STOP144 - SOLIDARITE AVEC SAID DJABELKHIR

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Pétition

STOP 144 - ULAC - كفا 144

PROCES DE L'INQUISITION : LE NÉPOTISME ISLAMISTE

Le 22avril 2021, l’islamologue Saïd DJABELKHIR, est condamné par la justice algérienne à 3 ans de prison ferme, à la suite de la plainte déposée par Abderrazak BOUIDJRA, informaticien, soutenu par des éléments de la mouvance islamiste, en invoquant l’article 144 bis – atteinte aux préceptes de l’islam-en se disant affecté par les déclarations et les publications de Said DJABELKHIR.

Spécialiste de la jurisprudence de la charia, Said DJABELKHIR s’exprime souvent au sujet de la liberté de pensée, de conscience, des libertés individuelles et collectives en tant que droits fondamentaux inaliénables et préalables requis pour l’instauration d’une République démocratique.

L’acharnement judiciaire, les poursuites et le harcèlement contre Saïd DJABELKHIR, à l’instar des militant.e.s de la société civile, des journalistes, des bloggeurs sont utilisés par les Islamistes pour réduire au silence et empêcher tout débat philosophique, scientifique et imposer leur vision rétrograde à la société algérienne.

La liberté académique est le socle fondamental pour qu’une nation accède au développement, à plus forte raison, lorsque le travail scientifique est un enjeu stratégique pour les Etats, comme c’est le cas à notre époque.

Soumettre la liberté académique à l’inquisition est un danger pour toute nation et l’humanité entière. Chaque champ de savoir doit être libéré de toute manipulation politique et religieuse, et doit être soustraite à la contingence de la mascarade populiste islamiste. Alors qu’au 12ème siècle, Averroès dans son « Fasl el Makal»[1] affirmait la légitimité de la philosophie et de débat en matière d’exégèse, neuf siècles plus tard, la connivence entre « les bigots-conservateurs » (ou islamo-conservateurs) et le pouvoir signent et légalisent cette inquisition par le fait même de l’enregistrement de la plainte contre  Saïd DJABELKHIR.

Le caractère civil de l’Etat doit être effectif. Par cette condamnation, la justice algérienne et ses magistrats démontrent, à nouveau, que la liberté de conscience n’existe pas, dans les faits, en Algérie.

Après la condamnation de Yacine MEBARKI(2) à un an de prison, en novembre 2020, par le Tribunal correctionnel de Khenchela pour promotion de « l’athéisme » après avoir revendiqué la laïcité dans un article publié sur Facebook, nous assistons à la pénalisation des consciences, de l’activité intellectuelle et scientifique. Ceci constitue une menace majeure sur les libertés. Ce jugement est en violation des conventions internationales relatives aux droits humains ratifiées par l’Algérie qui garantissent la liberté de conscience. L’autre constat est celui de l’état de décomposition d’une justice soumise, répressive, désormais devenue instrument idéologique de l’obscurantisme et de l’intolérance.

Cet article de loi est conçu comme une épée de Damoclès suspendue au-dessus des têtes des Algériens, parait être un instrument politique contingent entre les mains des stratégies politiques du moment. L'Etat de droit se construit sur des principes et non des ambiguïtés. Les articles de loi 144 et 144 bis attentatoires à la liberté d’expression doivent être purement et simplement abrogée.

Aujourd’hui, les partisans de la démocratie, de la liberté de conscience, en Algérie, en Afrique du Nord, au Moyen-Orient, en Europe, aux Amériques, l’Afrique en générale et en Asie doivent se manifester, sans aucune concession, face à l’idéologie Islamiste et à son népotisme. C’est la conception de nos sociétés qui est en jeu

Nous signataires,

Dénonçons cette condamnation et exigeons l’acquittement de Said DJABELKHIR, la libération immédiate et sans condition de tous les détenus d’opinion et l'arrêt des poursuites judiciaires invoquant l'article 144 bis et autre dispositions relevant du délit d’opinion.

Exigeons de l'Etat Algérien à se conformer à ses engagements internationaux en matière de respect des libertés fondamentales, de liberté d’expression, d'opinion et de conscience.

