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L’eau insalubre tue 3,6 millions de personnes chaque année. Ensemble, mettons fin à cette hécatombe !

La moitié de la planète n’a pas accès à une eau sûre. 1,9 milliard d’êtres humains boivent une eau dangereuse pour la santé. Plus de deux milliards ne disposent pas de latrines. Résultat, 3,6 millions de personnes, dont 1,5 million d’enfants âgés de moins de 5 ans, meurent chaque année de maladies liées à une eau non potable et à un environnement insalubre.

Pour mettre fin à cette hécatombe silencieuse, première cause de mortalité au monde, SOLIDARITÉS INTERNATIONAL demande que les Nations Unies et les États membres prennent maintenant les décisions qui s’imposent. Grâce à votre signature, nous pouvons ensemble y parvenir.

Ils sont engagés à nos côtés :

Bernard Kouchner, Florence Aubenas, Thierry Ardisson, Tikken Jah Fakoly, Gérard Payen, Camille Lacourt, Philippe Croizon, Bernard de la Villardière, Patrice Franceschi, André Santini, Kristalina Georgieva... 

 

"Cette pétition est un moyen d'action, un levier et une espérance."

Alain Boinet, Fondateur de SOLIDARITÉS INTERNATIONAL

- pour agir contre la première cause de mortalité au monde, l’eau insalubre ;

- pour que chaque être humain ait accès à l’eau potable et à l’assainissement ;

- pour que les Nations Unies prennent enfin les engagements forts et indispensables que ce fléau impose.

Rejoignez aujourd'hui les 148000 signataires de la pétition !

Nous, signataires de cette pétition, demandons aux Nations Unies et aux Etats membres les engagements suivants :

=> Enfin reconnaître l'eau insalubre comme première cause de mortalité dans le monde (1).
3,6 millions de personnes meurent chaque année de causes liées à l'eau insalubre (diarrhée, choléra, typhoïde, hépatite...). Il est urgent de lutter contre ce fléau plus efficacement.

=> Revoir sérieusement les chiffres de référence cités par les Nations Unies.
Les Nations Unies font indéniablement progresser l'accès à l'eau dans le monde. Mais leur évaluation selon laquelle 783 millions d'êtres humains n'auraient pas accès à l'eau potable n'est pas juste. Selon des études sérieuses, ils sont en fait près de 3,5 milliards à boire chaque jour de l'eau dangereuse ou de qualité douteuse. L'ONU doit revoir ses modes de calcul et sa communication à ce sujet.

=> Faire de l'accès à l'eau, à l'hygiène et à l'assainissement une priorité à part entière des Objectifs de Développement du Millénaire (OMD) des Nations Unies pour la période 2015-2030.
Ils ne constituent aujourd'hui qu'une cible secondaire (cible C) de l'objectif 7 dédié à l'environnement, alors qu'il s'agit d'une question de vie ou de mort pour des millions d'êtres humains. C'est donc une priorité majeure qui doit à l'avenir constituer un objectif à part entière.

=> Augmenter significativement les fonds de l'Aide Publique au Développement (APD) affectés à l'accès à l'eau potable, à l'assainissement et à l'hygiène.
Ces fonds doivent plus que doubler. L'effort de la communauté internationale a été de 7,4 milliards de dollars en 2008, dont 3,5 en prêts et 3,9 en dons, là où il en faudrait au moins 18 selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS). 5ème contributeur dans le monde, la France a fortement augmenté sa contribution ces dernières années, avec un montant de 600 millions d'euros. Mais 95 % de ce budget est affecté sous forme de prêts à des pays émergents solvables. Nous proposons de consacrer au moins 15 % de ces 600 millions d'euros à des dons pour des situations d'urgence humanitaire pour sauver des vies.

=> Accroître les fonds dédiés aux crises humanitaires.
Apporter rapidement l'eau potable et l'assainissement aux populations menacées par les maladies liées à l'eau (diarrhée, choléra, typhoïde...) est une priorité absolue en cas de conflit, de catastrophe naturelle et de déplacement de populations.

=> Coordonner effectivement les institutions responsables pour organiser efficacement la transition des phases d'urgence vers les phases de reconstruction puis de développement.
Dans les situations de crise, nous pouvons témoigner que le lien entre les phases d'urgence, de reconstruction et de développement fait défaut parmi les institutions financières responsables qui doivent se coordonner pour mieux secourir les populations en danger avec leurs partenaires (ONG, agences…).

=> Créer un mécanisme international d'information fiable et à jour.
Cet outil devrait indiquer l'état et la répartition des besoins, les engagements internationaux pris et les actions réalisées, et présenter le suivi des objectifs à atteindre dans un rapport public régulier sur internet.

=> Faire que le droit humain à l'eau potable voté par les Nations Unies devienne une réalité.
Les propositions de notre pétition ont pour objectif d'accélérer la réalisation effective du droit humain à l'eau voté par les Nations Unies le 28 juillet 2010.

(1) Les maladies cardio-vasculaires, qui provoquent plus de victimes, sont liées à l'âge. Les maladies hydriques affectent une majorité d'enfants de moins de 15 ans.