Pétition fermée

GRANDIR ENSEMBLE au sein des écoles publiques

Cette pétition avait 17 signataires


En Septembre prochain aura lieu la rentrée des classes. Ma fille âgée de 4 ans retournera donc à l'école qu'elle adore pour sa deuxième année de maternelle. Malheureusement, elle ne pourra pas retrouver sa meilleure copine car le corps enseignant juge qu'elles sont trop proches pour rester ensemble.

"GRANDIR ENSEMBLE"

L'école ne serait donc qu'un lieu d'apprentissage ? Un lieu de performance où finalement seul compte le résultat de l'enfant ? Ma fille pourrait "commander" les autres avec l'appui de sa copine ? La réponse à ce "problème" serait donc, au lieu de le rectifier et de permettre à l'enfant de comprendre ses erreurs, de mettre la poussière sous le tapis en les séparant purement et simplement dans une logique d'entreprise. Cette analogie m'a fait prendre conscience qu'il s'agit non seulement d'une erreur colossale pour l'enfant mais également pour la communauté et même la société française qui fabrique des citoyens à l'image des plantes hors-sol.

Alors que tant d'études sérieuses démontrent le mal-être au travail, l'usage massif de calmant, la ghettoïsation ou la solitude d'une partie grandissante de la population, pourquoi ne pas s'attaquer à la racine du problème : l'enfance. Comment la France peut imaginer une cohésion sociale et un bonheur collectif quand dès l'enfance on inscrit l'abandon, le sacrifice, la méfiance et peut-être la solitude dans de petites têtes ne cherchant que douceur, réconfort et restant dans l'incompréhension face à la cassure du groupe. Comment les parents ou les milieux associatifs et sportifs peuvent combler ce trou dans la conscience collective de générations d'enfants ? Une année commune avec un camarade ne représente finalement qu'un aperçu superficiel de la personnalité de chacun, là où les enfants ont besoin de repères solides. Ne restent que des souvenirs d'amitiés avortées, peut-être que les enfants plus sociables gardent les amis malgré tout, mais quid des plus faibles ? Ou encore plus frappant quid des "intellos" ? Quid des handicapés ? Qu'est ce que le meilleur groupe classe ? Dans une équipe, mieux vaut avoir des champions solitaires ou des coéquipiers ? 

De l'autre côté des Alpes, un autre modèle porte ses fruits depuis de longues années car le peuple italien fait le choix sans cesse renouvelé de maintenir les groupes d'élèves soudés. J'en ai parlé à plusieurs italiens d'âges différents : ils sont unanimement choqués. En même temps, pas besoin de traverser les Alpes pour saisir les incohérences du choix français : voici un lien du sérieux magazine Parents qui ne plaide finalement pas en faveur du système actuel : http://www.parents.fr/enfant/education-et-vie-sociale/les-premiers-copains-et-copines-ca-compte-enormement-13974 Trouver un article abordant à peu près notre sujet ici m'a pris pas mal de temps car ce n'est même pas considéré comme un problème en France. A défaut de ce que j'appelle le "grandir ensemble", Google.fr trouve surtout des résultats sur la mixité des sexes, le divorce des parents, et sur les fameuses classes multi-niveaux qui semblent être un cadeau empoisonné parfois emballé dans un joli paquet dit Montessori (je vous laisse en guise d'exemple consulter ce document explicatif intrinsèquement très incohérent : http://www.ecoles-publiques-mauges.com/ecole-publique-ou-quand-la-classe-multi-niveaux-devient-une-alternative--rentable-.ws Il faudrait donc revenir au "grandir ensemble", car il en résulte une multitude de bonnes choses pour l'enfant, la communauté et par voie de conséquence la société.

L'enfant d'abord : le groupe classe va devenir une vraie famille, des contacts pour la vie, les parents d'élèves eux-mêmes s'attachent aux autres enfants et créent du lien avec les autres parents, l'enfant va mieux comprendre l'autre et se révéler fin psychologue ce qui l'aidera à cerner les gens plus tard, Il se comprendre par conséquent mieux soi-même, l'enfant plus faible trouve avec le temps sa place au sein du groupe et règle son problème grâce au travail de la maîtresse qui ne doit pas baisser les bras pour l'intégrer, l'enfant handicapé à véritablement l'occasion de se socialiser durablement, inversement l'enfant "valide" ressort grandit de ce contact sur le long terme, une fois le groupe soudé le professeur (comme les AVS, AE...) a beaucoup plus de facilité à le guider et à approfondir les sujets d'études comme le rapport humain, les parents ne doivent pas s'employer chaque année à retisser des liens "CDD" avec d'autres familles, au contraire ils se socialisent au même titre que leurs enfants... On en revient donc à la fameuse expression "grandir ensemble" dont les bienfaits sont innombrables. 

Du côté de la communauté : le groupe permet de favoriser et de cimenter la mixité sociale, il allège la charge des associations qui trouvent déjà des connivences entre les enfants, le groupe s'inscrit géographiquement dans une localité bien définie, la vie du quartier est dynamisée et pérennisée ce qui est extrêmement profitable aux endroits souffrant de l'exode ...

In fine la société en profite à tous les niveaux, les générations grandissent ensemble dans une véritable cohésion assurée par les professeurs dont c'est finalement le rôle le plus important (surtout en maternelle/primaire : la base), les personnes d'origines étrangères réussissent à s'inscrire dans la communauté ce qui évite les phénomènes d'ostracisme et de communautarisme, pour aller plus loin le groupe d'amis est par essence un moteur de renouvellement de la culture qui est digéree et recréée de génération en génération, l'Etat pourrait également économiser de l'argent public par exemple grâce à l'entraide qui devient naturelle entre les enfants, futurs adultes bien plus équilibrés et entourés. 

Pour toutes ces raisons et bien d'autres je soumets cette pétition en espérant qu'elle aura une résonance réelle. Je suis en effet convaincu qu'il s'agit d'un problème majeur touchant toutes les strates de la société. 

 



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