Pétition fermée

Pour la création d’un grand mouvement de la gauche sociale et écologique

Cette pétition avait 52 signataires


Pour la création d’un grand mouvement de la gauche sociale et écologique, nous appelons à la tenue d’assises politiques, intellectuelles et culturelles de la gauche et de l’écologie. 

« La terre a été longtemps plus grande que l’homme, et elle a imposé à l’humanité la loi de la dispersion. » Jean Jaurés

 


Nous, citoyens, militants, sympathisants, électeurs de la gauche, défenseurs d’une écologie politique, nous appelons à la réflexion, à l’échange, à l’intelligence collective, nous appelons à terme à la création d’un large mouvement social et écologique, démocratiquement et collectivement organisé, car nous croyons ni au sauveur suprême, ni à la poudre de perlimpinpin libérale.

Trop longtemps reporté, le questionnement de ce qui nous fonde « nous, gens de gauche », dans nos valeurs ; ce qui nous pousse et nous poussera encore à agir aujourd’hui en ce début de XXIé siècle balbutiant comme au temps des maîtres de forges, appelle de manière impérieuse à la tenue d’assisses ouvertes et décentralisées de la gauche dans une perspective très large de recomposition et d’invention d’un « nouvel agir politique ».

Penser et repenser, face aux nouvelles formes de dérèglements climatiques, sociaux, migratoires, face à la précarisation de nos conditions mêmes d’existences, qui nous rendent de moins en moins maître de nos destins et obèrent grandement l’espoir de pouvoir construire nos vies, nous mettent dans l’incapacité de léguer un monde respectueux et respirable à nos enfants.

 


La montée des populismes, des nationalismes, des peurs et des ignominies, qui fait comme le dit Lévinas ne plus considérer l’autre en face de soi, comme un autre, tout autre humain, mais comme un compétiteur dans la course à la réussite, à l’emploi ou aux aides sociales, nous fait courir dans tous les sens. La peur du lendemain, nous met en panique, nous rend flexibles et agités ! Dans un monde paradoxalement figé par les privilèges des classes aisées, leurs prébendes, et leurs réseaux, le travailleur, le chômeur reste la seule variable d’ajustement, d’adaptabilité constante tout au long de sa vie.

Nous devons constater que la religion technico-industrielle du progrès comme la nomme si judicieusement le philosophe Pierre Musso se réduit aujourd’hui à l’optimisation de la gestion économique des biens et des flux financiers, avec pour corollaire, le management globalisé des rapports humains. Le libéralisme, en couplant systématiquement, l’être et l’existence à la notion de travail, de rendement et de compétitivité humaine, voir de remplacement humain pur et simple, par des robots ou des algorithmes, continue comme hier, à peser sur le monde et les modes de réalisation personnel ou collective. Aujourd’hui, le Turc mécanique est le nom d’un site Internet mis en place depuis 2005 par la firme Amazon, Amazon Mechanical Turk, où est géré un système d’offres de travail en miettes permettant d’enchérir à la baisse, des tâches pour lesquelles les êtres humains reviennent meilleur marché que les robots et autres algorithmes… Cette religion technico-industrielle financiarisée nous entraîne vers un désastre écologique, social et politique, qui sous couvert d’excellence, instaure efficacement cette compétition de tous contre tous à commencer par les états, jusqu’à faire vaciller la notion même de société, d’humaniste, de bien-être pour tous, et de solidarité élémentaire que nous nous devons mutuellement  en tant qu’êtres humains ou nations démocratiques et civilisées.

 

 

 

Nous assistons sans voix, et sans voies, au triomphe de la pensée unique économique qui déroule son tapis rouge construit autour d’un storytelling séduisant et rajeuni d’une République apolitique et technicienne qui nous ramène pourtant en arrière, au temps de Giscard ou de Guizot.

 


Travaux de recherche historiques, sociologiques, économiques, savoir d’usages, pratiques collectives de terrain, doivent être nos armes rationnelles d’un autre monde possible.

« Le propre du socialisme, c’est de tisser ce lien sur la base de la connaissance des processus sociaux et des régulations qu’il requiert. »

Nous appelons à la suite des sociologues Bruno Karsenti, Cyril Lemieux, auteur de Socialisme et Sociologie ou de l’historien, membre du Collège de France, Patrick Boucheron qui dénonce « L’économie libérale qui relance sans cesse la machine à figer les identités », nous appelons, donc,  les « gens » des sciences sociales, les créateurs, les militants du monde associatif à prendre leur place pleinement à nos côtés. Comme ils ont été un certain nombre à recommencer à le faire dans les projets portés par Benoît Hamon et Yannick Jadot comme dans celui de Jean-Luc Mélenchon.

Benoît Hamon a su faire émerger de nouvelles propositions tenant compte des nouvelles conditions de vie et de travail, et l’apparition de cette nouvelle classe sociale du précariat née de l’effet conjugué du libéralisme et de la globalisation.

Jean-Luc Mélenchon a su réactiver la langue de la gauche et sa capacité mobilisatrice, en donnant un sens et un destin à une colère, une révolte, pas si mal !

Le peuple maintenant réveillé (ne l’a-t-il pas toujours été ?) soyons toutes et tous capables d’aller au-delà de nous-mêmes…

Jean-Paul Guidoni

 

 



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