Pétition fermée

J'aime mon commerce : toute la proximité est essentielle !

Cette pétition avait 3 501 signataires


Monsieur le Premier ministre,

Ces derniers jours ont été l'occasion pour plusieurs milliers de commerçants et d'élus locaux d'exprimer leurs craintes, leur désarroi et leur colère concernant les nouvelles mesures prises dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire. Ils ont ainsi alerté les pouvoirs publics de la catastrophe économique que s'apprête à causer ces nouvelles mesures.

Cette situation est d'autant plus dramatique que nous entrons dans la période des achats de Noël, qui est très importante pour le chiffre d'affaires de ces acteurs. Elle est d'autant plus importante cette année que ceux-ci comptaient sur elle pour rattraper autant que possible les pertes accumulées durant le confinement au printemps dernier.

Par ailleurs, ces fermetures risquent encore une fois de faire le jeu des géants de la vente en ligne, qui vont pouvoir capter massivement la clientèle qui n'aura d'autre choix que de se tourner vers eux pour ses achats de Noël.

Au cœur des normes que vous avez édictées, il y a deux règles qui ne fonctionnent pas, car elles viennent introduire de l’inéquité et de l’incohérence.

La première est la frontière entre « l’essentiel » et le « non-essentiel », c’est à dire que la justification de l’interdiction repose sur l’appréciation de l’utilité de l’activité, et non sur le risque sanitaire avéré. C’est ainsi qu’une activité de vente alimentaire en milieu dense (grande surface) peut-être autorisée, là où une activité de coiffure en milieu peu dense (petit commerce) ne l’est pas.

La seconde est l’idée que la même règle doit s’appliquer partout, comme un t-shirt de taille M, qui boudinerait la ville et serait trop large pour la ruralité. Or, nous le savons, la situation épidémique n'est pas la même d'une commune à l'autre, d'un hameau à l'autre. Rien n'a été dit sur la manière d'aborder géographiquement le problème : lorsque certains villages ont un taux d'incidence quasi nul et un seul commerce, est-il intelligent de le fermer ?

Cette pétition, ouverte à tous, défend donc deux idées :

  1. Toute proximité est essentielle et il faut la protéger au maximum. Il n’y a pas d’activité moins essentielle que les autres. Les fermetures doivent être décidées sur le seul risque sanitaire, au regard des protocoles qu’il est possible ou non d’instaurer sur place ;
  2. Traitons différemment les grandes villes, les zones péri-urbaines et les zones peu denses. Il faut permettre une adaptation à la situation locale : autorisons le couple Maire-Préfet à rouvrir certains commerces (dans le respect des mesures sanitaires) après avoir examiné la situation épidémique de chaque lieu.

Nous vous demandons, monsieur le Premier ministre, d'instaurer ces deux règles en prenant un nouveau décret afin de modifier le mode opératoire du nouveau confinement.

Cela pourrait permettre à certains de nos commerçants de respirer et à beaucoup de nos concitoyens de retrouver une offre de proximité sans pour autant accroître la circulation du virus.

Toute proximité est essentielle.

On voit mieux de près que de loin.

 

Julien Aubert

Député de Vaucluse



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