Le mont Orford n'est pas une propriété privée !

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Le mont Orford voit son accès bloqué par les gestionnaires chargés d'administrer cette richesse appartenant à tous les Québécois. La montagne est une destination privilégiée pour admirer nature à 800 m d'altitude. Cet accès doit être maintenu pour le bien-être et le bénéfice de la population qui participe par ses taxes, aux 11 millions investis depuis 1 an. 

En 1920 le docteur Bowen qui rêvait d’un parc national, a cédé ses terres et le Mont Orford pour le bien commun. Depuis l’époque avortée de privatisation de la montagne il y a 10 ans, la gestion de ce territoire a été confiée à une corporation à but non lucratif, chargée de préserver l’accès à tous, à cette magnifique nature. 

Cependant, depuis les grands investissements de 2019, il semble de nouveau souffler un vent de privatisation sur la montagne. Invoquant de multiples arguments auxquels la population n’adhère pas, les gestionnaires font bloquer et garder l’accès à la base de la montagne. C’est à grands frais que  la corporation a engagé des gardiens contrôlant l’accès jour et nuit à la montagne, confortablement assis dans leurs véhiculent  tournant au ralenti. Même en temps de pandémie ses mesures étaient hors proportions. Les administrateurs  persistent même au delà des consignes de la santé publique, et refusent de déconfiner l’accès à la nature et ses sentiers. Cette montagne qui appartient à tous les Québécois, est sous le contrôle des gestionnaires qui se sont appropriés un pouvoir décisionnel qui outrepasse leur niveau d’autorité sur ce bien commun. 

Alors qu’en cette période historique, le climat devrait être à la collaboration et l’esprit de communauté., les administrateurs de la corporation ski et golf mont Orford préfèrent concentrer leurs efforts sur l’ouverture de la lucrative saison de Golf, tout en maintenant le statu quo de fermeture à la montagne. Que penser de ce citoyen corporatif face à l’appel des résident qui réclament de droit, cet accès pour leur santé et leur bien-être. Pourquoi les Québécois doivent encore se battre pour ne pas se sentir des criminels sur leurs terres. Par quels droits les policiers peuvent intervenir pour mettre à l’amende les résidents qui osent s’aventurer sur leur terrain de jeu? En temps de covid-19 la dernière chose qu’une organisation doit souhaiter, c’est s’aliéner sa population locale.

Depuis 2 ans les résidents sont régulièrement interpellés avec agressivité par les administrateurs et sont sommés de quitter la propriété qu’ils qualifient de privé. Les citoyens rapportent des  incidents ou altercations verbales avec  M. Demers, le préfet de la MRC.  Celui-ci  se plaît à rappeler qu’il est chez lui et que le citoyen empiète sur ses terres. Pourtant ce même préfet a affirmé le contraire devant la caméra lors d’une entrevue réalisée par  Nous TV, le 27 février dernier. M Demers prétendait alors que cette montagne qui est un magnifique moteur économique, est avant tout un service aux citoyens. 

Nous sommes forcés de conclure qu’il existe un clivage entre la parole et les actes démontrées par M Demers, car la montagne commence à ressembler à un boy’s club d’initiés où nous sommes les bienvenus que sur invitation officielle. Il serait intéressant de comprendre à qui les administrateurs rendent réellement des comptes, hormis les citoyens. 

Ce n’est pas le genre de relation que nous voulons entretenir avec notre montagne.  Nous demandons un retour des accès à la montagne sans conditions quand la station de ski cesse ses opérations. Que l’accès aux stationnements ne soit plus un acte répréhensible et passible d’amende. Nous demandons une attitude cordiale de la part des administrateurs envers la population.  Nous voulons leur rappeler qu’ils sont redevable aux citoyens, que les rênes de la gestion de la montagne leurs ont été confié. Que ce rôle peut-être révocable en cas de bris de confiance.  Nous demandons aux administrateurs d’ouvrir le dialogue et partager leur vision en toute transparence. Nous demandons que les citoyens deviennent partie prenante dans la vision et la planification stratégique de la corporation, via un comité directeur. Nous croyons que la montagne peut-être rentable, tout en étant accueillante et inclusive à la fois. Nous souhaitons que les volontés du docteur Bowen soient honorées et remises à l’avant plan. Le mont Orford est notre richesse à tous.