Enseignants debout !

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Quand elle atteindra 1 500 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être reprise par les médias et journaux locaux !

Enseignants, nous sommes debout. Droits et fiers de l’ouverture d’esprit et de l’élévation du niveau de conscience et de connaissance que nous apportons au quotidien à nos élèves.

Nous sommes debout mais nous sommes las, tristes, et en colère.

Abasourdis par l’assassinat de notre collègue, Samuel Paty, parce qu’il accomplissait au service de tous la mission de l’Ecole laïque et républicaine.

Ecœurés, parce que nous connaissons l’inertie d’une institution qui, au nom du « pas de vague », abandonne les siens pour protéger les avantages acquis d’une bureaucratie complice. 

Fatigués, de subir l’irruption de parents intrusifs qui remettent en cause notre autorité et la dimension professionnelle de notre action. 

Révoltés, par la déstructuration de nos missions et la casse organisée de nos métiers.

Dépités, d’avoir subi en mars la première vague du Covid sans que rien de concret n’ait été mis en place dans les établissements, devant nous contenter des incantations d’un ministre incapable d’organiser la fourniture en gel hydro alcoolique ou en en savon et les aménagements d’emploi du temps nécessaires. 

Diffamés en tant que « décrocheurs » en juin, alors que le grand nombre des enseignants s’est adapté à de nouvelles pratiques chronophages en dépit du manque de réactivité de notre hiérarchie.  

Irrités, d’entendre depuis septembre notre ministre répéter à l’envi qu’il s’agit d’une « rentrée normale » alors que tout dans nos pratiques atteste du contraire.

Dégoûtés, de constater l’abandon du protocole sanitaire et de la distanciation physique à l’Ecole.

Ulcérés, de la tromperie de l’institution qui a masqué depuis mi-septembre les cas contacts.

Démunis, dans cette seconde vague comme lors de la première, de subir le refus de l’institution de nous fournir les masques indispensables pour au final distribuer au compte-goutte des masques toxiques et au rabais. 

Sacrifiés, en constatant que face à la seconde vague de l’épidémie, élèves et enseignants sont les victimes collatérales des choix économiques du gouvernement.  

Blessés, du manque de reconnaissance de notre travail et de nos missions dont attestent le gel du point d’indice depuis 2010 ou encore les rémunérations très en deçà de nos collègues européens. 

Enseignants, nous sommes debout et plus déterminés que jamais. Parce que nous savons ne rien devoir attendre d’une institution aux abois, nous prendrons les choses en mains dès le 2 novembre en initiant largement des assemblées générales dans les établissements. Au-delà, c’est au pays tout entier de redéfinir aujourd’hui les missions qu’il assigne à l’Ecole de la République. L’avenir de nos enfants est l’affaire de tous, saisissons-nous en !