Pétition fermée

Santé mentale, aidez-nous à les aider Mental Health, help us help them

Cette pétition avait 652 signataires


English text follow

Update 29 Septembre 2017

Kathleen Wynne
Premiere Ministre de l’Ontario


Voici votre message sur le site internet sur les lois de l’Ontario


“ Notre gouvernement va continuer de faire progresser l’Ontario. L’Ontario sera la meilleur endroit ou vivre, de l’enfance jusqu’a l’age de la retraite. “


J’adore ma province; je suis une franco-ontarienne et j’en suis très fière.
Par contre j’aimerais vous partager l’impasse que ma famille et moi vivons depuis plus de 12 ans, sans parler des milliers d’autres familles qui vivent des situations semblables.


Ma soeur jumelle Liliane, a 29 ans. Jusqu’à ces 18 ans elle a vécu une vie normale, avec un avenir prometteur, sans embuche dans une famille unie et aimante. A la fin de son adolescence, ma soeur a commencée a avoir des pensées hors du commun, des illusions. Le diagnostique : Bipolaire type 1. Le début de sa bipolarité est marquer par des petits affronts et des tentatives de suicide involontaire. La violence fait surface lorsqu’elle frappe ma petite soeur et cette violence continue vers les étrangers. Elle s’invente une ville auto-suffisante, commence une secte, s’attaque a des gens connus sur l’internet qui finissent par lui causer beaucoup de problèmes. Elle récolte plusieurs contraventions, détruit son crédit, perd son permis de conduire, consomme de la drogue, vit chez des inconnus, disparait sans laisser de trace ce qui provoque des recherches dans les hôpitaux ou les morgues pour savoir si elle est toujours vivante. De voir mourrir sa personnalité à travers ses tremblements, sa paranoia et ses dépressions nous fait vire plusieurs emotions. Nous devions la nourrir, l’habiller, l’aider à se rendre à ses rendez-vous et lui administrer ses 12 a 20 pilules par jour. Depuis les deux dernières années sa condition et son problème de dissociation s’est aggraver au point qu’elle a tenter de poignarder ma mère en pensant qu’elle était un extraterrestre. Elle venait de sortir de l’hôpital depuis une semaine. Cette tentative a provoquer une autre hospitalisation d’une durée de deux mois qui a aider ma soeur à devenir consciente de ses actes. Nous savions qu’elle n’était pas bien lorsqu’elle est sortie du centre hospitalier. Nous avions des preuves vidéo et audio sur ses intentions de vouloir tuer et faire souffrir ma mère ou ma soeur, mais le système a fait en sorte que nous avons du attendre l’action avant de recevoir l’aide demande du début. Nous étions impuissants contre ce système et devions continuer de vivre dans notre maison avec cette peur de perdre notre vie sous les mains de notre soeur, notre fille.


Nous avons fait plusieurs démarches pour l’aider. Que ce soit de remplir tout les formulaires légaux possible 1,2,3,4,7 les visites avec les thérapeutes, psychologues, psychiatres et sans compter tous les séjours dans les hôpitaux. Nous avons rencontrer des juges, des polices et plus d’une soixantaine d’avocats a maintes reprises pour demande de l’aide. Liliane a eu un casier judiciaire et elle est avec ODSP (programme pour les personnes prit avec des handicaps physique ou mentale)... Notre entourage reçoivent des menaces de mort et doivent mettre des charges, mais en vain. Nous avons tout essayé, mais nous sommes perdus dans ce système de santé qui ne semble pas avoir les ressources nécessaires pour les adultes vivant avec ces conditions. Les avocats en ‘’common law’’ spécialisé en santé mentale travaillent avec les hôpitaux ce qui cause un conflit d’intérêt. La ligne de crise a bien essayé de nous aider, la réintégration dans la société et les sessions d’information pour la famille. Mais nous revenons toujours au meme point de départ.


Les médecins ne savent plus quoi en faire ou nous répondre. Nous recevons des commentaires qui en disent long sur leurs perceptions et capacité d’aider les victimes affligés par la Santé Mentale. Certains centres d’aides nous disent de lâcher prise quand nous cherchons a trouver de l’aide. Lâcher prise n’est pas une solution. La maladie mentale est une maladie comme le cancer il n’y a pas de traitement magique présentement. En différence au cancer, la souffrance d’une personne prise avec un problème de Santé Mentale est mal comprise ce qui donne un traitement inefficace. Je travaille dans un hôpital et le fait de côtoyer cette maladie me fait voir les difficultés que les spécialistes rencontrent dans ce domaine pour aider les patients avec des trouble de santé mentale. Je sens qu’il y a un manque de formation.


