Non à la casse des facs

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Après plusieurs semaines de blocage à Tolbiac, la force publique a enfin été utilisée pour déloger (en une heure seulement) les quelques individus qui s’y trouvaient. A Paris 8, environ cinquante bloqueurs confisquent toujours les lieux, la présidence de l’Université faisant preuve de la plus grande faiblesse devant leurs exigences. Ces derniers prennent prétexte de l’opposition à Parcoursup pour couvrir les murs de tags racistes et antisémites.

Nous, citoyens et contribuables pacifiques et respectueux de la loi, sommes outrés par l’étendue des dégradations occasionnées lors des blocages de diverses universités et IEP (Instituts d’Etudes Politiques) (Site Tolbiac de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Paris 8, Grenoble, Lille, Rennes, Toulouse, notamment), et révoltés d’être mis à contribution pour la remise en état, chiffrée à plus d’un million d’euros pour les seuls deux premiers sites mentionnés.

Une loi serait nécessaire pour

1) empêcher les blocages, rendus illégaux, car contrevenant à un certain nombre de libertés fondamentales : liberté de circulation, liberté d’étudier, liberté de travailler pour les personnels et étudiants qui le souhaitent ;

2) sanctionner les personnes se rendant coupables des blocages, mais aussi et surtout des dégradations qu’ils ont perpétrées. Ces dernières ont été largement documentées dans la presse ;

3) les sanctions devraient viser ces contrevenants, les condamner à remettre en état et à s’acquitter d’amendes suffisamment lourdes pour a) être dissuasives et b) ne pas imputer ces dépenses aux contribuables qui ne sont en rien responsables desdites dégradations.

Or, ce texte législatif existe déjà en fait. Il s’agit de la loi n° 2010-201 du 2 mars 2010 renforçant la lutte contre les violences de groupes et la protection des personnes chargées d'une mission de service public, qui prévoit dans ses articles 1 et 6 que les blocages sont illégaux et que les destructions ou dégradations de biens commis sciemment sont punis d’un an d’emprisonnement et de 15000€ d’amende.

Lien :

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000021897659&categorieLien=id

Nous, citoyens et contribuables, pacifiques et respectueux de la loi, ne supportons plus la faiblesse calculée de l’État devant ces graves incivilités, ces atteintes aux biens publics et aux libertés qui paralysent les services publics au détriment du plus grand nombre et au frais du contribuable. Nous ne supportons plus la faiblesse d’un État qui ne fait plus respecter les lois qu’il a pourtant promulguées. Nous ne supportons plus un Etat laxiste qui préfère tolérer des agissements illégaux et factieux. Nous ne supportons plus l’impunité totale laissée sans cesse aux délinquants. En effet, lors du déblocage du site de Tolbiac, vendredi 20 avril, personne n’a été appréhendé ni poursuivi, à l’exception d’un seul bloqueur, pour simple rébellion et outrage. Autrement dit, le blocage et les destructions de biens ont bénéficié d’un blanc-seing total.

Nous, citoyens et contribuables, pacifiques et respectueux de la loi, ne disposons d’aucun moyen d’action. Nous ne pouvons pas nous soustraire en l’occurrence au paiement de l’impôt car dans ce cas, l’État saurait se mobiliser avec vigueur contre nous. En conséquence, nous demandons aux élus de la nation qu’ils cessent, par leur faiblesse et leur inaction, de se rendre complices des agissements d’une minorité dangereuse et néfaste au bien commun. Nous leur rappelons qu’ils sont mandatés pour nous servir.

 

 



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