Non à l’état d’exception permanent !

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La récente prolongation de l'état d'urgence sanitaire jusqu'au 1er juin 2021 ne fait que confirmer l'existence d'un état d’exception permanent.

Depuis plus de 330 jours, ce régime inédit soumet nos libertés individuelles à déclaration préalable et conditionne le desserrement de nos sangles à l’amélioration d’une situation sanitaire que l'exécutif est seul à évaluer.

C’est inadmissible et nous en appelons à tous les membres du Parlement, aux différents acteurs de la société civile et aux citoyens pour que le déconfinement de nos libertés soit total.

L’exécutif doit revenir à la raison et renouer avec l’esprit libéral que nos institutions n’auraient jamais dû cesser de défendre.

Le 23 mars 2020, il y a bientôt un an, l’état d’urgence sanitaire était instauré pour deux mois afin de réagir à une pandémie mal connue. Le gouvernement  s'est ainsi autorisé à suspendre une partie des libertés publiques et à encadrer de vastes pans de l’économie sur simple décret, c'est-à-dire sans l'aval du Parlement. Depuis le 17 octobre, l’état d’urgence sanitaire a de nouveau été déclaré jusqu’au 16 février. Et le 9 février, l’Assemblée nationale a donné son feu vert à une prolongation de l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 1er juin 2021.

Cette loi plaçant les Français en régime de semi-liberté marque une rupture extrême avec le fonctionnement d’un état de droit régulier.

D'une part, ces décisions exorbitantes ne sont pas prises par nos institutions démocratiques classiques mais par le conseil de défense, c’est-à-dire un groupe restreint de ministres.

D'autre part, cette loi donne un blanc-seing au gouvernement pour restreindre ou interdire à l'envi la circulation des personnes, le fonctionnement des établissements recevant du public, les rassemblements sur la voie publique ou encore la liberté d’entreprendre.

Tout en suspendant nos libertés publiques, la gestion bureaucratique de la crise détruit activement notre vie sociale et économique, c'est-à-dire les conditions mêmes de notre prospérité et d’un système de santé efficace.

Plus encore, profitant d'une situation de sidération générale, le gouvernement accumule les lois liberticides : retour de la loi Avia attaquant la liberté d'expression sur Internet, passage de la loi sur le séparatisme limitant gravement la liberté d'instruction, ou encore adoption de la loi sécurité globale désarmant l'honnête citoyen face aux abus policiers.

L’heure est à l’hiver sécuritaire sans que les contre-pouvoirs classiques ne réagissent.

Il est temps de faire succéder à ce froid liberticide le printemps de la Liberté. 

Le samedi 20 mars 2021, soit un an après l'instauration de l'état d'urgence sanitaire, nous appelons l'ensemble des Français à témoigner leur rejet des lois liberticides en portant un second masque chirurgical sur le bras, comme un brassard. 

Ce jour-là, au travail ou en congés, en public comme en famille, affichez vos convictions de manière strictement non-violente et non-partisane. N'empêchez pas vos concitoyens de vivre et circuler librement mais, qui que vous soyez et où que vous soyez, ayez le courage d'afficher votre opposition à cet état d'exception permanent.

Le 20 mars 2021, défendez pacifiquement vos libertés et demandez fermement au gouvernement :

(a) de veiller à ce que les mesures introduites pour protéger la santé publique n'imposent pas de restrictions excessives aux droits des personnes à vivre, travailler, circuler, s'exprimer et protester librement.

(b) d'abroger ou modifier substantiellement toutes les lois récemment adoptées afin de s'assurer qu'elles ne sont pas utilisées pour entraver lesdits droits.

Le 20 mars, chacun et tous, comptons-nous et ayons le courage d'afficher notre amour de la Liberté.