Retrait de examens terminaux - UFR LAC - Université de Paris (Diderot)

Retrait de examens terminaux - UFR LAC - Université de Paris (Diderot)

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Quand elle atteindra 100 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être inscrite comme pétition recommandée !
Alexia SCZ a lancé cette pétition adressée à La direction de l'Université de Paris

Bonjour à tous.tes

Je prends appui de ma position de représentante de promotion en L2 Etudes cinématographiques en cette année 2019/2020.

Comme vous le savez, la crise sanitaire à laquelle nous faisons face est indéniable. Les conditions de logement pour tous.tes ont changés, ainsi que les modes de travail à distance. Toutes ces considérations nous ont menés à la discussion au sein de la promotion dont je fais partie. Cependant, cette demande regroupe également des étudiant.es d'autres promotions appartenant au cursus LAC.

Une inquiétude générale ainsi que de fortes complications ont été pointées du doigt par l'ensemble des étudiant.es. Je prends également la parole pour dénoncer les problèmes soulevés par mes camarades. Nous avons déjà reçu des mails de certains de nos enseignants concernant les cours dispensés par "télé-travail". Comme vous le savez peut être, un bon nombre de professeurs nous ont demandé de réaliser des dossiers : Dossiers à rendre par la force des événements par mail. Le problème est le suivant : Plusieurs étudiant.es ont fait part des problématiques de travail dans leur environnement respectif. En effet, les consignes de l'Etat ayant été très rapides et s'étant enchaînées, certaines personnes, voire l'ensemble des étudiants s'est retrouvé confiné dans des espaces dans lesquels i.els ne sont pas en capacité de rendre des travaux écrits et/ou travailler à distance. La majorité de la promotion ne venant pas de Paris, chacun a du mal à pouvoir exécuter les travaux demandés sereinement. Plusieurs étudiant.es ne possèdent pas de wi-fi à leur domicile, d'autres se retrouvent confinés dans des espaces restreints avec beaucoup de personnes. Les bibliothèques sont également fermées, il n'y a presque plus aucun lieu viable pour le travail que son propre habitat.

  • Vous le savez tout autant que nous même, ceci est un réel problème d'inégalité entre les étudiants, d'autant plus que certain.es se retrouvent face à des situations de grande précarité, amputé.es de leur CDD. Le premier semestre a été marqué par l'annulation des examens pour cette même question d'inégalité de travail. Il est par conséquent très complexe d'aborder la question des travaux rendus par l'outil de "télé-travail". L'ensemble des étudiant.es, à nos yeux, doit pouvoir bénéficier d'une égalité conséquente pour travailler dans des conditions décentes. Une grande inquiétude et angoisse se fait ressentir auprès de tous.tes quant au virus, la priorité étant au regard de tous.tes la crise sanitaire à laquelle la France fait face ces temps-ci. Personne n'est capable de se débrouiller au vu des informations données au compte goutte par l'ensemble de l'administration de l'UFR LAC et plus globalement la faculté elle même.
  • Nous rappelons également que pour l'ensemble des étudiants à la faculté de Paris, sur le site des établissements Diderot, la grève généralisée a impacté de manière considérable le bon déroulement des cours dispensés. La majorité des étudiant.es de notre UFR ont souffert d'une absence quasi totale de suivi de cours. Nous estimons que ces paramètres réunis constituent un point essentiel dans cette démarche d'annulation des partiels (les examens du bac et du brevet étant annulés depuis peu). La quantité de contenu de travail est insuffisante pour pouvoir être jugée sur des travaux écrits en examens terminaux. Notre semestre a été bouleversé de toutes parts et nous souhaiterions que tout ceci soit pris en considération.

Nous savons que la discussion au sujet des partiels reste à débattre au sein de l'université, et nous demeurons farouchement contre cette issue. La situation implique une remise en question des examens, et ce de manière égalitaire. L'assemblage du contenu mis à notre disposition demeure aujourd'hui encore plus absurde qu'avant même la décision de quarantaine de la population française. Des partiels dans des conditions sanitaires aussi incertaines et dangereuses sont inenvisageables pour nous tous.tes. La question des étudiant.es non parisiens étant également prise en compte dans le déplacement possible qu'i.els devraient faire pour revenir en région parisienne, sachant qu'aucun d'entre nous ne sait si les lignes SNCF seront coupées d'ici là.

Il semble que la solution des notes plancher demeure la solution la plus viable quant à la validation d'un semestre équitable pour tous.tes, et par extension de notre L2 vers la L3. Nous parlons bien des évaluations notées comme les dossiers ou les partiels.

Nous ne savons pas encore ce que nous réserve l'Etat français en terme de confinement : Cela dit, une réelle prise de conscience collective doit être appliquée pour le bien de tous.tes.

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