Stop à la violence aux abords des collèges de Seine-Saint-Denis

Stop à la violence aux abords des collèges de Seine-Saint-Denis

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Quand elle atteindra 1 000 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être inscrite comme pétition recommandée !

Mardi 8 octobre au matin, la majorité des enseignants du collège Marie Curie et du lycée Paul Robert aux Lilas, petite ville apparemment tranquille de la première ceinture de la banlieue parisienne, ont exercé leur « droit de retrait », estimant que la sécurité de leurs élèves n’était pas assurée… Les 750 enfants du collège ont été « relâchés » sur le trottoir sous la pluie… au lieu même où deux jours plus tôt avait été assassiné Kewi, jeune lycéen habitant au Pré Saint Gervais, la commune limitrophe, victime des coups de couteau de ses congénères dans une bagarre dans laquelle il semble avoir tenté de s’interposer… A quelques centaines de mètres, aussi, de l’endroit où il y a à peine un an mourait sous les coups d’autres « gamins » un garçon de 13 ans, Aboubakar, originaire lui aussi de la même ville…

Depuis, les parents d’élèves se joignent aux enseignants en appelant à une « école blanche », c’est-à-dire en gardant leurs enfants à la maison : ils sont ainsi en sécurité, et les professeurs ont un peu de temps pour se remettre de la violence à laquelle ils ont été confrontés, eux et leurs élèves, pour penser la manière de faire face à l’impensable violence, et pour agir conjointement entre les villes.

Mais combien de morts faudra-t-il et combien de jours « blancs » pour que les pouvoirs publics fassent front, ensemble ? Combien d’élèves allant la boule au ventre au collège ou en activité sportive pour que l’on dépêche quelques policiers aux abords de chaque établissement et que l’on nomme un gardien permanent pour le stade ?  Combien d’enseignants meurtris pour que le Rectorat les reçoive conjointement même s’ils ne sont pas du même établissement, justement parce qu’ils veulent travailler ensemble ? Combien d’adolescents à la dérive pour ouvrir les 3 ou 4 postes de surveillants supplémentaires qui sont demandés et permettre aux comités de sécurité compétents de se réunir plus fréquemment ?

Parce qu’un enfant de 15 ans qui est assassiné devant un collège ne peut pas être classé comme un fait divers, surtout quand, au même endroit, ce n’est pas le premier… nous souhaitons nous aussi, parents et citoyens, alerter les médias en parallèle des pouvoirs publics.

Parce que l’anormal ne peut pas devenir normal, dans l’attente d’une sécurisation de l’espace public aux abords des établissements et en soutien aux revendications des équipes enseignantes, nous avons décidé, parents du collège Marie Curie et du Lycée Paul Robert, de faire acte d’ÉCOLE BLANCHE et de ne plus envoyer nos enfants en cours.

Nous demandons donc tout comme la FCPE, tout comme les syndicats d’enseignants,  simplement à titre de parents et de citoyens révoltés, à ce que de véritables moyens humains et financiers soient mis en place immédiatement et sur le long terme, et qu'une action de coordination incluant tous les acteurs du territoire soit créée et s'inscrive dans la durée.

#tousuniscontrelaviolence

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