Pour plus de moyens pour la DHG du collège Charles de Gaulle de Bû (28)

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Pour la troisième fois en moins de dix ans, le Collège Charles de Gaulle de Bû doit faire face à la baisse brutale des moyens alloués par l’Inspection Académique, et par extension par les pouvoirs publics. Les représentants des personnels d'enseignement du collège manifestent donc, une fois de plus, leur mécontentement face à la Dotation Horaire Globale allouée à leur établissement pour la rentrée scolaire 2018.
En effet, pour l’an prochain, les services du DASEN ont retenu une structure à quinze classes, structure qui porterait les effectifs des futures classes de quatrième à trente élèves par classe, en comptant les élèves scolarisés dans le dispositif ULIS.
Certes, globalement sur le collège, nous constatons une baisse des effectifs, mais ceux du niveau quatrième atteignent des seuils difficilement compatibles avec un travail de qualité.
Supprimer une division pour une ou deux unités en moins, c’est nier les mouvements d’élèves en cours d’année scolaire : nous accueillons régulièrement des élèves qui s’inscrivent après la rentrée. Réduire notre structure de 16 à 15 classes, c’est faire une politique éducative à court terme. Pourquoi bouleverser les équipes, mettre à mal les projets, décourager et démotiver les collègues ?
Notre collège est reconnu « favorisé » au regard des catégories socioprofessionnelles des parents d’élèves. Mais celles-ci ne reflètent pas la situation réelle de certaines familles, les difficultés scolaires et sociales, ainsi que la multiplication des besoins spécifiques (PAP/PPRE) de nos élèves.
Les résultats honorables au diplôme national du brevet, les affectations réussies en fin de cycle quatre, le climat scolaire bénéfique au travail, les projets éducatifs fédérateurs résultent d’une ambition que nous souhaitons conserver pour nos élèves. Cette situation ne risque-t-elle pas de changer si nous voyons continuellement nos moyens diminuer ?
En septembre 2015, notre collège a ouvert une section ULIS, destinée à scolariser et à inclure des élèves en situation de handicap, dans un cursus ordinaire. Nous avons considéré cela comme une chance pour ces élèves, une chance pour les élèves de l’ordinaire et une grande ambition pour nous, professeurs. Ce dispositif fonctionne : plus de 60 % des élèves de l’ULIS sont en inclusion chaque semaine dans les classes. Cependant, les services de l’Inspection Académique ne reconnaissent pas les élèves de l’ULIS comme faisant partie intégrante de nos effectifs. Les calculs retenus pour la structure de septembre 2018 ne les prennent pas en compte : devons-nous en conclure que l’objectif d’inclusion n’est pas prioritaire pour eux ? Et comment installer trente élèves, ULIS compris, et leur AVS, dans des salles non-adaptées à de tels effectifs ?
Comment parler d’une éducation de qualité pour les élèves, pour les futurs citoyens, devant une telle pénurie de moyens ? Ce manque d’heures pénalise tout l’établissement :
- impossibilité de proposer une bilangue en sixième,
- suppression de l’allemand LV2,
- suppression de groupes en sixième et surtout en troisième - année du brevet,
- impossibilité de proposer le latin aux horaires maximum,
- proposer des classes de quatrième à trente élèves,
- difficulté à inclure les élèves ULIS et à les accompagner individuellement dans les classes déjà fortement hétérogènes,
- impossibilité pour les postes partagés de s’investir pleinement dans aucun des deux établissements et/ou de créer des projets en interdisciplinarité avec les collègues.
Alors oui, Madame la Principale a fait preuve d’une compétence certaine pour gérer la pénurie et pouvoir proposer aux élèves et aux enseignants quatre groupes pour le niveau quatrième. Mais ne soyons pas dupes : ce travail résulte d’une capacité à absorber un nombre conséquent d’heures supplémentaires pour de nombreux collègues. De plus, les heures prévues pour développer des pratiques innovantes sont utilisées pour assurer les horaires disciplinaires minimaux. Notre marge (le fameux braille !) est ainsi réduit à deux HSA et demi pour toute l’année scolaire prochaine !
Nous assistons donc depuis des années à une dégradation continue et croissante des conditions de travail des personnels comme des élèves. Au point qu’encore une fois notre service public d’éducation se demande comment assurer au mieux ses missions d’enseignement et d’éducation.
Tant que le volume de la Dotation Horaire Globale, que le taux imposé d’heures supplémentaires au détriment des heures-poste ne permettront pas aux enseignants de concrétiser l’ambition qu’ils ont pour leurs élèves, de répondre véritablement aux attentes des familles, que les politiques d’économie l’emporteront sur la qualité de notre enseignement, nous la contesterons.
LES PERSONNELS ENSEIGNANTS DU COLLEGE CHARLES DE GAULLE, BÛ



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