Nous appelons les instances internationales à condamner l'Etat algérien pour violation des traités internationaux garantissant le respect des droits humains,

Nous appelons la communauté internationale à apporter son soutien et à demander l’acquittement de Saïd DJABELKHIR lors du procès en appel et la libération des autres détenus d’opinion 

[1] Le Discours décisif (ou Livre du discours décisif où l’on établit la connexion existant entre la révélation et la philosophie) par Averroés (Ibn Rochd) en 1179.

(2) D’autres personnes sont détenues ou font l’objet de procédures en cours pour les mêmes motifs, sans être exhaustif on peut citer Djamal Azaim, Amira Bouraoui…

Portée par l’initiative : STOP 144

Premiers signataires :

ADONIS, poète.

Marieme HELIE LUCAS, sociologue, militante des droits des femmes
Nasr Edine GUENIFI, cinéaste
Nadia CHAABANE, ancienne députée constituante (Tunisie)
Mustapha MANGOUCHI, réalisateur et scénariste
Djemila BENHABIB, politologue, écrivain
Sabine PROKHORIS, philosophe et psychanalyste
Fatma Zohra ZAMOUM, auteur, realisatrice et productrice
Laliaa DUCOS militante feministe
Jean Paul DUCOS, professeur de mathématiques
Dominique LURCEL, metteur en scène
Jeanne FAVRET SAADA, Directrice d'etudes honoraire, EPHC
Michel WILSON, co-president Association Coup de Soleil Auvergne Rhône Alpes
Françoise KAYSER
Belkacem TATEM Président ACB
Cherif BENBOURICHE Membre fondateur de l'ACB
Soad BABA-AISSA, militante feministe
Karim OUACHEK Président de LDR.

Organisations signataires :

LDR – Association "Les Démocrates Républicains"
ACB – Association Culturelle Berbère.

Contact :
Karim OUACHEK :k.ouachek@yahoo.com
Soad BABA AISSA : sobab5661@gmail.com

English version

PETITION

STOP 144 - ULAC - كفا 144

TRIAL OF THE INQUISITION: ISLAMIST NEPOTISM

On April 22, 2021, Saïd DJABELKHIR, an Islamologist, was condemned by an Algerian court to 3 years in jail following the complaint lodged by Abderrazak BOUIDJRA, a computer engineer, supported by some people from the Islamist movement, citing article 144 bis - an attack on the precepts of Islam - saying he was affected by the statements and publications of Saïd DJABELKHIR.

A specialist in Sharia jurisprudence, Professor Saïd DJABELKHIR speaks often about freedom of thought, conscience, respect for individual and collective freedom as inalienable fundamental rights prior to the establishment of any democratic Republic.

Judicial harassment and persecution against Saïd DJABELKHIR, likewise against civil society activists, journalists and bloggers are the methods used by the Islamists to silence and prevent any philosophical and scientific debate imposing their retrograde vision to Algerian society.

Academic freedom is the fundamental bedrock for a Nation to access development, even more, when scientific work is a strategic issue for the State as it is today.

Subjecting academic freedom to inquisition is a danger for any State and entire humanity. All the fields of knowledge must be free from any political and religious manipulation, evading the contingency of the populist Islamist masquerade. Whereas in the 12th century, Averroes (Ibn Rushd), in his "Fasl el Makal"(1) affirmed the legitimacy of philosophy and debate in matters of exegesis. Nine centuries later, the connivance between "conservative-bigots" (or Islamo-conservatives) and the authorities legalize this inquisition by the very fact of registering the complaint against Professor Saïd DJABELKHIR.

The civil character of the State must be effective. Algerian justice and its magistrates have shown by this penal sentence that freedom of conscience doesn’t exist any more in Algeria.

After Yacine MEBARKI sentenced to one year in prison in November 2020 by the Khenchela Correctional Court for promoting atheism, claiming the right to secularism in an article published on Facebook, we are witnessing the criminalization of consciences and of the intellectual and scientific activity. This constitutes a major threat for the freedom. This legal action is a violation of international human rights conventions ratified by Algeria guaranteeing freedom of conscience. Once again, it demonstrates the condition of decomposition of a submissive, repressive justice, which has now become an ideological instrument of obscurantism and of intolerance.

