Interdiction des vols nationaux de moins de 500 km (ou 3 heures de train)

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Prendre l'avion est devenu quasi aussi facile que prendre le bus; nous faisons un aller retour à Paris pour la journée, passer un Week end à Lisbonne ou faire un tour de vélo à Amsterdam. Marseille - Lyon, Bordeaux - Montpellier, Toulouse - Barcelone, ça décolle, ça atterrit. Pourtant, l'impact écologique de cette habitude à des conséquences néfastes pour notre climat. 

Dans un monde où les émissions de CO2 doivent être réduites afin de respecter les engagements pris à la COP (2 tonnes de CO2 par Européen par an au lieu de 15 tonnes) de Paris, quand des efforts sont faits dans le bâtiment et dans l'agro alimentaire, les transports surtout le trafic aérien restent à la traîne. 

Nous profitons de tarifs dérisoires pour assouvir notre liberté de partir mais nous savons aussi que ce comportement devient plus qu'excessif, que nous vivons à crédit sur nos ressources et que cette mobilité effrenée a un prix trop élevé pour notre planète. 

Une limitation voire une interdiction d'effectuer des vols de courte distance permettrait de limiter ces dérives dans un intérêt général avec un impact écologique évident et dessinerait une réflexion sur le transport aérien national. Des moyens de transport à longue distance et à grande vitesse existent déjà, ils ont marqué des générations en France, mais l'essor des compagnies aériennes à bas coût a mis un frein à un développement plus large encore. Ce coût trop bas ne tient pas compte du coût réel sur l'environnement et sur l'humain.

L'interdiction de fumer dans des lieux publics, bars et restaurants il y a quelques années fut initialement réfutée, puis critiquée pour finalement être acceptée et louée, même par les fumeurs eux mêmes. Plus personne ne peut s'imaginer de fumer dans un avion ou dans une salle d'amphithéâtre. Il va maintenant de soi que fumer a un impact négatif sur la santé et que les non fumeurs doivent en être protégés. 

L'interdiction des vols sur des courtes distances marquerait une avancée vers un changement de nos comportements devenus incompatibles avec les objectifs écologiques et climatiques engagés (et essentiels).

On peut espérer que cette interdiction entraînera aussi une décélération de nos habitudes d'aller toujours plus vite, de faire encore une réunion dans la journée, de faire des allers retours quand des alternatives de téléconférence ou des regroupements moins fréquents existent. 

En tous cas, pour ralentir le changement climatique, il faut ralentir notre goût et nous habitudes de prendre l'avion comme le train car son impact écologique est près de 100 fois supérieur.