Justice pour Yanis mutilé à Aqualand, Non à une justice arbitraire !

0 a signé. Allez jusqu'à 5 000 !


Lettre ouverte à l’attention de nos dirigeants :

 

 

Le 29 août 2014, mon fils Yanis alors âgé de 9 ans a subi de graves blessures corporelles au parc aquatique Aqualand de Saint-Cyprien (66).

L’accident est survenu suite à un défaut de sécurité du parc. Si l’erreur est humaine et qu’un accident peut survenir, la gestion de l’accident a été catastrophique, le médecin du site a refusé d’appeler les pompiers et j’ai dû conduire moi-même mon fils aux urgences, où il a dû subir une opération de chirurgie réparatrice.

J’ai déposé plainte pour blessures involontaires, et une I.T.T. que j’estime injuste et ridicule d’un unique jour a été octroyée à Yanis, au vu de la gravité de ses blessures.

En mai 2016, j’ai été avisée que Monsieur le Procureur de la République de Perpignan avait enfin pris sa décision. Le parquet a estimé qu'il n'est pas utile de faire juger cette affaire, au motif que les faits dont je me suis plainte ont donné lieu à une mesure décidée par une autre administration que celle de la justice.

Quelle mesure a été prise ? Par quelle administration ? Je l’ignore.

Le 22 juillet 2017, mon avocat a porté plainte avec constitution de partie civile auprès de la doyenne des juges d’instruction de Perpignan, mais le 22 janvier 2018 j’ai reçu la notification de refus de ma constitution de partie civile. Celle-ci a été refusée au prétexte que pour des blessures involontaires l’I.T.T. doit être supérieure à 3 mois.

J’ai immédiatement appelé mon avocat en lui expliquant la situation, il m’a alors donné rendez-vous pour le 5 février, laissant ainsi, à mon insu, s’écouler le délai de 10 jours permettant de faire appel de cette décision.

Ce parc m’avait pourtant promis la sécurité lorsque j’ai visité son site internet avant que nous nous y rendions, je cite: «… un personnel diplômé pour veiller à votre sécurité et surveiller tous les bassins…», ce n’est que de la publicité mensongère ! Quand je vais acheter mon paquet de cigarettes au bureau de tabac je suis informée du risque que j’encours en tant que consommatrice : « fumer tue ». Pourquoi n’ai-je pas été informée du risque que je faisais prendre à mon enfant en l’emmenant dans ce parc ?

A ce jour Yanis n’est pas guéri, ses blessures ne sont pas consolidées, et il porte désormais une prothèse.

Mon enfant aurait dû passer une journée agréable et heureuse et, au lieu de cela, ce fut la pire journée de son existence. Yanis aurait pu laisser sa vie ou sa mobilité sur cette attraction, il a subit un véritable calvaire, et nous ne pourrons jamais oublier l'effrayante inhumanité que nous avons rencontrée dans ce parc Aqualand.

Nous sommes choqués et bouleversés de constater que gendarmes et magistrats ont refusé justice à Yanis.

D’autant plus que l’état a sa part de responsabilité dans le mauvais déroulement de la prise en charge, étant donné que le jour de l’accident j’ai appelé à l’aide les pompiers et que ceux-ci ont refusé de se déplacer.

Alors que la société Aqualand affiche en 2013, 2015 et 2016 un chiffre d’affaire de plus de 24 millions d’euros, je m’interroge : comment les moyens élémentaires de sécurité ont-ils ainsi pu être négligés ?

Il serait peut-être temps, en France, d’instaurer des dommages et intérêts punitifs, car tant que l’on ne touchera pas ces multinationales là où ça leur fait mal : leur profit, elles continueront à être négligentes avec la sécurité et des drames continueront de se produire.

J'imagine que la société Aqualand possède une armada d'avocats et d'experts, c'est le combat du pot de terre contre le pot de fer, alors que nos seules armes sont l'empathie et la solidarité.