Ma soeur ne va pas bien et elle veut faire du mal. Elle a besoin d’aide et nous ne sommes pas équipés pour l’aider dans sa guérison ou de la remettre consciente de ces actes. Elle était hospitalisée depuis deux semaines, mais le 15 septembre 2017 un avocat qui circulait dans le département de la santé mentale de l’hôpital a libère ma soeur pour cause du droit de la personne, meme si le verdict du médecin traitant confirmait le danger pour elle et son entourage. Nous devions encore une fois attendre qu’elle commette l’irréparable pour prendre au sérieux sa condition et le danger qui nous guettent. Nous continuons de chercher dans l’espoir qu’un jour cet appel de détresse trouve une voix parmi nos dirigeants afin de changer certaines lois pour le bien-être de l’individu et de son entourage… Je ne veux plus rester chez moi avec mes portes verrouillées. Je ne veux pas me fier sur la chance en espérant que peut-être quelqu’un sera là pour l’arrêter dans ses plans lorsqu’elle passera à l’action.


Apres avoir étudiée plusieurs lois sur le sujet; comme la prise de décision au nom d’autrui, la santé mentale, le consentement aux soins de santé (1996), le code des droits de la personne et les lois sur la discrimination je m’aperçois que ma soeur fut discriminée a multiples reprises par ces lois. J’ai trouvé des solutions qui mettent le patient en sécurité de lui-même et de son entourage. Je me dit qu’il doit avoir eu de l’abus dans le système auparavant pour que je puisse être impuissante à ce point là aujourd’hui.


J’ai regardée tous les projets de loi de l’Assemblée Legislative de l’Ontario et j’ai trouvée qu’en 2009 ils ont observés que les services n’étaient pas suffisant pour les soins de Santé Mentale et de Dépendance. En 2010 ils ont constater que les faits était véridiques, mais aucuns suivi depuis. Ensuite j’ai trouvé le projet de loi 20 qui traite sur le sujet de l’amélioration des soins sur la Santé Mentale tenu en première lecture le 21 septembre 2016, sans suivi depuis. Un autre projet de loi no. 149 a été discuté le 11 et 14 septembre 2017 pour créer d’autres lois sur les soins de la Santé Mentale et des Dépendances, cependant c’est pour les mineurs et les aînées.


Je veux aider a faire avancer et changer les lois, le système de Santé. Je connais les problèmes moi-même (en étant une ex-toxicomane réhabilité depuis plus de 11ans et atteint de TDAH) et la santé mentale de ma soeur a fait en sorte que je connais très bien les comportements et les besoins.


Ils ne me connaissent pas, s’il pense que je vais laisser tomber ma soeur et qu’elle va se retrouver dans la rue, en prison ou de la laisser mettre fin a ses jours ou tuer quelqu’un d’autre sans rien dire ou faire. Je suis fière de ma soeur, qu’elle soit capable de se pousser tous les jours pour se lever et de continuer a vivre sa vie.


J’ai la chance d’avoir une énergie débordante et un vouloir d’aider ma soeur et ma famille dans cette épreuve, mais le système qui entoure les maladies mentales commence à faire un effet sur mes parents et mes soeurs qui sont fatigués de vivre à travers leurs peurs, peines et frustrations. J’aime ma soeur et je veux la retrouver.


Je crois en vos paroles et j’ose espérer que vous pourrez m’aider dans mes démarches pour changer notre système


‘’Notre gouvernement va continuer de faire progresser l’Ontario. L’Ontario sera le meilleur endroit ou vivre, de l’enfance jusqu’a l’age de la retraite. ’’

English :

Kathleen Wynne
Premier of Ontario


Here are Kathleen’s words on the laws of Ontario’s website.


‘Our government will build Ontario up. Ontario will be the best place to live, from childhood to retirement.’


I love my province, I am a Franco-Ontarian and very proud of it. On the other hand, I would like to put into words the dead end me and my family have reached; without mentioning the thousand of others.


