Honorons Allan Muhr, pionnier américain du sport français mort en déportation

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Citoyen américain, Allan Muhr a porté les couleurs du XV de France de rugby avant de mourir en camp de concentration. Aujourd'hui, rien n'honore la mémoire de cet ancien sportif du Stade Français et du Racing, les deux clubs pros franciliens de rugby. Co-organisateur des JO de 1924 avec Coubertin, l'honorer dans le cadre des JO 2024 semble conforme à l'esprit olympique, et aux valeurs internationalistes du sport...

Allan Henry Muhr, surnommé le Sioux, né le 23 janvier 1882 à Philadelphie et mort le 29 décembre 1944 au camp de concentration de Neuengamme, est un joueur américain de rugby à XV, qui a joué avec l'équipe de France et dans le championnat de Paris (au sein du SCUF, puis du Stade français, et enfin du Racing club de France) au poste de deuxième ligne ou de troisième ligne.

Capitaine de la sélection française qui rencontre les gallois du Swansea RFC en 1904, Allan Muhr dispute le premier match officiel du XV de France — auquel participe également comme second étranger l'Anglais William Crichton (licencié au Havre AC) dans les rangs tricolores — le 1er janvier 1906, face aux All-Blacks alors en tournée européenne. Muhr dispute son premier test match le 22 mars 1906 contre l'équipe d'Angleterre, c'est le deuxième match international du XV de France. Muhr joue son deuxième et dernier match international le 5 janvier 1907 contre l'équipe d'Angleterre. Muhr est le premier marqueur d'essai des tricolores face aux Anglais. Il arbitre les finales du championnat de France en 1906 et 1907 (alors qu'il est encore international), et il est patron des sélectionneurs du XV de France de 1911 à 1919 (sorte de président d'un « Comité de sélection » avant l'heure)

Joueur de tennis de 1901 à 1909 notamment lors de tournoi de plage durant l'été, il joue à Dieppe à Le Touquet-Paris-Plage et à Étretat où il atteint la finale. Il participe aux championnat d'Europe de tennis à Paris en 1901, aux championnat de France indoor 1902 et surtout aux championnat de France 1909 ancêtre du tournoi de Roland-Garros joué à Bordeaux cette année-là. Il est capitaine de l'équipe de France de tennis en Coupe Davis 1912, 1922 et 1923. En 1924, il participe activement à l'organisation française des Jeux olympiques à Paris aux côtés du baron Pierre de Coubertin, et également à ceux d'hiver organisés pour leur première édition en France (à Chamonix), cette fois aux côtés de Frantz Reichel. Il est également membre la direction de la Fédération française de rugby. On lui attribuera cette phrase célèbre à l'issue de la finale des Jeux Interalliés entre la France et les USA en juin 1919: "C'est ce qu'on peut faire de mieux sans couteaux, ni revolvers".

Il exerce également les métiers d'interprète et de journaliste sportif. Il est Commandant de l'armée américaine des services de la Croix-Rouge en France. Déporté par les nazis comme "espion", il meurt de faim au camp de concentration de Neuengamme près de Hambourg. Il est fait Commandeur de la Légion d'honneur à titre posthume.

Aujourd'hui, aucune rue, place, ni trophée ne porte son nom. Lui qui fut co-organisateur des Jeux olympiques de 1924 aux côtés de Pierre de Coubertin mériterait d'être célébré comme il se doit.

Nous, signataires de cette pétition, demandons :

1- Que son nom soit attribué à l'un des édifices publics qui seront construits lors des JO 2024 ;

2- Que chaque année soit attribué un trophée "Allan Muhr" au vainqueur des rencontres de rugby entre le Stade Français et le Racing 92.

Pour que le sport reste un vecteur d'amitié...



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