Contre le regroupement des écoles primaires et du collège de secteur.

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NON A LA DESTRUCTION DE L’ÉCOLE PUBLIQUE ET POUR LE DROIT AU RESPECT DU TRAVAIL DES DIRECTEURS D’ÉCOLE

La commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale vient d’adopter un amendement (AC501) au Projet de Loi pour "l’École de la Confiance" créant des « établissements publics des savoirs fondamentaux » afin de regrouper des classes maternelles/élémentaires et le collège de secteur.

Cet amendement fait émerger une vague d’inquiétude dans le monde enseignant.
Que vont devenir nos écoles publiques ? Quel avenir pour nos écoles de petites et moyennes villes ?
Quelle reconnaissance pour le travail quotidien des directeurs d'école en France? Quelle place leur est donnée dans notre système éducatif?

Les professeurs des écoles et directeurs d’école s’inquiètent du devenir de l’École française et de l’éducation de leurs élèves.

Les enseignants condamnent cette vision purement administrative de cet amendement qui balaie d’un revers le travail réalisé par les directeurs d’école depuis des décennies pour faire vivre et fonctionner les écoles de la République.
Les professeurs des écoles sont attachés à la spécificité du premier degré et les directeurs d’école souhaitent une meilleure reconnaissance de leur fonction en demandant un minimum de respect et de considération dans cette évolution administrative.

Depuis quelques années, des expérimentations sur la mise en place d’écoles du socle sont réalisées. C’est notamment le cas dans les académies de Rennes et de Tours/Orléans.

Dans les textes, l'école du socle est "la mise en réseau des écoles et de leur collège de secteur pour faire émerger un collectif de professionnels qui définit et met en œuvre des modalités didactiques, pédagogiques et éducatives partagées, pour faciliter l'acquisition progressive par tous les élèves, du socle commun de connaissances, de compétences et de culture, depuis le cycle 1 jusqu'au cycle 4".

Il s’agit tout simplement de la fusion d'un collège et des écoles maternelles et élémentaires qui en dépendent avec mutualisation des moyens et élaboration d'un projet commun.

Nous demandons le respect de la spécificité française qui se veut un pays rural (la moitié des 45000 écoles de France comptent moins de 4 classes). A l’aube de la disparition de nombreux services publics et du déclin de certains territoires ruraux, l’école permet un maillage du pays en garantissant une égalité de traitement en terme de service public d’éducation.
Respectons les populations rurales et l’investissement des professeurs des écoles et directeurs des écoles rurales.

Il est important que chaque degré conserve ses particularités et son propre fonctionnement. Un enfant de primaire ne peut pas être considéré et encadré de la même manière qu'un collégien ou encore un lycéen. Il est important de conserver la proximité avec les parents à l'école maternelle et élémentaire.

Cet amendement n’a fait l’objet d’aucune consultation des enseignants des premier et second degrés. Un regroupement physique dans une même structure condamnerait les enfants à des trajets longs pour aller simplement à l’école.
Les enseignants du primaire et du collège sont conscients de l’importance d’une collaboration et liaison entre les différents cycles et ils les revendiquent dans le respect de la spécificité de chaque degré.
Aucune logique budgétaire ne doit désorganiser notre École.

Les directeurs d’école ont un rôle fondamental dans la gestion des écoles. Pour les parents, cette fonction fait écho.
Qui représentera l’autorité sur place ?
Qui fédèrera le suivi scolaire des élèves?
Qui procédera aux admissions des élèves et à l'accueil des nouvelles familles?
Qui se chargera d’appeler les parents des enfants absents ?
Qui pointera les commandes de fournitures ou autres documents ?
Qui gérera le volet administratif de l’école ?
Qui sera l’interface de l’école avec les parents d’élèves et les différents partenaires ?
Qui favorisera sur le terrain la réussite des élèves en étant garant de la personnalisation des parcours des élèves ?
Autant de questions auxquelles cet amendement ne répond pas.

Signons et partageons collectivement cette pétition afin de défendre notre école française !!