This article of law is conceived as a sword of Damocles suspended above the heads of the Algerians, appears to be a contingent political instrument in the hands of the political strategies of the moment. The rule of law is built on principles and not ambiguities. Articles of law 144 and 144 bis which violate freedom of expression must be revoked altogether.

Today, the supporters of democracy and freedom of conscience in Algeria, North Africa, the Middle East, Europe, the Americas, entire Africa and Asia, must come forward without any concessions, facing the Islamist ideology and its nepotism. It is the elaboration of our societies which is at stake.

We the signatories:

· Denounce this sentence and demand acquittal of Said DJABELKHIR and the immediate and unconditional release of prisoner of conscience and the end of all legal proceedings invoking the bill 144 bis or any other disposition of opinion crime.

· Require that the Algerian State complies with its international commitments in terms of respect of fundamental freedom, freedom of speach, of opinion and conscience.

· We call on international bodies to condemn the Algerian state for violating international treaties guaranteeing the respect of human rights.

· We call on the international community to support and demand acquittal of Said DJABALKHIR and the release of prisoner of conscience.

1)  Decisive Speech (or the book of the Decisive Speech where Averoes, Ibn Rushd, in 1179, establishes the link between the Revelation and philosophy).

2)  Other people are detained or are the subject of ongoing proceedings for the same reasons, without being exhaustive, we can cite Djamal Azaim, Amira Bouraoui ...

بالعربية

STOP 144 - ULAC - كفا 144

محاكمة العار، أو المحسوبية الإسلاموية.

في 22 أفريل 2021، حكمت العدالة الجزائرية على عالم الإسلام سعيد جاب الخير بى 3 سنوات سجن نافذ في أعقاب الشكوى التي قدمها، الشاغل في العلم الآلي، عبد الرزاق بودرة ، المدعم من طرف عناصر من الحركة الإسلامية ، متذرع بالمادة 144 - الهجوم على تعاليم الإسلام   -بادعاء تأثره بتصريحات ومنشورات سعيد جاب الخير.

 عادة ما يتدخل سعيد جاب الخير، المتخصص في الفقه الشرعي، حول مواضيع حرية الفكر والضمير، واحترام الحريات الفردية والجماعية باعتبارها حقوقًا أساسية غير قابلة للتصرف وعن كونها شرطية لقيام جمهورية ديمقراطية.

المضايقات بما فيها القضائية ضد سعيد جاب الخير، على غرار نشطاء المجتمع المدني والصحفيين والمدونين، يستخدمها الإسلاميون لإسكات ومنع أي نقاش فلسفي وعلمي وفرض رؤيتهم الرجعية على المجتمع الجزائري

الحرية الأكاديمية هي الركيزة الأساسية للوطن كي يصل للتنمية ، وخاصة عندما يكون العمل العلمي قضية استراتيجية للدول كما هو الحال في زمننا هذا.

إخضاع الحرية الأكاديمية لمحاكمات التفتيش خطر على أي دولة والإنسانية جمعاء. يجب تحرير كل مجالات المعرفة من كل التلاعبات السياسية والدينية وحمايتها من عشوائية الشعبوية الإسلاموية. بينما في القرن الثاني عشر، أكد إبن رشد في كتابه "فصل المقال"[1] شرعية الفلسفة والنقاش في مسائل التفسير، تسعة قرون من بعد، تواطئ "المحافظين المتعصبين" (أو المحافظين الإسلاميين) والسلطة يوقّع على التصديق بمحاكمة التفتيش من خلال تسجيل، بحد ذاته، للشكوى ضد سعيد جاب الخير.

يجب أن ي يكون الطابع المدني لي الدولة فعلي. بهذا الحكم يبرهن القضاء الجزائري وقضاته، مرة أخرى، على أن حرية الضمير غير موجودة، في الواقع، في الجزائر.

