui le rappellent à la France depuis 2015. Les camps du nord-est syrien sont une zone de non-droit où la France a abandonné cette femme et ses quatre enfants, en violation de ses engagements internationaux, de ses lois, et des Droits de l’homme les plus élémentaires. Depuis le 1er février 2021, cette dernière le rappelle d’autant plus fort puisque face à l’inaction du Gouvernement s’agissant de la situation dramatique dans laquelle se trouve sa famille, elle n’a eu d’autre choix que d’entamer une grève de la faim.

Madame Pascale DESCAMPS demande pourtant seulement que son enfant et ses petits-enfants ne soient pas abandonnés à leur sort, exposés à la violence et en détention, condamnés à une mort inéluctable par le refus du Gouvernement de les rapatrier. Elle demande que sa fille puisse être soignée en France et y être jugée. Elle demande à pouvoir s’occuper de ses petits-enfants, de les aider à se construire et à se reconstruire, par l’amour, par l’école, par la citoyenneté et dans le respect des lois de la République.

Il n’y a pas que le droit qui est du côté de Madame Pascale DESCAMPS. Il y a le sens même de notre République et de ses valeurs, fondées sur les Droits de l’homme. Ces droits qui ont fait de nous une Nation qui aspire à toujours plus d’égalité, toujours plus de fraternité, toujours plus de solidarité. Il y a aussi notre empathie, notre résilience, notre compréhension de ce qu’est l’amour de cette femme, de cette mère, de cette grand-mère, prête à s’épuiser et à mourir de faim pour les siens.

Et puis enfin, il y a cette question : et si c’était moi ? Et si c’était nous ? Et si c’était mon enfant, mes petits-enfants, mes parents ?

Comme Madame Pascale DESCAMPS, ne tenterions-nous pas alors de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour faire appliquer le Droit ? Là où le Gouvernement lui-même avait reconnu dans un premier temps qu’il fallait rapatrier tous ses ressortissants depuis la Syrie, avant de reculer pour des raisons politiques ? Là où tous les experts du contreterrorisme et de l’antiterrorisme s’accordent à réclamer ledit rapatriement pour des raisons humanitaires, de sécurité publique et de justice – que ceux-ci soient des militaires, des fonctionnaires, des magistrats, des avocats, des institutions ou des associations ? Là où, enfin, la judiciarisation de sa fille visée par un mandat d’arrêt international commande d’aller l’arrêter pour la juger en France ? Or, nier cette seule réalité judiciaire reviendrait à commettre un déni de justice et désavouer cette dernière, à indiquer que la justice doit s’effacer devant des considérations électoralistes et qu’elle n’aurait alors aucune valeur contraignante une fois les mis en cause à l’étranger.

Ainsi, le rapatriement de la fille de Madame Pascale DESCAMPS, et de ses petits-enfants, ne relève pas du simple courage politique. Il pose la question de ce que signifie notre Nation, de ce qu’elle incarne : l’égalité de tous s’agissant, notamment, du droit de ne pas être condamné à mort, de ne pas être détenu arbitrairement, d’avoir accès à un juge, de se défendre dans le cadre d’une procédure contradictoire, et de purger sa peine s’il y a condamnation.

Contester ce rapatriement revient donc à dire que les enfants Français sont responsables des choix de leurs parents, et que pour eux qui n’ont rien choisi, aucune chance d’échapper à leur destin n’est possible ; c’est dire à Madame Pascale DESCAMPS que ni son amour, ni son combat, ne sont légitimes.

Nous refusons cette vision cynique et inhumaine du vivre-ensemble.

Donnons la possibilité à la fille et aux petits-enfants de Madame Pascale DESCAMPS d’être rapatriés.



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