JEUNES SALARIES ETRANGERS EN COLERE

JEUNES SALARIES ETRANGERS EN COLERE

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Quand elle atteindra 1 500 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être reprise par les médias et journaux locaux !
Rosmerta 84 a lancé cette pétition

Ne parlons pas des parcours de souffrances qui nous ont conduits jusqu'ici.

Ne parlons pas non plus du labyrinthe juridico-administratif que nous avons traversé pour obtenir enfin de la part du Préfet une admission exceptionnelle au séjour. 

Concrètement, le Préfet nous a «régularisés» : il nous a accordé une carte de séjour temporaire d'un an.

En attendant la remise de cette fameuse carte, on reçoit un récépissé de demande de carte de séjour, autorisant son titulaire à travailler. Nombreux parmis nous trouvent du travail, souvent dans ce qu’on appelle les “métiers en tension”.

Et c'est là que tout commence : alors que nous disposons d’un contrat de travail ... les mois passent ... et la carte de séjour n'arrive pas. Motif : la Préfecture de Vaucluse serait "surchargée".

Or, un récépissé n'a pas les mêmes caractéristiques et n'ouvre pas les mêmes droits qu'une carte de séjour. 

D'abord, il n'a qu'une validité de trois mois. Tous les trois mois, il faut demander son renouvellement (nouvelle surcharge de travail pour la Préfecture ...), alors que toutes les conditions sont réunies pour la délivrance de la carte de séjour.

Le récépissé ne permet pas de signer un CDI. 

Sa durée limitée complique l'accès à un bail de location.

Le récépissé n'ouvre pas droit aux aides au logement.

Le récépissé ne permet pas de s'inscrire à l'examen du permis de conduire (fort handicap à l'emploi).

On pourrait multiplier les exemples.

Ainsi, nous – jeunes salariés étrangers –  sommes maintenus dans un état d'attente, de dépendance, de précarité générant du stress, de l'angoisse, interdisant de se projeter vers le futur.  POURQUOI ?

A l'heure où le Président Macron affirme sa volonté de régulariser les travailleurs des métiers en tension, il y a une vraie incohérence à maintenir ce système de récépissés à répétition pour des jeunes, qui à force de volonté et de travail, ont déjà fait une bonne partie du chemin vers un emploi stable.  Avec une carte de séjour, nous pouvons être utiles à la société, payer des cotisations sociales et des impôts, et rentabiliser les fonds investis par l'Etat dans les dispositifs d'apprentissage en alternance dont bénéficient nombre de nos employeurs.

Les jeunes salariés étrangers demandent à Madame la Préfète de Vaucluse une action forte et juste pour accélérer la délivrance des cartes de séjour, dès lors que la régularisation est accordée.

Nous appelons nos employeurs, nos professeurs des différents CFA de Vaucluse, les élus, les collectifs, les syndicats, et tous les citoyens et citoyennes solidaires à nous soutenir dans cette démarche.

Personne ne peut vivre dignement dans une situation éternellement provisoire.

Premiers signataires : Réseau Education Sans Frontières Vaucluse, MRAP, Collectif Réfugiés Vaucluse, 100 pour 1 Apt & Avignon, Collectif pour une vie décente, Café citoyen, syndicat SUD-commerce et services

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