Inscription du Bonheur National Brut dans la Constitution Française

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Au milieu du 20e siècle, la France s'est outillée du PIB (Produit Intérieur Brut) pour mesurer l'activité économique interne du pays. La variation du PIB d'une période à l'autre est censée mesurer son taux de croissance économique. Aujourd'hui, la majeure partie des décisions du gouvernement sont prises en considérant cet indicateur. Il est aussi communément admis que la confiance des français a un impact direct sur la croissance économique française.

Je pense que tout gouvernement soucieux de ses citoyens doit mesurer les activités économiques du pays. Mais il me parait tout aussi important de mesurer le bonheur de son peuple.

Je propose donc de créer une commission indépendante qui aurait pour objectif d'établir les critères de mesure du bonheur de la population française. Ceci dans l'objectif de compléter le PIB annuel, qui n'est qu'une indication partielle, par ce dernier et de l'inscrire dans la constitution française comme étant un objectif fondamental des futurs gouvernements.

Au Bhoutan, en 2008, royaume Bouddhiste situé dans l’est de la chaîne de l’Himalaya, le gouvernement suit annuellement le Bonheur National Brut (BNB) qui est un indice servant à mesurer le bonheur et le bien-être de la population du pays. Inscrit dans la constitution promulguée le 18 juillet 2008, il se veut une définition du niveau de vie en des termes plus globaux que le produit national brut.

Outre Atlantique, en 1980, une autre initiative, l'Indice de Santé Sociale (ISS) a été créé dans le cadre du Fordham Institute for Innovation in Social Policy (Fordham University, Tarrytown, New York) par Marc et Marque-Luisa Miringoff. Il prend une ampleur internationale en 1996 et figure dans la famille des indicateurs « sociaux » ou « socio-économiques », sans préoccupation environnementale, tout comme les indicateurs de développement humain du PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement). Il vise à compléter le PIB à partir de seize variables élémentaires, regroupées en cinq composantes associées à des catégories d'âge.

Aux Emirats Arabes Unis, en 2016, l'Etat se dote du Ministre du Bonheur, responsable des plans, des programmes et des politiques pour parvenir à une société plus heureuse. Le 10 février 2016, Ouhoud Al-Roumi, une femme politique devint alors l'actuelle ministre du Bonheur des Émirats Arabes Unis. Elle est également directrice générale de la présidence du conseil des ministres.

En France, en 2008, la Commission Stiglitz, avait pour but de développer une « réflexion sur les moyens d'échapper à une approche trop quantitative, trop comptable de la mesure de nos performances collectives » et d'élaborer de nouveaux indicateurs de richesse. Bien que critiquée sous certains aspects, le rapport final a préconisé entre autres, de mesurer subjectivement et objectivement le bien-être des français et d'y intégrer les notions d'impact sur l'environnement.

Ces dernières années, en France et dans le monde, nous pouvons voir émerger des réflexions sur l'intégration du bonheur des personnes dans les sphères décisionnelles du gouvernement et celles des entreprises (Great Place To Work, Top Employer...).

Le métier de Responsable du Bonheur (en anglais Chief Happiness Officer) se développe dans la Silicon Valley dans les années 2000. En 2015, ce métier commence à être mis sur le devant de la scène en France et à faire des émules. Il s'occupe des conditions pour rendre les salariés plus heureux au travail et les entreprises françaises s’y intéressent de plus en plus.

En France, le 13 Juillet 2018 (il y a donc peu de temps), les députés inscrivent l'environnement à l'article 1er de la Constitution. L'Assemblée nationale a donné un large feu vert à l'inscription de la «préservation de l'environnement» dans le texte fondateur de la Ve République. Il s'agissait d'un souhait de Nicolas Hulot. Les considérations environnementales entrent donc officiellement dans les préoccupations à long terme des français. 

Selon Dominique Méda, sociologue et philosophe française, le PIB présente trois grandes limites : il ne tient pas compte de temps et d'activités essentielles pour le développement de la société comme le temps avec les proches, temps pour les activités politiques, temps domestique ; il n'est pas affecté par les inégalités dans la participation à la production ou à la consommation; il ne tient pas compte des dégradations apportées au patrimoine naturel.

Après beaucoup de recherches, je constate que le bonheur n'a pas encore trouvé de définition universelle. Malgré cela, je suis persuadé que nous pouvons trouver un ensemble, le plus précis possible, d'éléments qui y contribuent. Tout du moins pour une définition qui correspond à la culture française. Par exemple, la liberté est un droit fondamental qui contribue au bonheur. Le droit aux soins médicaux en est un autre.

Nous pouvons dès aujourd'hui mesurer le bonheur des français grâce à des études statistiques. La complexité réside plus dans sa prédiction. Mais la France est riche de grands esprits qui ont pavé notre histoire et qui le font encore aujourd'hui. Je suis persuadé qu'une commission mandatée pour définir les indicateurs de mesure du bonheur des français, parviendrait à en esquisser les grandes lignes.

Nos vies sont centrées sur la recherche du bonheur, que nous soyons ouvrier, cadre dirigeant, chômeur, immigrant, étudiant ou retraité. La plupart de nos actions quotidiennes vont dans ce sens. Cela nous impacterait tous. La France montrerait un bel exemple à l'Europe et au monde.

Juste pendant un instant, imaginez que les finances publiques soient dépensées pour assurer le bon fonctionnement du pays ET le bonheur des français ! C'est peut être une utopie, mais si cette pétition recueille plusieurs milliers de signatures, elle pourrait bien devenir notre réalité de demain.

Merci à vous tous pour vos signatures et votre effort pour diffuser cette pétition.



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