Pétition fermée

Pour que le gouvernement tienne les promesses faites aux réfugiés de la "jungle" de Calais

Cette pétition avait 393 signataires


En octobre dernier, une belle opération "poudre aux yeux" a eu lieu: le gouvernement s'occupe du problème de la "crise migratoire" en évacuant la "jungle" de Calais. Tout du moins, c'est ce qu'on a voulu nous faire croire ...

La plupart des personnes présentes dans ce camp parce qu'elles ont fui les guerres, les atrocités et les famines qui en découlent, souhaitaient à la base se rendre en Grande Bretagne.

« Montez dans les bus, vous resterez en France » leur a-t-on martelé afin de les convaincre de monter docilement dans les bus qui devaient in fine les éparpiller dans divers Centre d'Accueil et d'Orientation (CAO) de France et laisser « place propre » à Calais.

Ils se sont questionné bien-sûr, c'était un changement radical de projet de vie qu'on leur promettait là, mais ils ont décidé de faire confiance à la promesse faite par le gouvernement de rester en France en toute légalité.

Ils sont alors montés dans ces fichus bus (dont, pour rappel, les sièges étaient couverts de housses en plastique … comme pour transporter du bétail …), ne connaissant même pas, pour la plupart, la destination finale.

« Ce n'est qu'un voyant les heures de voyage passer qu'on a compris qu'on nous emmenait loin », raconte l'une de ces personnes « débarquée » dans le sud de la France avec ses camarades d'infortune.

Malgré la peur, l'animosité, le rejet et parfois même le racisme assumé d'une partie de la population à l'annonce de l'arrivée des « migrants », c'est au contraire un extra-ordinaire mouvement de solidarité qui est né ici et ailleurs.

Nombreux sont ceux qui, refusant l'hostilité, ont choisis de s'engager de manière inconditionnelle, à apporter leur aide, leur soutien, leur chaleur HUMAINE, et avec le temps, leur amitié profonde.

Derrière les mots « migrants », « réfugiés », « flux migratoires », « crise des migrants » … se cachent des enfants, des familles, des hommes, des femmes, des jeunes, et autant d'histoires tragiquement douloureuses.

« Heureux qui comme Ulysse » peut retourner à ses racines après avoir connu l'exil.

Tant que les guerres énergétiques (car s'est bien de cela qu'il s'agit en réalité) perdureront, Calais renaîtra … Eux n'ont pas la chance d'Ulysse. Retourner au pays, c'est risquer la mort -et dans bien des cas, retourner au pays … pour aller où ? (les villages ayant été exterminés pour l'exploitation pétrolière par exemple) -

Ces personnes qui ont fui n'aspirent qu'à vivre, tout simplement. Ils rêvent d'étudier, de travailler, de s'insérer dans la société, de pouvoir mener une vie « tranquille » loin des massacres qu'ils ont connu. Ils ont soif de liberté, refusent les extrémismes et les violences au point d'avoir risqué leur vie dans ce voyage si éprouvant.

Eux ne sont pas Ulysse, mais ils pourraient être nous …
A la « crise migratoire » nous opposons la « crise de l'accueil », voire, la « crise d 'humanité ».

Non seulement la France refuse de prendre ses responsabilités et de tenir ses engagements (elle devait accueillir 24 000 « réfugiés » pour « soulager » la Grèce et l'Italie ; seules 2000 personnes ont été régularisées depuis …

De surcroît, La France ne tient pas la promesse faite aux 6486 personnes qui ont évacué la « jungle », elle s'acharne sur les citoyens « coupables de délit de solidarité », elle déboute du droit d'asile, elle expulse vers des pays en guerre et en famine déclarée, contrairement à l'Article 3 de la Convention de Genève.

Nous opposons la solidarité, l'échange, la richesse de l'interculturalité à la haine et au rejet de l'autre.

Nous opposons la volonté d'accueillir dignement toutes personnes ayant fui les guerres que nous armons … et dont nous tirons large profits.

Disons que le gouvernement français est en capacité d'accueillir 6486 personnes.

Disons que 66 millions de personnes ont la capacité d'accueillir 6486 personnes, et bon nombre en on la volonté ferme.

Disons que 66 millions de personnes dont la devise d'Etat est LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE, ont le devoir moral de s'opposer à ces expulsions.

Nous demandons la régularisation immédiate et sans condition de toutes les personnes ayant quitté Calais dans les bus vers les dispositifs CAO, déboutés du droit d'asile inclus.



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