Adressée à Institutions de Loire Atlantique

Alerte, jeunes en danger à Nantes ! Signez pour la défense de leurs droits !

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Alerte, jeunes en danger à Nantes !

 230 mineurs isolés étrangers, sont laissés à la rue, abandonnés par les institutions. Après un parcours jalonné de souffrances et de maltraitances, ils doivent aujourd’hui affronter la violence de la rue et l’isolement, dans l’indifférence des institutions françaises. Et particulièrement à Nantes !

Pourquoi cette situation ? Ces mineurs arrivent dans notre ville et font valoir leurs droits à l’accueil et à la mise sous protection, conformément à la Loi française et à la Convention Internationale des Droits de l’Enfant ratifiée par la France.

A Nantes, ils sont dirigés vers l’association Saint Benoît Labre, missionnée par le Conseil Départemental de Loire-Atlantique en charge de la protection de l’enfance.

Aujourd’hui, par une mécanique semblant plus relever d’une gestion économique déshumanisée que du respect de leurs droits, les mineurs se présentant à l’association sont, pour au moins la moitié d'entre eux, déboutés de leur reconnaissance de minorité, et jetés à la rue. Ces jeunes mineurs en souffrance, épuisés par ce qu’ils ont traversé depuis de longs mois et des nuits dehors, doivent subir une évaluation de reconnaissance de minorité souvent expéditive et arbitraire, sous forme d’interrogatoire suspicieux.

Pire encore, depuis quelques semaines, les institutions méprisent la loi qui oblige la mise à l’abri de 5 jours minimum pour tout jeune se déclarant mineur sur le territoire français, et laissent certains d'entre eux à la rue. Cet hébergement leur permettait pourtant de vivre l’évaluation dans des conditions moins traumatisantes.

Les jeunes dont la minorité n’a pas été reconnue, deviennent ainsi ni mineurs ni majeurs, et attendent durant de longs mois, sans aucune aide, que leur demande soit étudiée en recours par le juge des enfants. Ils dorment sous des portes cochères, tentent de s’abriter dans les services d’urgence du CHU, et de résister au froid et à la faim, fragilisés par leur histoire et le sort qui leur est fait.

N’ayant plus accès aux établissements scolaires publics sur décision du Rectorat, ils sont d’autant plus fragilisés qu’ils ne peuvent pas bénéficier de l’éducation qui leur permettrait de construire leur avenir.

Interdits d’école, interdits des dispositifs d’urgence sociale pour s’alimenter, interdits de transports publics, quasiment interdits d’hébergement d’urgence, ces jeunes sont abandonnés par l’Etat et les collectivités.

Pourtant, le taux de reprise en charge par l’Aide Sociale à l’Enfance sur décision des Juges des enfants (25 sur 30 pour une seule avocate..) indique que les évaluations sont tronquées et basées sur une suspicion systématisée de ces jeunes.

Depuis deux ans, le Collectif de soutien aux MIE (mineur.e.s isolé.e.s étranger.e.s) à Nantes, accompagne ces mineur.e.s dans leurs démarches, mais ne peuvent pas pallier un tel abandon des institutions.  

Depuis 2 mois, des citoyen-ne-s se sont mobilisé-e-s à leurs côtés en constituant un Collectif d’Hébergeurs Solidaires. Aujourd’hui, plus de 200 personnes de tout âge et de tout milieu social, accueillent à tour de rôle, sans autre moyen que leur bonne volonté, une partie de ces mineurs pour leur épargner la dépression, la faim et tous les dangers de la rue, dont les réseaux mal intentionnés...

Les citoyens et associations de Nantes et de Loire-Atlantique, révoltés par cette situation intolérable, interpellent les pouvoirs publics.

Nous demandons au Département :

Sur quels critères est évaluée l’action d’accueil des mineurs isolés étrangers de l’association Saint-Benoît Labre qui détermine la reconnaissance de minorité des jeunes ?
Quels moyens supplémentaires ont été mis en place pour l’accueil de jeunes MIE, dont le nombre s’intensifie compte tenu des réalités internationales actuelles ?
Quelle politique humaine est envisagée pour ne pas laisser à la rue les jeunes mineurs déboutés en recours ?
 

Nous demandons à la Ville de Nantes et à Nantes Métropole :

Quelles sont les actions menées par la Ville pour accompagner ces mineurs isolés qui dorment sur les trottoirs nantais ? Quelles aides sociales sont mises en place pour que ces jeunes puissent s’alimenter, se laver, laver leurs vêtements ?
 

Nous demandons au Rectorat de l’Académie de Nantes :

Qu’est-ce qui est envisagé pour scolariser  tous ces jeunes en recours de Loire-Atlantique à la rentrée 2017 ?
 

Les membres des collectifs, les associations et les citoyens qui les soutiennent sont prêts à rencontrer élus et techniciens pour mettre en place avec eux des solutions concrètes. Hier, citoyens et électeurs ont empêché que l’extrême-droite et ses idées racistes gouvernent le destin de la France. Aujourd’hui, nous demandons aux élus et aux collectivités de s’engager pour que l’exclusion et le racisme ne soient plus une réalité pour ces jeunes, pour ne pas créer sur le territoire de Nantes et de la Loire-Atlantique, une zone de non-droit.

 

Le Collectif des Hébergeurs Solidaires Nantes et alentours.

Le Collectif de soutien aux M.I.E. (GASPROM, Ligue des Droits de l’Homme, DAL, Action Jeunesse Scolarisation, CIMADE, SJMMIE, Nantes en résistance). 

Médecins du Monde

L'Intersyndicale 44 en soutien aux migrants ( UD CGT-CFDT-FSU-UNSA - SOLIDAIRES 44).

 

 

 

 

Cette pétition sera remise à:
  • Institutions de Loire Atlantique


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