Entretien avec la Vierge Marie : Pour que les Corses retrouvent leurs valeurs humaines !

Entretien avec la Vierge Marie : Pour que les Corses retrouvent leurs valeurs humaines !

0 a signé. Prochain objectif : 100 !
Quand elle atteindra 100 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être inscrite comme pétition recommandée !
Maria REGINA a lancé cette pétition adressée à GSPC (Gilles Simeoni et le Peuple Corse)

Peu après la pétition demandant l'accueil en Corse du Sea-Watch 3 et de ses 32 réfugiés, Marie, mère de Dieu mais aussi Reine de Corse, a exprimé son désarroi et sa peine. Nous avons réussi à la contacter et obtenir une interview exclusive.

Bonjour Marie et merci d'avoir accepté notre entretien. Pourquoi ce "coup de gueule" ?

Bonjour et merci de me recevoir. Vous savez, on m'appelle souvent mais on me reçoit très rarement ces derniers temps ! Et j'ai compris que mon absence sur les réseaux sociaux me rendait peut-être difficile à contacter, j'ai donc décidé de me lancer. Je ne comprenais pas très bien au début toutes ces vidéos de chats et ces photomontages, mais pourquoi pas : il est difficile de brider la création, vous savez. Mais j'étais bien plus troublée par les flots de messages de haine et d'ignorance...

Je ne comprends pas très bien le rapport avec la Corse...

J'y viens. J'ai été agréablement surprise de voir une pétition proposant l'accueil du Sea-Watch 3 en Corse. Ces pauvres gens sont coincés en mer, en plein hiver, depuis le 22 décembre et après avoir fait naufrage, sans que personne ne réagisse. J'étais touchée de voir mon île compatir et apporter du soutien, ce sont mes enfants et ils m'ont nommée Reine en 1735. Puis j'ai lu les commentaires sur Facebook...

Ces commentaires vous ont fait réagir ?

Difficile de rester de glace quand des gens qui se réclament mes enfants proposent la mort d'innocents, de couler le bateau, de regarder ailleurs... Les moins durs proposaient de les renvoyer chez eux ou de les héberger chez les signataires. Dois-je vous rappeler les mots de mon fils ? "Allez-vous-en loin de moi, maudits, dans le feu éternel préparé pour le démon et ses anges. Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire; j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli; j’étais nu et vous ne m’avez pas habillé; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité. [...] Amen, je vous le dis, chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces petits, à moi non plus vous ne l’avez pas fait.

Qu'avez-vous fait alors ?

J'ai d'abord voulu en parler avec mon époux, mon très cher Dieu. Il est très occupé mais dès qu'il s'agit de la Corse, ça l'intéresse : il a beaucoup aimé créer cette île, et il a doté les gens qui y vivent d'un don spécial qui pourrait étonner l'Europe et rendre le monde meilleur un jour... Je ne vous raconte pas sa déception quand il a lu les commentaires ! Il a voulu noyer la Corse et toute la Terre avec sous un nouveau déluge, et peut-être recommencer l'expérience humaine à zéro encore une fois, la recette était peut-être loupée... J'ai dû l'en empêcher, il était déjà en train de dépêcher Elon Musk !

Merci de nous avoir sauvé Marie, les coups de colère de Dieu sont connus pour leur radicalité...

Ah ça j'en sais quelque chose. Mais moi-même je n'étais pas sereine non plus, c'était une colère partagée d'abord. J'ai même hésité à prendre le bateau et laisser tomber ma couronne de Corse...

Et finalement ?

Ils sont un peu cons parfois, mais ce sont mes enfants. Ces gens meurent en mer dans l'indifférence générale. Certains Italiens aussi, qui pourtant m'aiment tant, les abandonnent. C'est une époque bien triste. J'attends mieux des Corses s'ils veulent encore m'appeler Madunnuccia ou maman ! Ils ont déjà accueilli et sauvé par le passé et feraient bien de s'en souvenir : les Grecs, les Serbes, les Syriens, les Russes, les pieds-noirs, et les Juifs pendant toutes ces horribles guerres. Tant de gens qui fuyaient la misère et la haine ont pu s'intégrer au destin corse, alors une trentaine de pauvres gens ?

Certains commentaires proposent de s'occuper d'abord de ceux qui vivent déjà sur l'île...

Ils n'ont pas tort : il faut s'occuper de tous ceux qui souffrent. Les Corses sont toujours précaires, mais sont aussi bien plus riches qu'avant. Beaucoup peuvent manger et savent où dormir, et pourtant rejettent les plus misérables ? Peut-être l'hospitalité vient plus facilement aux pauvres, qui n'ont rien à donner et pourtant le partagent. Peut-être la nouvelle musique de la modernité, qui incite à croître et augmenter toujours sa richesse matérielle, tue la graine de la charité au fond du cœur même des miséreux. Je ne sais pas, mais je sais que l'amour peut être donné à tous, aux siens et aux autres : aimer son prochain, ce n'est pas juste une question de proximité. J'ai de la compassion pour mes enfants aux commentaires acides, ils se sentent délaissés et cèdent à la haine, mais que chacun aide plutôt autant qu'il peut et dans tous les sens, car le cœur est bien plus grand que ce qu'ils n'osent croire.

D'autres commentaires rappellent que ces gens viennent d'ailleurs. Que leur répondre ?

Qu'ils ne devraient pas chanter le Dio vi salvi Regina, mais le Dio vi salvi Marine ! Où avez-vous lu dans les textes sacrés "aimez tout le monde, sauf les noirs, les syriens et la tante de Jojo" ? On ne se préoccupe pas de la couleur, de la langue, des préférences ou de la richesse de l'autre. Tous sont mes enfants à égalité. Je ne vous demande pas de mourir pour le monde, comme l'a fait mon fils dont la compassion était immense, mais il doit bien y avoir quelques étapes miséricordieuses entre mourir pour l'autre et condamner l'autre à mourir.

Et à ceux qui ont peur de perdre leur culture en accueillant ces réfugiés ?

Ça, j'en ai parlé avec Pascal Paoli, un homme charmant qui m'aide à gouverner l'île et qui était aussi profondément déçu, et le père de la Corse a éclaté de rire ! La Corse, c'est un mélange de gens qui viennent de partout pour y vivre, et cela crée les Corses. Il y a des peuples dans le monde à qui on fait la guerre, qu'on déporte, qu'on massacre... et leur culture persiste ! Alors quelques pauvres âmes perdues en mer, c'est là la véritable menace ? Certainement pas.

Que dites-vous à ceux qui doutent ?

Réveillez-vous et demandez-vous d'abord ce que vous pouvez faire pour votre prochain, avant de décourager ceux qui contribuent à l’œuvre divine et charitable, en leur rappelant tout ce qu'ils ne font pas. Rappelez-vous que je ne les ai pas détournés, mes yeux maternels et aimants, lorsqu'en 1656 des bateaux bien plus funestes risquaient d'amener la peste à Ajaccio... Sinon j'ai bien peur que la fin du monde soit bien triste, et bien proche.

Vous avez décidé de rester ou de quitter la Corse ?

Je suis décidée à rester : il faut garder la foi dans toutes les circonstances. J'espère que mes enfants les Corses sauront faire preuve de ces qualités que j'aime chez eux : l'hospitalité, la fierté... et l'humour.

Merci Reine Marie, et à bientôt.

Je vous en prie.

0 a signé. Prochain objectif : 100 !
Quand elle atteindra 100 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être inscrite comme pétition recommandée !