À QUAND DE VÉRITABLES SANCTIONS CONTRE ISRAËL  ?

À QUAND DE VÉRITABLES SANCTIONS CONTRE ISRAËL  ?

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                                                                                (English follows)

IL EST TEMPS QUE LE CANADA REVOIE SA POLITIQUE EXTÉRIEURE À L’ÉGARD DE LA PALESTINE ET D’ISRAËL

Un  seuil a été franchi à l’échelle internationale : le traitement réservé à la population palestinienne par Israël est maintenant largement reconnu comme constituant un crime d’apartheid, conformément à la définition de la Convention internationale de 1973 sur l’élimination et la répression du crime d’apartheid et le Statut de Rome de 1998 de la Cour pénale internationale (CPI). Devant ce constat dressé dans deux rapports-phares publiés plus tôt cette année par Human Rights Watch et l’organisation israélienne B’TSelem, le gouvernement du Canada, qui a joué un rôle majeur dans le démantèlement de l’apartheid en Afrique du Sud, a le devoir de réévaluer son approche à l’égard d’Israël et d’imposer des sanctions pour appuyer la quête de justice dans la région.
En mai dernier, les pertes de vies et les destructions massives après onze jours de bombardements incessants contre Gaza ont largement été documentées, mais le cessez-le-feu du 20 mai dernier n’a pas réglé les questions de fond. 
Depuis la création d’Israël, les gouvernements successifs ont mis en place et consolidé un système bien ficelé visant à s’approprier le plus possible de terres palestiniennes pour l’usage exclusif de l’État d’Israël et de sa population juive. Dans ce but, la population palestinienne subit une expulsion systématique par la force des armes, la confiscation de terres et de maisons, le retrait du statut de résident permanent pour les Palestinien·ne·s de Jérusalem-Est et d’autres mesures répressives et illégales. Cette stratégie, qui se perpétue depuis des décennies au point de mettre en question l’existence même du peuple palestinien, constitue un processus brutal de nettoyage ethnique en violation de la Convention de Genève.
La guerre des dernières semaines contre Gaza affecte une population de 2,1 millions de personnes, qui, avant même la pandémie, faisait déjà face à une crise humanitaire. Le blocus inhumain et illégal imposé par Israël sur ce territoire depuis 2007, qui empêche la circulation des individus et des biens et rend impossible le développement d’activités économiques, a créé des conditions de vie insoutenables. Plusieurs analyses parlent d’un véritable « sociocide ».
Les politiques d’occupation et de colonisation ainsi que la répression qui les accompagne violent en permanence le droit international. Par son silence, qui constitue une approbation tacite, le Canada participe de cette dépossession. Aujourd’hui, les exhortations pieuses ne suffisent plus. En tant que signataire du Statut de Rome depuis le 7 juillet 2000 et comme premier pays à avoir adopté la Loi sur les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre, le Canada a la responsabilité morale et le devoir de condamner fermement les crimes de guerre perpétrés par Israël. Le peuple palestinien refuse de disparaître et continuera de se soulever jusqu’à ce que son droit inaliénable à l’autodétermination soit respecté.
Devant cette situation, nous demandons au Gouvernement du Canada d’exercer les pressions nécessaires, y compris de véritables sanctions diplomatiques, politiques et économiques, pour qu’Israël cesse la violation systématique du droit international et des droits du peuple palestinien.
En particulier, nous exigeons du Canada :
·       qu’il révise radicalement sa politique extérieure, orientée vers un appui inconditionnel à Israël,  aux dépens du peuple de la Palestine ;
·       qu’il appelle le Conseil de sécurité de l’ONU à envisager toutes les actions et sanctions nécessaires afin d’appliquer ses résolutions et d’éviter tout nouvel embrasement en Israël-Palestine ;
·       qu’il cesse de délégitimer la campagne de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) organisée à l’échelle internationale et portée par des ONG, des mouvements sociaux et des universités, car il s’agit d’une stratégie pacifique et légitime qui relève du droit à la liberté d’expression, tel que reconnu par la Cour européenne des droits de l’homme ;
·       et enfin, qu’il joue un rôle actif dans le processus de reconstruction des infrastructures et des maisons dans la bande de Gaza.
 
Nous exigeons également du gouvernement du Québec qu’il suspende son entente de coopération avec Israël, signée en 1997 et renouvelée en 2017, tant que ce pays ne se sera pas conformé au droit international.
 
