Lutte contre la précarité des boursier​.​ères CPES

Lutte contre la précarité des boursier​.​ères CPES

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Quand elle atteindra 200 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être inscrite comme pétition recommandée !
Boursiers boursières du CPES logé.es par PSL a lancé cette pétition adressée à L'administration du CPES et à

Le 3 juin 2021, à 6h48, les étudiant.es boursier.ères du CPES ayant demandé un logement PSL ont reçu un mail les informant de leur attribution d’un logement pour l’année universitaire prochaine au sein du CROUS Jourdan (situé à côté du campus Jourdan). Nous avons 72 heures pour accepter cette proposition sans quoi nous nous retrouverons sans logement pour l’année prochaine – et pour beaucoup, si ce n’est la majorité, le fait de ne pas avoir de logement signifie le renoncement pur et simple à leurs études.   

Ainsi, nous n’avons pas le choix. C’est un one shot, accepter la proposition en trois jours ou renoncer. Or, beaucoup de nous ne peuvent décemment accepter. Le loyer de 330 euros à la CIUP (Cité Internationale Universitaire de Paris) sera désormais d’environ 450 euros, soit une hausse de 120 euros par mois, ou 1200 euros par an (ce qui est parfois plus élevé que le revenu mensuel de nos parents). Face à cette augmentation du prix du loyer, réunis en commission jeudi après-midi, les services logements de PSL ont décidé de ne pas augmenter la bourse logement dont bénéficient les élèves boursier.ères à partir de l’échelon 1, et ce même après que nous ayons exprimé nos inquiétudes tout au long de la matinée.

Déjà, nous dénonçons le traitement différencié que subissent les élèves de l’échelon 0 bis qui se retrouvent face à une augmentation brutale du prix du loyer, loyer qu’ils et elles paient en totalité de leur poche sans pouvoir toujours bénéficier du soutien de leurs parents (dont les revenus sont en baisse cette année du fait avec la situation sanitaire). De plus, en n’augmentant pas les bourses logements, tous.tes les élèves indépendamment de leur échelon doivent donc payer la différence or beaucoup n’ont tout simplement pas les moyens.

Face à cette difficulté, le service logement met en avant l’augmentation des APL dont pourront bénéficier les élèves. Cette augmentation d’environ 40 euros, en plus de ne pas compenser le différentiel de loyer, ne pourra pas être perçue par tous.tes. En effet, dans les familles nombreuses, il est assez courant que les étudiant.es ne bénéficient pas des APL pour ne pas enlever de ressources à leur famille déjà en difficulté.

Nous ne comprenons donc pas cette augmentation de loyer et ce refus d’augmenter les bourses en conséquence puisque cette année seul.es les boursier.ères ont reçu (pour le moment) une réponse favorable de logement. Quel est l’objectif ? Augmenter la précarité étudiante sous couvert de meilleures conditions de logement ? En effet, les logements du CROUS Jourdan sont des studios individuels de 20 m² ce qui est bien différent des 15 m² partagés de la CIUP. Mais à quel prix payons-nous ce « confort » ?

De plus, en n’étant plus à la CIUP nous ne bénéficierons plus des avantages que nous offre ce lieu : vie étudiante au sein des résidences, théâtre de la cité, jardins partagés, associations, salles de travail… Mais bien plus que des avantages matériels, nous ne bénéficierons plus du cadre de vie collectif, de l’ouverture internationale de la Cité (qui rappelons-le est un partenaire historique de notre formation depuis sa création).

Nous avons été prévenu.es à la dernière minute. Déjà en cours d’année universitaire nous avions reçu un mail nous expliquant que nous ne pourrions pas être logé.es plus de deux ans par le service logement de PSL. Or, beaucoup d’étudiant.es ont choisi le CPES (qui dure trois ans et non deux) parce que cette formation leur offrait une possibilité de logement. Comment faire lorsque l’on a fait un prêt étudiant, mis de côté, travaillé pendant les vacances pour finalement voir que les modalités changent en cours de route ? Nous n’avons pas de réponse à cette question, malheureusement. Finalement, seul.es les boursier.ères ont été pour le moment relogé.es pour l’année prochaine (or l’on sait bien que Paris est une ville chère pour beaucoup y compris des non-boursier.ères) mais pour un logement au prix bien plus élevé. Si nous avions été prévenu.es plus tôt, certain.es aurait peut-être pu prendre des dispositions pour organiser leur modalité logement pour l’année prochaine. Quoi qu’il en soit, il nous reste un peu moins de 72 heures pour accepter ou non ce logement, accepter dans tous les cas une nouvelle année universitaire qui s’annonce encore plus précaire. Et ce dans une période de partiels où l’angoisse que provoque cette situation ne rajoute que trop de difficultés à des étudiant.es déjà bien fatigué.es émotionnellement et physiquement.

Puisqu’il nous reste peu de temps, avec les étudiant.es en deuxième année nous organisons une occupation des bâtiments du campus de Jourdan toute la journée. A partir de 8 heures du matin jusqu’en soirée, nous occupons les lieux dans l’espoir de nous faire entendre auprès de PSL.

Nos revendications sont simples : pouvoir poursuivre nos études. Pour cela nous demandons une augmentation des bourses logement à hauteur de la différence de loyer et que les élèves échelon 0 bis bénéficient de cette bourse. De plus, nous dénonçons la manière dont nous avons été prévenu.es.

Nous sommes également solidaires de nos camarades non-boursier.ères qui sont dans l'attente indéterminée d'une attribution de logement.

Le CPES se vante d’avoir 50% de boursier.ères (à vérifier dans les faits…), aujourd’hui 100% de ces boursier.ères bénéficiant du service logement sont en lutte et comptent bien faire entendre leur voix.

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