My twin sister Liliane, is 29 years old. Until she reached the age of 18 years old, she lived a normal life in a loving and united family, and had a promising future in front of her. At the end of her teenage years, my sister started having out of the ordinary thoughts and illusions. The diagnostic Bipolar 1. The beginning of her bipolarity started with small conflits and involuntary suicide attempts. Violence surfaced when she first hit my younger sister, and the violence continued towards strangers. She create an auto-sufficient town, start a sect and attack well known people on the internet, which ended up in causing her a lot of trouble. She got several contraventions, destroyed her credit, lost her drivers license, consumed drugs, lived at strangers house and even disappeared without leaving a trace, which resulted in a search in hospitals and morgues to know if she was still alive. To see her personality die through her shakes, paranoia and depressions made us live several emotions. We had to feed her, dress her up, help her attend her appointements and administer her 12 to 20 pills a day. In the past two years, her condition and dissociation problem got so bad, to the point she tried to stab my mother thinking she was an alien. She had just gotten out of the hospital a week before. This attempt provoked another hospitalisation which lasted two months and helped her to become conscient of her acts. We knew she wasn’t well when she got out of the hospital. We had video and audio evidence of her intention to kill and make my mother or sister suffer, but the system pushed us to wait for an action before we could receive the help we first asked for. We were powerless against the system and had to keep on living in our house with the fear of losing our lives in the hands of our sister, our daughter.


We took many steps to help her. Either it was to fill in every legal form, 1,2,3,4,7 or to take her to see the therapists, psychologists, psychiatrists without counting all the stays in the hospitals. We met with judges, police officers and over 60 lawyers repeatedly to ask for help. Liliane had a criminal record and is with ODSP (Ontario Disability Support Program)… Our surrounding have received several death threats and had to press charges on her, but had no success. We tried everything and we are now lost in this health system which does not seem to have the necessary ressources for adults living with these conditions. The “Common Law’’ Lawyers who are specialized in mental health are already working with the hospital, which causes a conflict of interest. The crisis line also tried to help us, just like the society reintegration and the information sessions for the family. But we always come back to the starting point.

The doctors do no know what to do or what to tell us. We have received several comments who tells a lot on their perceptions and capacity of helping mental health victims. Some of the help centres told us to just let it go when we are looking for help. But letting go is not a solution. Mental health is an illness just like cancer, there is currently no magic treatment. On the contrary of cancer, a patient suffering from mental health is often misunderstood; which results in ineffective treatments. I am currently working in a hospital and this illness makes me see the difficulties the specialists are dealing with to help patients with mental health issues. I strongly believe there is a lack of formation.


My sister is not well and wants to cause pain. She needs to be helped because we are not equipped to help her in her healing process, or even to make her conscient of her actions. She was hospitalized two weeks ago, but on September 15 2017, a lawyer who was working in the mental health department released my sister because of the human rights, even though the doctors verdict confirmed she was a danger for herself and her surroundings. Once again we had to wait for her to commit irreparable damage for them to take her condition seriously while danger was surrounding us. We keep searching with faith that maybe one day our distress call will find a voice among our leaders, to change certain laws for the well-being of the individual and its surrounding… I do not want to stay at home with my doors locked. I do not want to wait on the opportunity hoping maybe somebody will be able to stop her in her plans when she finally decides to takes action.


After studying several laws on the subject, either it’s on the Substitute Decisions Act, the Mental Health Act, the Health Care Consent Act (1996), the Human Rights Code, or even the laws on discrimination, I can tell my sister has been discriminated multiple times by these laws. I have found solutions for the patients safety for himself and his surrounding. There must have been some misuse of power in the system for me to be this helpless.


I verified every Act from the Ontario Legislature and I found out that in 2009 they observed that the services for mental health and addictions wasn’t sufficient. In 2010 they found out that the verdict was correct, but there was no fallow up. Then I found out about the Bill 20 who obtained its first lecture on September 21st 2016, but there was no fallow up either. Subsection 149 of the Bill has been discussed on September, 11 2017 and on September 14, 2017 to create more laws concerning mental health and addictions, however it was only concerning minors and elderlies.


I want to help and make things go forward involving the changes with the laws in the health system. I know the issues myself (being an ex-addict rehabilitated for over 11 years and also diagnosed with ADHD) and the mental health of my sister resulted in the fact that I know very well the behaviours and needs.


They do not know me, if they think that I walk out on my sister and let her live on the street, in jail, or let her commit suicide or even to kill somebody else without saying or doing anything. I am proud of my sister, for her to be able to push herself every day out of bed and to keep on living her life.

I have the chance to have a lot of energy and a will to help my sister and my family in these hard times, but the system surrounding mental health is starting to have an effect on my parents and my sisters who are tired of living among fear, sadness and frustrations. I love my sister and I want to find her back.


I believe in your words and I am hoping you can help me in my journey to change our system.


‘Our government will build Ontario up. Ontario will be the best place to live, from childhood to retirement.’

