Je sauve mon quartier

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Michel Bérard
Michel Bérard a signé la pétition

[English follows]

JE SAUVE MON QUARTIER !

La crise COVID-19 heurte la planète de plein fouet. Pour protéger les Canadiens, le gouvernement a su prendre des mesures d’une ampleur et d’une rapidité inégalée. Comme nous le savons tous, il a ordonné la fermeture temporaire des commerces dits non essentiels. Si on n’agit pas rapidement, ces commerces risquent de ne jamais rouvrir leurs portes.

L’URGENCE EST RÉELLE ET NOUS DEVONS AGIR SANS DÉLAI.

Les petits commerces sont tous essentiels à la vie de quartier, qu’ils soient prioritaires ou non en temps de crise. À quoi ressembleraient nos rues sans restaurants locaux, cafés du coin, fleuristes, salons de coiffure et de beauté, boutiques et librairies indépendantes où nous avons tous nos habitudes ?

Des commerces à deux vitesses

D’un côté, les commerces considérés comme prioritaires fonctionnent à plein régime : épiceries, pharmacies, débits d’alcool et de cannabis, etc.

De l’autre, les commerces non prioritaires sont gravement touchés par la crise :

  • Certains fonctionnent au ralenti grâce à la vente en ligne, aux livraisons et aux plats à emporter.
  • Tous les autres sont à l’arrêt et n’ont pas de liquidités pour assurer plus d’un mois de fonctionnement sans revenus.

Des dépenses qui s’accumulent

Qu’ils soient au ralenti ou à l’arrêt, les petits commerces non prioritaires doivent continuer à payer leur loyer commercial, leurs factures, les taxes et les remboursements de prêts.

À cela s’ajoutent les dépenses personnelles des propriétaires qui, comme tous les autres, doivent se loger, se nourrir et payer leurs factures.

Aucune aide réelle pour les petits commerces

Aucune mesure adoptée par le gouvernement ne vient réellement en aide aux petits commerces et aux micro entreprises.

  • Report des versements de la taxe de vente

Les commerces à l’arrêt ne perçoivent aucune taxe de vente (TPS/TVH). Le report des versements de taxe ne leur est donc d’aucune utilité.

Pour les commerces au ralenti qui continuent à percevoir des taxes, cette mesure les soulage provisoirement, mais les mettra en difficulté lorsqu’il faudra payer toutes les taxes accumulées.

  • Salaires des employés subventionnés à 75% 

Les commerces sans employés ne sont pas concernés et ceux qui ont peu d’employés ont dû temporairement mettre à pied leur personnel. Même si ces commerces percevaient 75% des salaires, ils ne pourraient pas payer les 25% restants en l’absence de revenu.

  • La Prestation canadienne d’urgence (PCU)

Ces fameux 2000$ mensuels qui seront versés à beaucoup d’entre vous pendant un maximum de quatre mois ne sont pas accessibles aux propriétaires de commerces car ils ne sont ni salariés ni travailleurs autonomes.

  • Compte d’urgence pour les entreprises canadiennes

Afin d’y être admissibles, les entreprises doivent démontrer qu’elles ont payé entre 50.000$ et 1 million de dollars en masse salariale totale en 2019. Autant dire que les petits commerces de proximité ne se qualifient pas.

  • Prêts et garanties de prêts destinés aux entreprises

La seule option qui s’offre aux petits commerces est de contracter des prêts administrés par la Banque de développement du Canada (BDC), Exportation et développement Canada (EDC) ou Investissement Québec conjointement avec d’autres institutions financières. Or, les petits commerces ne pourront pas survivre à plus de dettes.

Des dettes impossibles à rembourser

Les seules mesures disponibles pour les petits commerces sont des prêts ou garanties de prêts qui engendreront des dettes supplémentaires venant s’ajouter aux remboursements existants et à l’ensemble de leurs frais mensuels.

Les entrepreneurs redoublent d’imagination pour sortir de la crise. Cependant, la reprise sera progressive et ne couvrira ni les nouvelles dettes ni le manque à gagner des semaines de fermeture qui ne sera jamais compensé.

NON À LA DOUBLE PEINE !

Les petits commerces non prioritaires sont condamnés à une double peine :

  1. Aucune aide ne leur est destinée sur le plan professionnel et personnel.
  2. Le surendettement ne fera que repousser une mort programmée.

NON A LA SELECTION NATURELLE !

Les mesures actuelles n’assurent que la survie des commerces prioritaires ainsi que des PME et des entreprises les plus puissantes.