La France n’est-elle pas signataire de la convention internationale des droits de l’enfant qui garantit le respect de l’intégrité physique de l’enfant?

Les lois ne sont pas juste faites pour réprimer le peuple, elles sont aussi sensées garantir sa protection.

Est-ce à nous, citoyens, de rappeler à nos magistrats et à nos « gardiens de la paix », que la justice est un principe moral de la vie sociale, qu’elle est fondée sur la reconnaissance et le respect des droits des autres et qu’elle est aussi le pouvoir d’agir pour faire reconnaître et respecter ces droits ?

Que l’égalité est le principe qui fait que tous doivent être traités de la même manière, avec la même dignité et que tous disposent des mêmes droits et sont soumis aux mêmes devoirs ?

Les lois sont les mêmes pour tous, et le droit à la dignité à travers la protection de l’intégrité physique est un droit fondamental et inaliénable.

Si l’accident et la façon dont celui-ci a été géré reste un grand traumatisme pour nous, et si chacun des mensonges des responsables est une offense supplémentaire qui nous est faite, s’y ajoute désormais le sentiment d’être des citoyens sans droits.

C’est pourquoi aujourd’hui je vous adresse cette lettre, un peu comme un naufragé jetterait une bouteille à la mer : une démarche remplie d’espoir.

J’espère que la justice fera enfin toute la lumière sur cette affaire et que les responsables seront punis pour les souffrances qu’ils ont infligées à Yanis (qui subi encore des soins douloureux aujourd’hui), pour le cauchemar qu’ils nous ont fait vivre, ainsi que pour leurs tentatives de se dédouaner.

Et j’espère que tous ceux qui ont menti ou cherché à faire obstruction à la justice dans cette affaire seront rappelés à leurs devoirs.

Si vous souhaitez plus d’informations, vous pouvez consulter la page facebook « Le sourire de Yanis ». https://www.facebook.com/Le-Sourire-de-Yanis-105020594209364/

En parallèle de la lettre ouverte, une lettre plainte vient d’être adressée au procureur de la République de Perpignan, et nous avons également décidé de créer le collectif de soutient « Le sourire de Yanis » dont l’objectif est d’obtenir justice et réparation pour Yanis.

Nous demandons :

- que Yanis ait droit à un procès,

- que les faits soient qualifiés de négligences ayant entraîné mutilation sur mineur de moins de 15 ans, et non-assistance à personne en danger,

- que le dossier soit dépaysé,

- que l’enquête soit reprise à zéro, et confiée à une brigade qui ne soit pas en relation avec Aqualand,

- que Yanis, et tous les témoins soient entendu,

- que les responsables soient jugés par un tribunal correctionnel.

 

Notre collectif vivra jusqu’à ce que nous obtenions ce que nous voulons.

Comme l’union fait la force, n’hésitez pas à nous rejoindre, tout conseil et toute bonne volonté seront les bienvenus.

Si vous avez été témoin de ce qui s’est produit ce 29 août 2014 au parc Aqualand Saint Cyprien ou que vous aussi avez été victimes d’Aqualand, vous pouvez nous contacter, et ainsi nous pourrions intenter un recours collectif.

Faut-il que l’opinion publique s’indigne pour espérer obtenir justice en France ?

Parce que ça n’arrive pas qu’aux autres et que le sourire de nos enfants vaut bien plus que tous leurs profits, nous vous invitons tous : les mamans et les papas, les mamies et les papis, les taties et les tontons, les frangins et les frangines, les cousins et les cousines, les copains et les copines, tous les épris de justice et tous ceux qui pensent que l’enfance a un caractère sacré et que l’état doit être garant de sa protection,

à co-signer cette lettre et à en parler autour de vous.

En remerciant tous les citoyens qui nous soutiendront, ainsi que tous nos dirigeants et mandataires de l’autorité publique qui œuvreront dans le sens de la justice, je vous de prie de croire, Mesdames et Messieurs nos élus et représentants de la loi, en l’expression de notre profonde gratitude.

 

La maman de Yanis