 

Texte primaire

On retourne à la case départ. Un autre épisode, une autre aventure qui n'aura rien d'enchanteur, une autre période de sa vie qu'on aimerait mieux lui éviter, un autre traumatisme à rajouter sur la pile. Ma soeur vit depuis 12 ans avec une épee au dessus de sa tête. Ma soeur est diagnostiquée bipolaire de type 1 et son diagnostique est peut-être faussé. Elle a des périodes de manie ou elle devient complètement délusionnée et devient violente. Chaque jour pour elle est une épreuve, soit à faire face aux actions qu'elle a commit quand elle était malade ou quand elle est ''possedée'' par la maladie. Vous allez me dire qu'on a des ressources pour l'aider. On les a tous essayées : la police, des juges, les hopitaux, des psychologues, des psychiatres, des thérapeutes, des centre de crises, la réintegration dans la société, des sessions d'information pour la famille, même des charges d'homicides involontaires ont été portées. Malheureusement, malgrés le fait qu'elle n'est plus elle-même et qu'elle croit que nous sommes des extraterrestres, elle connait ses droits parfaitement. Comment aidons-nous quelqu'un qui ne veut pas s'aider et qui n'est plus apte à prendre des décisons. Beaucoup d'entre nous pensent qu'elle est consciente de ses actions et paroles. Elle ne mange pas et ne dort pas. Il faut qu'elle surmonte la honte et la dépression. Chaque chose qui monte doit redescendre. Ces manies de 1 ans et demi la transportent dans des années de dépression. Il faut qu'on l'aide à manger, à se laver, à vivre avec son fardeau quotidien. Je vous parle meme pas des smarties (pillules) qu'elle prend. Les effets secondaires sont affreux, ma soeur les as tous eu. La voir vomir juste à les regarder en se disant que ca la ''sauve'' d'elle-même, c'est déchirant! Puis il y a aussi la honte de vivre avec les conséquences de ses actions envers la société, les menaces de morts, les insultes, les dissociations et juste son caractère. Quand elle est malade on en voit de toutes les couleurs. Heureusement on a une famille unie et très forte. On sait que c'est sa maladie et non elle. Mais les voisins ne comprennent pas ca. La famille éloignée et les amis non plus. C'est tout le cercle de soutien qui tombe à chaque fois. J'ai eu une rencontre avec mes amis de jeunesse dernierement et ils m'ont rappelé que moi et ma soeur on venait en ''package deal'' avant. Elle organisait les soirées avec les amis, les BBQ, la majorités des rencontres. Maintenant elle n'y est plus par honte. Car on sait que dans son entourage, c'est les premier à manger la claque quand la maladie embarque. Donc elle n'a que nous maintenant. Quand elle retourne en manie, on la perd. Elle c'est fait battre, humilier, violenter, abuser, elle a vécue des histoires horribles qu'on ne souhaite même pas à nos pire ennemies. Et la je ne vous parle pas de nous. Aller dans des hopitaux pour voir la fille defigurée pour vérifier si c'est ta soeur, se promener dans les rues la nuit pour la retrouver et la protéger, cacher les couteaux par peur qu'elle te tue: Tout ca sont des choses qui pourraient être evitées dès le départ. Quand je vois qu'une personne pris avec des problèmes mentaux passe au téléjournal parce qu'elle a tuer quelqu'un : OUFFF, je me dis, ca pourrait être nous! Je pense à la famille qui n'a plus d'énergie, à la personne malade qui doit vivre avec les remords, quand elle a de la misère à vivre tout cours dans sa propre tête. Aujourd'hui ma soeur est malade même si elle prend ses médicaments. Elle fait tout en son pouvoir pour ne pas que ca lui arrive. Elle pensait que la manie avait recommencée parce qu'elle faisait du ménage. Mais elle a le droit d'être normale et de faire ses activités quotidiennes sans avoir peur d'elle même. Malheureusement, elle avait raison, c'était la maladie. On n'a pas su reconnaitre les signes et elle est reparti encore une fois. On fait tout ce que l'on peut pour la ramener mais les lois ne nous aide pas. L'autre jour j'étais à l'urgence avec un Docteur, la police et le team leader de l'urgence. C'est avec les yeux remplit de désespoir qu'ils m'ont dit qu'ils ne pouvaient rien faire à cause des lois. Ce n'est parce qu'ils ne veulent pas, c'est qu'ils ne peuvent pas. Ma soeur est trop loin dans sa tête pour s'aider, elle ne réalise pas ce qui ce passe présentement. J'ai parlé avec une vingtaine d'avocats dans les 2 derniers jours. Aucun ne peuvent m'aider! Il Faut que j'attende qu'elle soit un danger imminant. Ce sont les procédures vous allez me dire.... on les a tous essayées les formules, 1,3,4 et 7. Il nous faut au moins 1 mois et demi (dans un centre hospitalier spécialisé en santé mentale) pour la ramener à elle-même. Deux semaines ce n'est pas assez dans notre cas, on va juste la mettre plus en danger à sa sortie, car elle va être plus frustrée. SVP aidez moi à sauver ma famille, signez la pétition pour changer les lois. Beaucoup en souffre en silence, et même si je le crie partout et que je frappe à toutes les portes, je ne suis pas capable de la sauver d'elle-même. Aidez-nous à les aider...
D'une fille qui a hâte de ravoir sa moitiée parce qu'elle ne se rapelle plus de qui était sa soeur jumelle.

