Repenser le système d'admission et de sélection français des Masters en psychologie

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 Actuellement, il existe un phénomène que tout le monde connaît, dont tout le monde parle et qui, paradoxalement, fait très peu de bruit dans les médias. Quant aux facs, n’en parlons pas !

Je veux bien entendu parler des sélections de M1 et de M2 en psychologie. 

Comprenons-nous bien : La sélection est utile.  Elle nous permet d’être serein dans un bloc opératoire entre les mains du chirurgien ou de faire confiance au pilote de ligne lorsque nous nous envolons. La sélection, lorsqu’elle est réalisée avec justice et bienveillance est un outil pédagogique qui permet à l’étudiant de se surpasser pour évoluer. Elle teste la vocation de ce dernier et lui permet de devenir un véritable professionnel responsable.

Ce qui interroge aujourd’hui, ce qui nous pousse aujourd’hui à vouloir briser le mur du silence, c’est la manière dont est réalisée cette sélection.

Sur 150 étudiants de M1, les places d’accès en M2 varient de 15 à 30 suivant les facs ; Cela sur l’ensemble de la France ! Les plus tendres admettent un quota de 80 places. Les justifications de ce nombre restreint portent sur les possibilités d’embauches mais, d’une part jamais aucun étudiant n’a demandé aux universités de remplacer pôle emploi, d’autre part les possibilités d’embauches sont encore plus restreintes lorsque nous sortons d’un M1 sans possibilité de finir le M2. Enfin, pourquoi ces places varient-elles suivant les universités et les régions ?

Le nombre de places n’est pas le seul problème.

Les universités demandent en effet dans le dossier de candidature une promesse de stage écrite et signée par une institution (hôpitaux, associations etc.) qui accueillera le stagiaire pour l’année à venir. Cette exigence pourrait être compréhensible si l’obtention de cette promesse était réalisable et qu’universités et institutions s’unissaient pour offrir à l’étudiant une chance de l’obtenir. Car c’est en effet loin d’être le cas, l’étudiant-candidat faisant face à des institutions qui exigent une promesse d’inscription universitaire avant de délivrer une promesse de stage.

La réalité du terrain, c’est qu’aujourd’hui, tout étudiant en psychologie, et notamment en psychologie clinique, pour être certain d’obtenir une réponse en mai doit solliciter les institutions  en octobre, ce qui est trop tôt pour penser l’admission d’un stagiaire au sein de la vie institutionnelle.

Dans ces conditions, quelles sont les chances d’un étudiant d’obtenir pour juin une promesse de stage signée ?

Mais, admettons que l’on accepte une limite drastique du nombre de places ;

Admettons que cette restriction soit liée aux difficultés des hôpitaux à embaucher des psychologues pour cause de budget réduit ;

Admettons que le marché de l’emploi soit réellement saturé et qu’ainsi nous soyons protégés du chômage ;

Admettons que pour être un bon psychologue, il faille avoir avalé toutes les théories de Freud ou de Milton et avoir écrit des théories cliniques sur une expérience de six mois encadrée par l’œil bienveillant d’un professeur des universités ;

Admettons que seule la crème de la crème puisse accéder au M2.

Pourquoi dans ce cas délivre-t-on un diplôme qui ne correspond à rien ? Pourquoi ne reformons nous pas le marché de l’emploi en créant des emplois ne portant pas le titre de psychologue et accessible avec la Maîtrise ?

Pourquoi les universités n’ont-elles pas au moins une ligne directrice générale telle qu’un calendrier commun à toutes les universités françaises permettant ainsi aux étudiants de ne pas se retrouver piégés pour les inscriptions et les transferts ?

Pourquoi n’y a-t-il pas plus d’exigences communes à toutes les universités sur les conditions de validations des mémoires de recherches ?

Et enfin, pourquoi l’évaluation des étudiants n’est-elle pas encadrée par un système de cotation rendant plus objectif l’encadrement de ce mémoire de recherche et interdisant à un directeur de mémoire de se retrouver en position de jury unique lors de la soutenance de ce mémoire ? (sachant que dans les soutenances de thèse et de mémoire professionnel le jury doit être composé au moins de trois personnes).

Je vous le demande… 

Dans ces conditions, comment un étudiant peut-il avoir un projet professionnel cohérent face à un système déloyal et irresponsable des universités ?

 Si vous étiez étudiant et que vous soyez obligé de travailler pour payer vos études, pourriez-vous vous permettre d’effectuer deux années de M1 juste pour affiner un seul mémoire de recherches ?

Nous pourrions passer ainsi des heures à dénombrer le nombre de problèmes et d’injustices que subissent les étudiants.

Cette pétition ne se veut pas un livre témoin. Je ne peux que vous inviter à vous tourner vers les étudiants qui, dans l’ombre et le silence, sont les témoins fatigués de ces injustices en France ! Vous mesurerez ainsi par vous-même pourquoi tant d’étudiants se découragent et abandonnent.

Cette pétition veut dénoncer les procédés malveillants, à la limite du cynisme de ce système de sélection.

Cette pétition veut donner la parole à tous les étudiants qui ont déjà eu le sentiment d’être trahis, d’avoir été sanctionnés injustement, qui se sont sentis jugés.

Cette pétition s’adresse enfin à tout le monde ! À tous ceux qui trouve ce système inacceptable !

Etudiants, étudiantes en psychologie ne restons pas emmurés dans le silence !

On exige de nous, responsabilités, rigueur et compétences. Faisons de même !

La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres, dit-on. La liberté des universités s’arrêtent donc là où commencent celles des étudiants.

Signez si vous aussi vous trouvez anormal les procédés de sélection actuels !

Signez si vous aussi vous voulez que les universités se remettent en question en profondeur et s’accordent entres elles.

Signez si vous souhaitez vous aussi que la France entende la souffrance de beaucoup d’étudiants qui s’interrogent sur la cohérence des études et qui ont vu leurs rêves détruits, leur  identité professionnelle mis à sac.



Caroline compte sur vous aujourd'hui

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