Arrêtez les assassins de plus de 210 personnes à Yirgou, Burkina-Faso.

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Monsieur Roch Marc Christian Kaboré, Président du Burkina-Faso, nous exigeons l'arrestation des assassins de Yirgou!
Le 1er janvier 2019, à Yirgou dans la commune de Barsalogho et dans les villages environnants du centre nord du Burkina-Faso, ce fut un jour de deuil horrible : plus de 210 personnes Burkinabé de la communauté Peul ont été massacrées, égorgées, jetées dans des puits, et certaines dépouilles mutilées après leur assassinat ! Les victimes sont toutes des hommes âgés de 18 ans à 80 ans. Leurs biens ont été vandalisés, les habitations brûlées, leurs terres et leurs bétails sont confisqués par les meurtriers. Ces actes ignobles, violents, horribles ont été commis par des civils armés résidant dans le même village de Yirgou. Les assassins sont connus par les services de l’Etat et ont également été dénoncés par les familles de victimes et des témoins. À la suite de ces actes horribles et inhumains, on compte aujourd’hui parmi les rescapés plus de 1000 orphelins, une centaine de veuves et plus 20'000 déplacés qui ont dû fuir leur village, laissant tout derrière eux. Les rescapés, eux, vivent encore aujourd’hui dans des tentes et abris de fortune.
A ce jour, soit 1an après les faits, les bourreaux sont toujours en liberté ! Ils ne sont pas inquiétés et continuent à proférer des menaces contre les familles endeuillées. Ils investissent les terres abandonnées par leurs victimes et s’y installent !
Bien que ces actes perpétrés le 01.01.2019 soient contraires aux articles 2 et 4 de la Constitution du Burkina-Faso sur le droit à la vie, ainsi qu'aux articles 512-15 et 422-1 du Code Pénal du Burkina-Faso, votre gouvernement, Monsieur le Président, n’a pas procédé à l’arrestation des assassins de Yirgou. Ni lancé aucun mandat d’arrêt.
Par ailleurs, après l’assassinat de plus 210 compatriotes, votre gouvernement n’a décrété aucun jour de "deuil national " !
Face à votre inaction et à celle du gouvernement, une grande inquiétude et une indignation gagne la communauté Peul qui se demande si une volonté politique existe pour assurer son droit à la vie et garantir l’égalité de traitement de tous les citoyens Burkinabé !
En effet, depuis les massacres de Yirgou, nous assistons à une recrudescence de violence morale et physique, de graves menaces et des propos haineux sur les réseaux sociaux. D'autres meurtres ont été commis contre la communauté Peul. Des rapports d’organisations nationales et internationales en font état (MBDHP, HRW, ONU).

Le Burkina-Faso, membre de l’ONU, est signataire des conventions de Genève, de la charte universelle des Droits de l’Homme. Il est également signataire de la Charte Africaine des Droits de l’Homme.
-Par respect de la Constitution et du Code Pénal du Burkina-Faso.
-Au nom de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, et de la convention de Genève dont le Burkina-Faso est signataire.
-Au nom de la Charte Africaine des Droits de l’Homme dont le Burkina-Faso est signataire.
Nous exigeons :
-Le respect des conventions internationales signées par le Burkina-Faso.
-L’arrestation des assassins de plus 210 personnes le 1er janvier 2019 à Yirgou.
-L’instauration d’une journée de deuil national pour la mémoire des victimes du 01.01.2019 à Yirgou.

Face à cette situation, le collectif #BakaAmWala dénonce et condamne les massacres de civils au Burkina-Faso. Le collectif dénonce les exactions sur les populations civils par, les terroristes, les milices armées, les forces de sécurités. Le collectif demande, le respect de la loi par l’état, le droit à la vie et l’égalité de traitement pour tous les citoyens.