بعد أن حكم على ياسين مباركي (2) بالسجن لمدة عام، في نوفمبر 2020، من قبل محكمة خنشلة بتهمة الترويج" للإلحاد " بعد تبنيه العلمانية في مقال نشر على فيسبوك، نشهد تجريم الضمائر والنشاط الفكري والعلمي. وهذا يشكل تهديدا كبيرا على الحريات. هذا الحكم انتهاك للاتفاقيات الدولية لحقوق الإنسان التي صادقت عليها الجزائر والتي تضمن حرية الضمير. و من جانب أخر، يكشف كذلك عن حالة تحلل العدالة الخاضعة والقمعية، وتوظيفها كأداة أيديولوجية ظلامية وتعصبية.

تعتبر هذه المادة من القانون بمثابة سيف مسلط على رؤوس الجزائريين، ويبدو أنه أداة سياسية، يراد بها كل ما شيء، في أيادي الاستراتيجيات السياسية الحاضرة. دولة القانون مبنية على المبادئ وليس على الغموض. يجب إلغاء المواد 144 و 144 مكرر كونها تمس بحرية التعبير.

اليوم، يجب على مؤيدي الديمقراطية وحرية الضمير في الجزائر٬ شمال إفريقيا، الشرق الأوسط، أوروبا، الأمريكيتين، أفريقيا بالكامل وآسيا أن يتقدموا، دون أي تنازلات، في مواجهة الأيديولوجية الإسلاموية ومحسوبيتها. إن تصميم مجتمعاتنا هي حصة هذه القضية.

نحن الموقعون،

نندد بهذا الحكم نطالب بتبرئة سعيد جاب الخير، بالإفراج الفوري وغير المشروط لمعتقلين الرأي وإنهاء الإجراأت القانونية بالاستناد بالمادة 144 مكرر أو بأي استعدادات تنسب لجريمة الرأي.

نطالب الدولة الجزائرية بالامتثال بالتزاماتها الدولية فيما يتعلق باحترام الحريات الأساسية، وحرية التعبير، والرأي والضمير.

ندعو الهيئات الدولية إلى إدانة الدولة الجزائرية لانتهاكها المعاهدات الدولية التي تضمن احترام حقوق الإنسان،

ندعو المجتمع الدولي إلى دعم والمطالبة بتبرئة عن سعيد جاب الخير بالإفراج وكل معتقلين الرأي.

[1] الخطاب الحاسم (أو كتاب الخطاب الحاسم حيث تم تأسيس الصلة بين الوحي والفلسفة) من قبل ابن رشد عام 1179.

(2) مواطنون أخرون هم حاليا معتقلون أو في قيد الإجراءات القانونية لنفس الدافع. بدون ان نكون شماليين يمكن ذكر جمال ازعيم و أميرة براوي.

TAMAZIGHT

TASUTERT

STOP 144 - WAR 144 - كفا 144

Azmaẓ n uramek : Asmenyef isneslem

Ass n 22 di yebrir 2021, Said DJABELKHIR, yettwaẓer seg taɣdemt tazzayrit s 3 n yiseggasen n uskurmu ilmend n ucetki sɣur Abderrazak BOUIDJRA, d asenselkam, ukkud i llan iferdas seg wangi isneslem yesqedcen amagrad 144 bis -awaḍ n wzalen n tneslemt- netta i d-yennan dakken yettwajreḥ seg tesɣurin akked yisnugden n Said DJABELKHIR.

D amazzag n tnezreft n tneslemt, Said DJABELKHIR yettmeslayen aṭas ɣef timsal icudden ɣer tilelli n twengimt (uxemmem), n tafrit, aqader n tlelliyin tiwterrasin akked tigrawanin am akken d izerfan igejdanen ur yettwaǧǧan ara, u d imizwiren i usbeddi n tegduda tamagdayt.

Taɣert taɣedmant, iḍfaren n Said DJABELKHIR, am (t)yimeɣnasen-nniḍen n tmetti taɣarimt, n yineɣmasen, d yimura ilelliyen deg internet (blogueurs) ttwasqedcent sɣur yisneslmen i wakken ad sersen tasusmi u ad gedlen asqerdec afalsafi, ussnan u ad ḥettmen tamuɣli n diri i tmetti tazzayrit.

Tilelli takadimit d agergir agejdan i wakken aɣlan ad yennerni, ladɣa ma yella axeddim ussnan d asrus astratiji n yiwanken, d ayen yellan deg tallit-agi nneɣ.

