Ne Touche pas à nos terres ancestrales - U wesu Pehalal !!!!!!

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Plus de 85.000 hectares de terres menacées d´expropriation au Cameroun

Présentation

Il se trouve que le gouvernement camerounais, avec l´aide de certains lobbies tapis dans l´ombre voudrait priver les populations de  villes de Yabassi, Yingui, une partie de Ngambe et une partie de Ndikiniméki d'une superficie de près de 85 000 ha de forêt au fallacieux motif que ces hectares ne sont ni occupées, ni exploitées.

 Or, pour qui connait l´histoire coloniale du Cameroun, l´on devrait se rappeler qu´à la faveur d´un arrêté préfectoral de 1963, ces populations qui y vivaient paisiblement avaient été déguerpies manu militari par la jeune armée camerounaise, fortement soutenue l´armée coloniale française, qui faisait face á une féroce rébellion réfugiée dans cette forêt. Des villages avaient été totalement vidés de toute vie humaine, laissant derrière eux églises, écoles, cimetières, plantations, habitations, cheptel (chèvres, moutons, porcs, volaille) et animaux de compagnie (chiens, chats). Aujourd'hui encore subsistent dans cette forêt de nombreux vestiges qui témoignent du vécu et du passé de ces populations à cet endroit.

Elles furent alors contraintes de s´exiler vers d´autres villes camerounaises, notamment dans le département du Mungo ( Loum, Penja, Mombo), celui du wouri ( Douala et ses environs), de la Sanaga-maritime(Edéa, Dizangue, Sombengue, Pouma), du Nkam (Carrefour Bonepoupa, Kopongo, PK 12 à 30).

De quoi s´agit-il?

Alors que la nouvelle génération issue de ces populations autrefois déportées amorce depuis quelques années son retour sur ses terres ancestrales à travers un programme de repeuplement de leurs terres( Construction des habitations, création des plantations, ouverture des écoles, points d´eau, voici que le gouvernement du Cameroun voudrait les priver de leur patrimoine foncier ancestral, en évitant de discuter directement avec les chefs de villages et les propriétaires des terres, mais plutôt avec des suppôts à sa solde.

Outre le fait que les populations voudraient défendre leurs intérêts fonciers ancestraux, il se trouve que cette vaste superficie regorge d´immense richesses en termes de flore et faune, des espèces animales protégées et de plusieurs essences (arbres). Ce qui fait la convoitise de certains fonctionnaires zélés qui voudraient l´offrir sous cape à un forestier aux fins de l´exploiter sous forme de UFA (unité forestière aménagée) sans que les populations concernées aient leur mot à dire.

Des réunions présidées par le préfet du département du Nkam se limitent au seul monologue de ce dernier qui ne laisse aucune place á la contradiction; des réunions auxquelles le mode convocation, de même que le choix des personnes devant y prendre part se font à la tête du client, le moins gênant dans l´affaire. Que dire alors de la superficie et des villages concernés : Tabou.

Que faut-il faire?

Il s´agit de soutenir les pauvres populations dans la défense de leurs droits ancestraux en invitant le gouvernement camerounais, notamment les fonctionnaires zélés à surseoir à leur sale besogne. Non pas que ces populations sont contre un quelconque projet de développement, mais de grâce elles souhaitent maîtriser les tenants et les aboutissants du projet. Elles souhaitent que les autorités administratives leur octroi des titres fonciers sur ce territoire, de même qu´elles souhaitent que la biodiversité  de ce territoire soit protégée. C´est leur biotope.

Aussi en appellent-elles à toute personne, institution ou action qui pourrait les accompagner dans ce difficile combat pour la défense de leur héritage ancestral.

Terre des Aïeux. A wesu Pehalal !