Annulation des sanctions de Yann SCHLECHT, Liberté d'expression dans l'Education Nationale

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Depuis le 19 Mars 2018, Yann Schlecht, 17 ans, lycéen en 1ère ES au Lycée Bartholdi de Colmar, et élu lycéen (Conseiller Académique à la Vie Lycéenne, Délégué National aux Droits Lycéens pour le SGL) est poursuivi par l'Institution pour des "Propos Diffamatoires" envers "l'Institution Education Nationale". Propos qu'il a tenu sur Twitter entre le 1er Février et le 13 Mars 2018. 

Suite à la Sanction d'exclusion définitive avec "sursis" d'un an lui ayant été infligé par le Conseil de Discipline de son établissement le 4 Avril dernier, ses parents, ont choisi de faire appel de cette décision devant Sophie Bejean, Rectrice de l'Académie de Strasbourg.

Durant la Commission Académique d'Appel, ayant pour but d'émettre un avis sur cette décision pour Madame la Rectrice afin qu'elle prenne sa décision, Yann a été défendu par un avocat. 

Ce dernier a prouvé que les propos qu'avait tenu Yann sur Twitter n'étaient aucunement diffamatoires puisque trop généralistes ! Ils étaient de ce type :

  • "On parle trop du supposé "mauvais" comportement des élèves entre eux et vis-à-vis de "l'autorité"... Mais si on parlait du comportement de certains professeurs vis-à-vis de leurs élèves? Humiliations répétées, Harcèlement etc."

La Commission a laissé sous-entendre à Yann et ses parents que la définition  légale de la diffamation n'était pas la même dans l'Education Nationale. 

La Rectrice, dans sa décision finale confirme la décision d'exclusion définitive avec "sursis" tout en raccourcissant ce dernier, dont elle considère la durée "manifestement excessive" à l'année scolaire en cours. 

Madame Bejean, dans sa décision, ne parles plus de diffamation, mais base sa décision sur le seul comportement supposé "hostile" de Yann vis-à-vis de ses professeurs. Alors même que le conseil de classe du premier trimestre attribue les encouragements à l'élèves en justifiant : "Élève volontaire qui fait preuve d'un grand dynamisme et qui s'implique beaucoup dans sa fonction de délégué".

Yann traverse, depuis le début de l'année scolaire une situation plus que complexe et éprouves des "tensions relationnelles" avec ce dernier. Madame la Rectrice explique avoir tout mis en oeuvre pour faire cesser celles-ci, mais la réalité en est tout autres. Yann et ses parents ont rencontré dès le début d'année le professeur concerné, les CPE ainsi le Proviseur, qui leur a d'ailleurs promis une "médiation" avec l'enseignant concerné, celle-ci n'ayant jamais eu lieu. 

Yann Schlecht a alerté tout au long de l'année les autorités pédagogiques et académiques (par le biais par exemple de mail à l'Inspection Académique), et malgré les termes forts et les alertes lancé par Yann, personne n'a jamais réagit

La sanction que Madame la Rectrice a notifié à Yann, muselle la parole des élus lycéens. Et par sa décision elle nie qu'il puisse y avoir des problèmes dans les rangs des fonctionnaires de l'Education Nationale rejetant la seule faute sur les élèves.

Cette situation est grave et nous craignons que "l'Affaire Yann Schlecht" ne fasse, dans l'Education Nationale Jurisprudence.

Alors, pour que cette sanction soit annulée et pour protéger la parole des élus lycéens à qui on demande de s'exprimer sur les problématiques que rencontrent les lycéens et lycéennes, nous vous invitons à signer notre pétition. 



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