Notre tissu urbain est menacé. L’achat local est en péril. La sécurité de nos quartiers, leur dynamisme et leur mission communautaire risquent de disparaître.

Il reste très peu de temps pour éviter le pire.

NOS REVENDICATIONS

Les petits commerces, non prioritaires en tant de crise mais essentiels à la vie de quartier, demandent :

  • des SUBVENTIONS DIRECTES
  • un MORATOIRE SUR L’ENSEMBLE DES DÉPENSES ET CHARGES des entreprises affectées pendant la durée de la fermeture obligatoire due au COVID 19.

 

Contact : info@jesauvemonquartier.com

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I SAVE MY HOOD!

The COVID-19 crisis has become a global calamity. To protect Canadians, the federal government has had to take measures of unprecedented scope and speed. As we all know, it has ordered the temporary closing of all businesses considered non-essential. If we don’t act quickly, many of these businesses may never open their doors again.

THE EMERGENCY IS REAL AND WE MUST ACT WITHOUT DELAY.

Small businesses are essential to neighbourhood life, whether or not they are deemed a priority in times of crisis. What would our streets look like without the local restaurants, cafés, florists, hair and beauty salons, boutiques and independent bookstores that we frequent everyday.

Two tiers for businesses

On one hand, businesses considered essential are working at full speed: grocery stores, pharmacies, purveyors of alcohol and cannabis, etc.

On the other hand, non-essential businesses are severely affected by the crisis:

  • Some function at a slower rate, thanks to online sales, deliveries and take-out food.
  • All others have come to a complete halt and don’t have enough liquidity to be able to function for more than a month without revenues.

Expenses that continue to pile up

Whether they are merely slowed down or completely closed, non-essential small businesses still have to pay rent, bills, taxes and reimburse loans.

To this list, we have to add the personal expenses of small business owners, who, like everybody else, have to live somewhere, eat and pay other bills.

No real help for small businesses

No measure adopted by the government does anything to help small businesses and micro-companies.

  • Deferring all payments of GST/HST

Businesses that have closed have no sales and therefore charge no sales tax (GST/HST). Thus, putting off sales tax payments is of no use whatsoever.

For businesses that have slowed down but still charge sales taxes to their customers, this measure offers temporary relief, but will place them in difficulty when the time comes to pay all the accumulated taxes.

  • Canada Emergency Wage Subsidy (CEWS)

This obviously does not affect local businesses with no employees. As for those who have had to lay off the few employees they have, subsidizing 75% of salaries doesn’t help that much either, since without revenues, how do they come up with the remaining 25%?

  • Canada Emergency Response Benefit (CERB)

The $2,000 taxable benefit per month that many of you may be eligible for up to four months isn’t available to small business owners because they are neither salaried employees nor self-employed. 

  • Canada Emergency Business Account

To qualify, these enterprises will need to demonstrate they paid between $50,000 and $1 million in total payroll in 2019. It’s obvious that small local businesses won’t be eligible.

  • Co-lending programs and loan guarantees for enterprises

The only option open to small businesses is to take out a loan administered by the Business Development Bank of Canada (BDC), Export Development Canada (EDC) or Investissement Québec in concert with other financial institutions. But small businesses cannot survive by taking on additional debt.

Debts that are impossible to pay back

The only measure available to small businesses are loans or loan guarantees that will create extra debt that has to be added on to existing repayments and the totality of their monthly expenses.

Entrepreneurs are redoubling their efforts to overcome this crisis. However, the recovery will be progressive and won’t cover new debts nor the lack of revenue due to weeks of being closed, for which no compensation is contemplated.

NO TO THE DOUBLE PENALTY!

Non-essential small businesses are subject to a double penalty:

1)    No help is planned for them on the personal or professional level.

2)    Over-indebtedness will only push back for a while a pre-programmed death.

NO TO THE LAW OF THE JUNGLE!

Measures currently under consideration only ensure the survival of essential businesses and small and medium-sized businesses and other companies that are the strongest.

Our urban fabric is threatened. Local purchasing is in peril. The safety of our neighborhoods, their dynamism and their community-based mission risk disappearing.

There is only a very little time to avoid the worst.

OUR DEMANDS

Small businesses – considered non-essential in a time of crisis, but absolutely essential to healthy neighborhoods – demand:

  • DIRECT SUBSIDIES  
  • and a MORATORIUM ON THE TOTALITY OF EXPENSES AND CHARGES for the affected businesses for the duration of obligatory closings due to the COVID-19 crisis.

 

Contact : info@jesauvemonquartier.com