Asesrsi n tlelli takadimit ddaw n uramek d amahi i yal aɣlan akked tasa s umata. Yal aḥric n tmussni ilaq ad yili d ilelli seg yal asexdem asertan neɣ adeyyani u ad yettwakkes seg leɛnaya n tazɣerfant tisneslemt. Ula deg lqern wis 12, Averroès deg « Faṣl el Maqal»[1] ines, iwekked-d dakken ilaq uzref n tfalsafit akked usqerdec deg usifrer n temsal tussnanin, 9 n leqrun ɣer sdat, amsefham yellan gar isneslmen akked udabu yezmel u yessizref aramek-agi s ukalas n ucetki mgal Said DJABELKHIR.

Tiri taɣarimt n uwanek ilaq ad tili d tasemdayt. S usiẓer n teɣdemt tazzayrit akked yineflusen yessebgen-d i tikkelt-nniḍen dakken ulac tilelli n tefrit deg tigawin deg Lezzayer.

S deffir n usiẓer n Yacine MEBARKI s 1 useggas n uskurmu di unbir 2020, seg uxxam n craɛ n Xencla i usmal n « war taflest ɣer tesreḍt » imi yessuter talayikit deg yiwen umagrad deg Facebook, wagi d azaraf afgul n tefritin, n uxeddim agzayan d ussnan. Anect-a d tuggza tameqqrant. Azaraf-agi (mgal Yacine d wiyaḍ) d tteɛdiya ɣef yimsisan tigreɣlanin icudden ɣer yizerfan n umdan ɣef wacu tezmel Lezzayer i iḍemnen tilelli n tefrit. Tamawt-nniḍen d tin icudden ɣer liḥala n teɣdemt yellan ddaw uzaglu, d tamsayant, yeɣalen d taɣawsa deg ufus n tbuḍlamit akked war aqbal n wayeḍ.

Asaḍuf-agi yettwaxdem am lmus n Damoclès ɣef yiqerra n yizzayriyen, d allal asertan gar yifassen n tsuddas tisertanin n tallit. Awanek n uzref yettwibna ɣef azalen mačči ɣef ayen ur d-ibanen ara. Imagraden-agi n usaḍuf 144 akked 144 arrs i yetɛeddayen ɣef tilelli n wawal ad ttwakksen imra.

Ass-a, imeɣnasen n tugdut, n tlelli n tefrut, deg Lezzayer, deg Tefriqt n ugafa, deg usammer, deg tmura n Marikan, deg Tuṛubt, deg Asia ilaq ad d-banen, mebla tullza, akked Tefriqt s umata sdat n tesnakti tisneslemt. Dagi tamsalt d lebni n tmettiyin.

Nekkni inezmalen,

Nessumel asiẓer-agi u nessutur asellek n Said DJABELKHIR akked tilelli mebla leɛḍil u mebla ccerṭ i yimeḥbas n tikti akked uḥbas n yiḍfaren tiɣedmanin icudden ɣer umagrad 144.

Nessutur seg uwanek azzayri ad iqader inmeqqnen igreɣlanen deg wayen yeɛnan lemqadra n tlelliyin tigejdanin, tilelliyin n wawal, n tannayt akked tid n tefrut.

Nessawal i tuddsiwin tigreɣlanin ad siẓren adabu azzayri ɣef tteɛdiya n yimeḍwalen igreɣlanen i iḍemnen aqader n yizerfan n umdan. 

Nessawal i umɣiwan agreɣlan iwakken ad d-yefk tallelt u ad yessuter asellek n Said DJABELKHIR akked tilelli i yimeḥbas n tikti.


 

[1] Le Discours décisif (neɣ adlis  anida i n-urez abeggen akked tfelsafit ) sɣur Aγerroés deg (Ibn Rochd) en 1179.

[2] Llan imdanen nniden yettwaḥebsen imira wiyaḍ deg rrebg n ucareɛ ɣef ssebba-agi. mebla ma nettu ula d yiwen, ad d-nebder gar-asen: Djamel AZAIM, Amira BOURAOUI.