Informer sur la présence de substances cancérigènes grâce à un toxi-score

0 a signé. Allez jusqu'à 1 000 !


Madame Le Ministre,

En France, environ 300 molécules cancérigènes ou potentiellement cancérigènes sont autorisées et donc fréquemment retrouvées dans des produits de consommation courante.

Pour les cosmétiques, les ingrédients doivent obligatoirement être mentionnés sur les emballages grâce à la nomenclature INCI. Mais qui sait décrypter ces étiquettes? Qui sait reconnaitre parmi tous ces noms les substances potentiellement cancérigènes? Pour d'autres produits aucun étiquetage n'est obligatoire. C'est le cas des vêtements, des meubles, des éléments de décoration, des ustensiles de cuisine... Les seuls produits pour lesquels l'étiquetage du risque ou du danger est obligatoire sont les produits ménagers. Pourquoi cette différence?

Les consommateurs soucieux de leur santé et de celle de leurs enfants n'ont donc aucun moyen d'éviter ces molécules. Or il serait utile de savoir lors de l'achat, que ce meuble contient du formaldéhyde (classé cancérigène certain) et qu'il va polluer l'air de ma maison pendant des mois. J'ai aussi besoin de savoir que cet autre meuble, juste à coté, n'en contient pas. Notre choix doit aussi pouvoir être guidé par des considérations de santé environnementale.

D'après la Ligue contre le cancer, en 2017, 1100 nouveaux cas de cancer ont été diagnostiqués chaque jour. Or 40% étaient évitables.

Encore faut-il pour cela que chacun ait accès à une information facilement compréhensible. Lors des premières états généraux de la prévention, la Ligue contre le cancer a proposé la création d'un toxi-score allant du A, correspondant à une vignette verte, au E, rouge, indiquant la toxicité des composants. Ce score pourrait être apposé sur l'ensemble des produits déjà cités à la façon du nutri-score.

Il existe en France, un Plan National Santé Environnement. Ce plan met l'accent sur l'information du grand public concernant un certain nombre de risques environnementaux. Nous, consommateurs soucieux de prendre en main notre santé, nous vous demandons Madame le Ministre, de pouvoir avoir accès à cette information fondamentale. On ne peut pas tout éviter, mais en l’occurrence 40% des cancers sont évitables.

Je vous prie de bien vouloir agréer, Madame le Ministre, l'expression de ma très haute considération.