 

First Text 


We are back to square one. Another episode, another adventure that will not be enchanting at all, another part of her life that we would like to evitate, another trauma to add to the pile. My sister has been living for 12 years with a sword above her head. My sister has a type 1 bipolar diagnosis that might be wrong. She has periods of delusional behaviour and she becomes violent. Every day is a challenge. Every day she needs to face actions she made while being sick and when she is "posessed" by her disease. You can tell me we have the ressources to help her out. We tried them all : Police, judges, hospitals, psychologists, crisis centers, reintegration centers, information sessions for families and even charges for involuntary homocides have been done. Unfortunately, even though she is delusional enough to believe we are aliens, she knows her rights perfectly. How do we help someone who does not want any help and that is not apt to take decisions anymore? A lot of people think that she is conscious of her actions and words. She does not eat and does not sleep. Every time she needs to go through depression and shame. What goes up must go down. Her 1 and a half year maniac episodes transport her into years of depression. We have to help her wash herself, eat and to live with her burden. All of this is without talking about all of the smarties (pills) she needs to take. She has had all the side effects possible. Seeing her vomit just by looking at them because it is supposed to save her from herself has been horrible to watch. There is also the shame to live with the consequences of her actions in society, the death treaths she has made while sick, insults, dissociation or just her behaviour in general. When she is sick, we experience all kind of stuff. Fortunately we are a strong and united family. We know that it is not her but it is her disease. But neighbours and friends don't understand this. The support system falls appart every time. Recently, i've seen some of my childhood friends and they reminded me that we used to come in a package deal. She used to organise events with our friends, BBQs and the majority of the meet ups. Now, she does not even show up because of her shame. The only people she has is us, her family. That is because we know that when the disease comes back, everyone is challenged by it. Everytime she becomes delusional we loose her. She has been beaten, humiliated, abused, she has been through horrible stories that you would not even wish upon your worst enemy. And I am not even talking about what we have been through. Going to hospitals to find a disfigured girl to verify if it is your sister, walking around town trying to find her at night to protect her, having to hide knives from your home so she will not stab you: All of those are events that could of been prevented. When I see someone on TV with mental health issues because they have killed somebody I tell myself OUFF that could of been her, that could of been us. I think about the families that don't have any more energy, I think about the person that has to live with remorse. Today, my sister is sick even though she is taking her medecine. She has done everything in her power so it would not happen. She has a right to be normal without being scared of herself. We could not recognise the signs fast enough this time and she has gone into a manic episode again. The other day I went to the emergency room to get advice from a doctor, the police and the leader team of the emergency room. It is with eyes full of sadness that they told me they could not do anything for me. It is not because they did not want to, it is because they just could not. My sister is too far gone to realise what is going on at the moment. I have talked to 20 lawyers in the last 2 days. None of them can help me! It requires her to be an obvious danger to herself and others. We have tried all the laws: form 1,3,4 and 7. We would need at least a month and a half in a mental help facility to bring her back to herself. Two weeks is not enough in our case, we would just put her in danger more because when she comes out she would only be more angry and violent. Please help me save my family, sign this petition to change laws concerning mental health. A lot of people suffer in silence but even though I am screaming and knocking at every door, I cannot seem to find a way to save her. Help us save her...

From a girl who cannot wait to have her other half back because she does not even remember who her twin sister is.

 

 

 



Emilie compte sur vous aujourd'hui

Emilie CHATELAIN a besoin de votre aide pour sa pétition “Gouvernement Provincial : Santé mentale, aidez-nous à les aider”. Rejoignez Emilie et 651 signataires.