Pour une Europe plus proche, plus efficace et plus sociale

Pour une Europe plus proche, plus efficace et plus sociale

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Quand elle atteindra 100 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être inscrite comme pétition recommandée !
Frederic JAUQUET a lancé cette pétition adressée à L'union européeenne et à

L’Union Européenne (UE) est une institution dont nous avions besoin après la deuxième guerre mondiale. On lui doit la paix et la stabilité des pays qui la composent, ainsi que l’union économique et monétaire qui a permis de créer la monnaie unique, l'organisation du marché intérieur avec la liberté de circulation des hommes, des biens, services et capitaux. Aujourd’hui, cette institution est en panne, la volonté des 28 Etats membres ne permet plus de concrétiser des projets communs qui rassemblent les pays et leur apportent une vie meilleure. L’UE doit réagir avant les futures élections de 2019, sous peine de se dissoudre par la montée des mouvements populistes et europhobes. L’objectif de cette pétition n’est pas de mettre en cause l’existence de l’UE mais au contraire de lui proposer des mesures plus proches, plus efficaces et plus sociales afin de soutenir la politique des gouvernements nationaux et de retrouver l’adhésion des citoyens Européens.

Une Europe plus proche. Les européens vont bientôt se donner rendez-vous dans les isoloirs et être face à une longue liste de partis dont on ne comprend pas leur abréviation ainsi que leur programme. Si le taux global d’absentéisme ne fait qu’augmenter depuis les années 90, pour atteindre les 60% lors des élections 2014, il ne faudra pas s’étonner des résultats prochains. L’UE (que le web site est rébarbatif!) se doit d’être pédagogique, de ne prendre de haut le citoyen qui les interpelle mais bien de rentrer en contact avec celui-ci (ex. éducation, réseaux sociaux, …) afin de lui expliquer le plus simplement possible ses rouages et ses institutions. Si l’UE devient de plus en plus démocratique en nommant le président et ses commissaires sur base du suffrage universel et d’un programme de coalition, cette évolution est encore méconnue par le citoyen européen.

Nous appelons à l’UE et aux dirigeants des mouvements politiques européens de se regrouper en un nombre limité de partis politiques dont les courants sont claires, de nommer un représentant de chacun de ces groupes dans chaque pays, de présenter leur programme dans un tableau standardisé permettant une comparaison entres les partis et d'argumenter leur programme aux cours de débats qui sont accessibles aux citoyens. Enfin, il faut donner un visage à ce président et ses ministres (actuellement appelé commission), en nommant des personnes qui sont au devant de la scène, informent les citoyens et défendent leur programme auprès des gouvernements nationaux. Ensuite seulement, on pourra rendre le vote obligatoire.

Une Europe plus efficace. A l’heure où la commission applique des mesures d’austérité sur les budgets nationaux, conduisant à une qualité de vie appauvrie et une réduction du pouvoir d’achat (ex. les gilets jaunes), le citoyen européen ne perçoit pas ce même effort au sein des institutions européennes. La transhumance des eurodéputés entre Bruxelles et Strasbourg est un des symboles les plus frappants, entrainant un important coût budgétaire (des dizaines de millions d'euros) et environnemental (des milliers de tonnes de CO2). Les longs débats qui se déroulent aux Conseil et au Parlement, autour des propositions de lois accouchent souvent d'une souris. La principale raison est l’intrusion excessive des lobbies industriels dans la procédure de décision et le manque de transparence. L’approbation récente de la directive autorisant le glyphosate pour encore une durée de cinq ans (Monsanto), la prise de décision rendue aux états membres d’appliquer de façon permanente l’heure d’été ou l’heure d’hiver et le manque de prise de position commune des risques de la consommation du sucre et de l’alcool sur la santé publique (Sugar Association) contribuent à semer un sentiment d’inefficacité auprès des citoyens.

Nous réclamons que les 28 chefs d’états et la cour des comptes européenne prennent leur responsabilité pour se mettre d’accord sur une siège unique. Les institutions européennes doivent s’inscrire dans une perspective fédérale avec un président et un gouvernement. Les nations doivent déléguer leur souveraineté sur les compétences communes européennes telles que l’immigration, l’énergie, l'écologie et sa transition écologique synchronisée, la politique extérieure y compris la défense, l’emploi et le chômage, la fiscalité ainsi que son harmonisation et l’évasion (ex. transaction financières, bénéfices des GAFA) et le social. Enfin, la commission et le parlement doivent jeter les bases de nouvelles pratiques garantissant transparence et indépendance vis-à-vis du lobbying, et dès lors rétablir la confiance des citoyens dans le processus de décision européen.

Une Europe plus sociale. La libre circulation des travailleurs et des services dans l’Union sont deux piliers fondamentaux du projet européen. Pourtant, au fil des années, ces piliers n’ont cessé de se fissurer sous les coups de plusieurs abus (concurrence déloyale entre travailleurs, détachements en cascade, conditions de vie des travailleurs innommables, …). Malheureusement, le marché du travail est encore géré au niveau national et éprouve donc des difficultés à s’adapter à un marché de 237 millions de travailleurs mobiles. Malgré la création de l’Autorité européenne du travail, le chemin vers l’Europe sociale est encore long. Cette autorité devait, certes, encourager la coopération entre les autorités nationales, mais elle n’est dotée en réalité d’aucun pouvoir d’inspection.

Nous demandons à l’UE, aux états membres et aux partenaires sociaux que l’emploi et le chômage deviennent une compétence commune européennes et que les droits sociaux soient harmonisés. C’est le prérequis pour mettre en œuvre une Autorité européenne du travail qui soit efficace. En complémentarité, les organisations syndicales et patronales nationales doivent se regrouper au niveau européen afin d’être impliquer de manière plus soutenue dans la gestion de cette autorité. Dès lors, la commission doit autoriser les partenaires sociaux à jouer un rôle actif et régulière. Enfin, le lieu de cette autorité doit être approuvé par le parlement lors de l’élection du président et son gouvernement afin d’éviter les débats interminables comme ce fut le cas avec la bataille que s’étaient livrée les pays européens en vue d’accueillir l’Agence européenne du médicament délocalisée dans le cadre du Brexit.

Le temps presse pour donner un second souffle à l'Europe. A vous, dirigeants nationaux et européens, d'entendre l'urgence et d'agir maintenant! 

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