Pour la participation des acteurs de terrain aux décisions relatives à l'enseignement.

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Démocratie et enseignement, une nouvelle ère à construire ensemble. 

Les étudiants, enseignants, directions, éducateurs et autres acteurs de l’enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles sont confrontés en permanence  à de nombreuses réformes qui se succèdent parfois à une allure effrénée : “Pacte Pour un Enseignement d’Excellence”, décret « Titres et fonctions », décret « Réforme des cours philosophiques », décret « Inscription », décret « Paysage », décret « Réforme de la formation initiale des enseignants », etc… Les causes et déclencheurs de ces réformes sont à chercher du côté des mauvais résultats de notre système éducatif souvent pointés par les enquêtes internationales comme PISA par exemple. On déplore souvent les mauvais résultats au niveau des matières enseignées mais aussi au niveau des discriminations entre étudiants. Personne ne le nie, ni le politique, ni le terrain. 

Un autre point commun existe entre ces différentes réformes ; la manière dont elles sont élaborées. 
Les premiers concernés mais aussi les premiers impactés sont laissés sur la touche, leur expertise, leur expérience et leurs idées avec eux.

 Le 18/09/2018 dans les pages du Soir, 400 professeurs d’université dénonçaient un “ déficit démocratique” concernant la construction et la mise en oeuvre du décret “Paysage”. De nombreux appels à la démocratie avaient d’ailleurs déjà été lancés par divers acteurs de terrain depuis 2016 * et plus récemment par l’ASBL 1Pact lors de son audition en Commission de L’Education du 23 avril 2019, dans le cadre du PPEE. A ce jour, tous ces appels légitimes et constructifs sont restés sans suite.  

Les jeunes, les parents et les éducateurs, directeurs et enseignants de tous niveaux regardent de loin l’élaboration des réformes mais les  subissent de près. Des réformes échafaudées  selon des décisions prises par les gouvernements successifs, conseillés par des experts, qui certes,  détiennent des connaissances théoriques essentielles à propos de l’éducation, la pédagogie, les structures de l’enseignement  mais qui ne vivent  pas la réalité du terrain au jour le jour.  

Les acteurs de terrain, à juste titre, diront que ces réformes ne sont pas concertées et que si concertation il y a, elle n’a aucune valeur et poids sur le plan décisionnel. Les acteurs de terrain ont donc du mal à les accepter et à se reconnaître dans les nouvelles règles et pratiques que ces réformes  imposent. 

Peut-on changer de paradigme ? 
La réponse est clairement oui. 

Alors comment faire ? 
Commencer par le début : instaurer un réel mécanisme démocratique dans l’élaboration et la prise de décision liés aux réformes. Donner un pouvoir à la fois d’initiative mais aussi de décision aux acteurs de terrain (parents, étudiants, enseignants, directions, éducateurs, etc). 

De tels mécanismes démocratiques sont-ils possibles ? 

Oui, s’il l’on admet encore une fois qu’il faut changer de paradigme et que l’enseignement devrait être un exemple de pratiques démocratiques, ce que le politique affirme d’ailleurs haut et fort.  

Quels mécanismes ? 

La profession devrait pouvoir être dotée d’organes représentatifs des étudiants, éducateurs et enseignants dans chaque école, puis dans chaque région afin de prendre ensemble, de manière éclairée et pondérée les bonnes décisions. Les référendums n’ont jamais été aussi simples à organiser grâce aux nouvelles technologies, ils peuvent être utilisés pour approuver ou pas les grandes orientations ou réformes préparées par les organes de représentation des acteurs de terrain.

 Quelles revendications donc :  

- Geler toute les réformes actuelles afin d’être revues selon les modalités d’un nouveau paradigme plus démocratique et participatif

- Des organes représentatifs des acteurs de terrain (étudiants, parents, enseignants, éducateurs, directeurs, etc) doivent être mis en place et doivent être dotés de pouvoir dans les négociations et les décisions inhérentes à l’enseignement qu’il soit fondamental, secondaire ou supérieur. Ces nouvelles structures élaborées elles-mêmes par des assemblées représentatives des acteurs de terrain

- Etablir un système de référendum pour les grandes décisions et orientations à prendre dans l’enseignement

- Etablir un monitoring selon un timing établi sur les différentes réformes afin de les rectifier de manière efficace si elles ne donnent pas les résultats escomptés.

- Une rencontre avec les Ministres de tutelle dès leur prise de fonction 

Signataires
Olivier Van Essche pour l' asbl ELEVeS
Christophe Bodart pour l'asbl 1Pact
Fabrice Ligny pour le CORME (Collectif des professeurs de religions, morale, philosophie et citoyenneté)

 

  * Le Soir et La Libre du 28/06/2017
   https://plus.lesoir.be/101929/article/2017-06-28/reussir-le-pacte-dexcellence-necessite-ladhesion-des-profs-mais-pas-seulement    https://www.lalibre.be/debats/opinions/reussir-le-pacte-d-excellence-necessite-l-adhesion-des-profs-mais-pas-seulement-opinion-59527704cd706e263e7bb0e9

  La Libre du 20/11/2016   
https://www.lalibre.be/debats/opinions/le-pacte-d-excellence-echouera-si-la-confiance-ne-revient-pas-582f2fcbcd70735194a3c99c

 


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