CET APPEL est endossé par :

Paul Ahmarani, acteur
Pierre Beaudet, professeur, UQO
Ronald Cameron, militant politique et associatif
Philippe Ducros, auteur et metteur en scène
Zahia El-Masri, Fondation Canado-Palestinienne du Québec
Ruba Ghazal, députée de Mercier Québec Solidaire
Lorraine Guay, militante en milieu communautaire et féministe
Michelle Hartman, professeure, McGill
Jooneed Khan, journaliste, écrivain et militant pour les droits humains
Denis Kosseim, membre du Comité de direction de la Fondation canado-palestinienne du Québec
Anne Latendresse, professeure, UQAM
Suzanne Loiselle, militante, soeur auxiliatrice
Mohamed Lotfi, artiste
Amélie Nguyen, coordonnatrice du Centre international de solidarité ouvrière (CISO)
Fabienne Preséntey, sociologue engagée 
Yakov Rabkin, professeur émérite, Université de Montréal 

Norma Rantisi, professeure, Université Concordia

Vincent Romani, professeur, UQAM

Caroline Senneville, présidente CSN

Nous souhaitons recueillir de nombreux appuis pour bien signaler aux gouvernements fédéral et provincial que l'opinion publique est réceptive aux demandes formulées dans cet appel.

Souhaitant faire paraître l’appel au gouvernement canadien dans une page d’un journal à grand tirage, nous sollicitons un don de votre part. Vous pouvez suivre le lien ci-dessous et déposer votre contribution qui passera par l’organisme Alternatives. Tous nos remerciements solidaires .

https://crm.alternatives.ca/en/civicrm/?civiwp=CiviCRM&q=civicrm%2Fcontribute%2Ftransact&reset=1&id=44

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WHEN WILL WE SEE REAL SANCTIONS AGAINST ISRAEL?

IT IS TIME FOR CANADA TO REVIEW ITS FOREIGN POLICY
TOWARDS PALESTINE AND ISRAEL

A threshold has been crossed on the international scene: Israel’s treatment of the Palestinian population is now widely recongnized as a crime of apartheid, as defined by the 1973 International Convention on the Suppression and Punishment of the Crime of Apartheid, and by the 1998 Rome Statute of the International Criminal Court (ICC). In light of the assessment found in two landmark reports released earlier this year by Human Rights Watch and by the Israeli organization B’Tselem, the Canadian government, which played a major role in the dismantling of apartheid in South Africa, has a duty to re-evaluate its approach towards Israel and to impose sanctions as a way of supporting the quest for justice in the region.

Last May, the massive loss of life and destruction after eleven days of relentless bombardment against Gaza was widely documented, but the ceasefire of May 20 did not address the underlying issues. 

Since the creation of Israel, successive governments have established and consolidated a well-crafted system aimed at appropriating as much palestinian land as possible for the exclusive use the State of Israel and of its Jewish citizens. To achive this end, the Palestinian population has been subjected to systematic expulsion by force, confiscation of land and homes, withdrawal of permanent resident status for Palestinians in East Jerusalem and other repressive and illegal measures. This strategy, which has been perpetuated for decades to the point of threatening the very existence of the Palestinian people, constitutes a brutal process of ethnic cleansing, in violation of the Geneva Convention.

The war of the last few weeks against Gaza affects a population of 2.1 million people who even before the pandemic were facing a humanitarian crisis. The inhumane and illegal blockade imposed by Israel on this territory since 2007, which prevents the movement of people and goods and makes the development of economic activities impossible, has created unbearable living conditions. Several analyses speak of a real ‘sociocide’.

The policies of occupation and colonization, as well as the repression that accompanies them, are in constant violation of international law. By its silence, which constitutes a tacit approval, Canada participates in this dispossession. Today, pious exhortations are no longer enough. As a signatory to the Rome Statute since July 7, 2000, and as the first country to adopt the Crimes Against Humanity and War Crimes Act, Canada has a moral responsibility and a duty to strongly condemn the war crimes perpetrated by Israel. The Palestinian people refuse to disappear and will continue to rise up until their inalienable right to self-determination is respected.

In light of this situation, we call on the Government of Canada to exert the necessary pressure, including effective diplomatic, political and economic sanctions, to ensure that Israel ceases its systematic violation of international law and of the rights of the Palestinian people.

In particular, we demand that Canada:

·         radically revise its foreign policy, which is presently geared towards unconditional support for Israel at the expense of the people of Palestine;

·         call on the UN Security Council to consider all actions and sanctions that are necessary in order to implement its resolutions and to avoid any further conflagration in Israel-Palestine and in the Gulf;

·         that it stop delegitimizing the Boycott, Divestment and Sanctions (BDS) campaign organized at the international level and carried out by NGOs, social movements and universities, because it is a peaceful and legitimate strategy that falls under the right to freedom of expression, as recognized by the European Court of Human Rights ;

·         and finally that it play an active role in the process of rebuilding infrastructure and homes in the Gaza Strip.

We also demand that the Quebec government suspend its cooperation agreement with Israel, which dates from 1997 and was renewed in 2017, until Israel complies with international law.

We hope to collect numerous endorsements, in order to signal to the Federal and Provincial governments that public opinion has shifted and that it is now more receptive to the demands expressed in this Citizen's call.  
 
 

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