Il faut aider les locataires d'habitation !

Il faut aider les locataires d'habitation !

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ASLOCA GENÈVE
ASLOCA GENÈVE a signé la pétition

La crise sanitaire a nécessité des mesures qui impactent très fortement les locataires, les salarié.e.s et les entreprises.

L’ASLOCA s’est efforcée de trouver des solutions, tant pour les locataires de locaux commerciaux que pour les locataires d’habitations, aux niveaux cantonal et fédéral. Au niveau fédéral, l’ASLOCA s’est jusqu’ici heurtée au refus obstiné des bailleurs et de leurs relais politiques de considérer qu’une réduction de loyer puisse être imposée par voie légale. Les bailleurs veulent choisir d’accorder ou non pareille réduction, et à quel.le locataire. A Genève, l’ASLOCA est parvenue à trouver 2 accords avec le Canton et les milieux immobiliers, pour venir en aide aux petites entreprises et indépendant.e.s.

En revanche, le Conseil d’État a refusé d’entrer en matière sur un soutien aux locataires d’habitation. Malgré plusieurs démarches de l’ASLOCA, aucune solution politique n’a pu être trouvée.

Il conviendrait de réagir à la crise que connaissent les locataires par une action qui s’inscrirait sur 4 axes :

  1. Un travail d’évaluation sociale, pour déterminer la nature du soutien à apporter aux locataires en difficulté ;
  2. Sur la base de cette évaluation sociale, orienter les locataires qui ont des droits à faire valoir auprès des assurances sociales, du dispositif d’aide social cantonal et/ou fédéral, pour que ces dernier.ère.s les fassent valoir ;
  3. Sur la même base, soutenir financièrement les locataires visés, par des prêts et/ou des dons, pour éviter des mises en demeure, des résiliations de baux et des expulsions. Les personnes sans titre de séjour doivent pouvoir être aidées par l’intermédiaire d’associations caritatives qui jouissent de leur confiance, et bénéficier de l’aide sociale sans craindre pour leur statut. Il en va de même pour les stagiaires et les personnes en formation dont les revenus issus de "petits boulots" informels ont disparu depuis le début de la crise. Le soutien doit inclure les services sociaux de l’Université et des HES et les institutions qui se consacrent à l’hébergement des étudiant.e.s.
  4. Enfin, la reprise imminente des évacuations et les vagues de congés qui risquent d’intervenir à l’issue de la prolongation des délais de mise en demeure sont très préoccupantes.

Il faut réunir au plus vite les représentants du Pouvoir judiciaire, de l’ASLOCA, des milieux immobiliers, de l’Hospice général et des services et structures publiques chargées du logement, pour s’assurer que le nombre d’évacuations ne sera pas supérieure à la capacité de relogement, en particulier celui du contingent de logements d’urgence.