non au retrait des réservistes de la police nationale

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[LETTRE 1]

Cette pétition vise à sensibiliser acteurs et décideurs du domaine de la sécurité intérieure au besoin d’une réserve civile de la police nationale proprement opérationnelle.

Dans cet objectif, il est nécessaire de repenser le cadre, le statut et les domaines de compétences de cette réserve, et la rendre cohérente aux ambitions d’une garde nationale.

La réserve actuelle est encore bien loin de l’objectif de force d’appoint qu’on lui prescrivait au départ, supposée être un renfort temporaire, ponctuel, lors des pics d’activité elle se retrouve déjà mise au placard.

En effet, aujourd’hui, malgré son fort potentiel numérique, elle reste en dehors du domaine d’activité ou elle serait le plus précieuse. Ceci faute à une formation inadaptée, un champ d’application restreint et aux critiques infondées et paranoïaques des actifs de la Police.

En réponses à de telles critiques, nous voudrions éclaircir certains points : La réserve n’a pas pour objectif de se substituer à des créations d’emplois, ou à pallier à un manque d’effectifs, mais surtout de se montrer complémentaire et offrir un soutien proactif au service actif.

Aussi, la réserve est un moyen de renouveler un lien police/citoyen de plus en plus endommagé, de faire connaitre le métier, promouvoir un sens du service public et des valeurs citoyennes, et non de créer une « milice » (ce référer aux dires du syndicat CGT-FO Police nationale) plus handicapante qu’utile.

Enfin, si certains s’interrogent sur le manque de garanties en matière de formation adéquate et de déontologie, ils seront sans doute rassurés par la réussite de a Gendarmerie Nationale, qui a su dépasser ces critiques faciles et imposer une confiance en son corps de réserve.

Nous proposons donc certaines pistes de réflexion :

-L’allongement  de la formation en vue de la rendre plus efficace  et adaptée non seulement aux missions de soutien aux force de sécurité intérieure et de solidarité, mais également aux missions de maintien et rétablissement de l’ordre public

-Déployer le vivier réserviste souvent et régulièrement.

-Banaliser le corps de réserve au sein même de l’institution, répondre au scepticisme en prouvant son efficacité et sa pertinence.

-Pérenniser le développement et le processus de réforme de la réserve pour répondre aux besoins d’un contexte nécessitant une force dynamique, rigoureuse et flexible.

-Sanctionner la fin d’une formation adéquate par un certificat d’aptitude au tir, permettant le port d’une arme de service sans laquelle la réserve est inemployable dans la plupart des missions.

-Revoir le qualité du réserviste en leur permettant d’acquérir la qualification d’Agent de Police Judiciaire Adjoint (APJA).

 

[LETTRE 2]

« Garde Nationale », derrière cette formulation pompeuse, tout aussi récente qu’inutile, se cache l’incapacité du gouvernement à suivre l’évolution de la réserve civile et militaire dans le nouveau paysage sécuritaire.

La réserve est un atout longuement vanté transversalement par plusieurs classes politiques, mais fait face à des dysfonctionnements liés à l’écart entre le discours promulgué et la réalité budgétaire, matérielle et logistique

Fort d’un vivier de 63 000 personnes de toutes compétences, âges ou expérience, la réserve à mainte fois prouvé son efficacité pour le soutien à l’activité opérationnelle. Son efficacité et sa nécessité ne sont à ce jour plus à prouver et pourtant le gouvernement se refuse, ou du moins hésite, à utiliser cette plateforme citoyenne à son plein potentiel.

Le ministre de l’intérieur, et le premier ministre incitent les jeunes en particulier à s’engager au sein d’une institution, qu’elle soit l’Armée de Terre ou Air, Marine, Gendarmerie ou Police sans pour autant s’inquiéter sur le point de rupture des instances de recrutement, qui n’ont pas évolué dans le but de répondre à de telles demandes (après les tragiques évènements de 2015/2016, les dépôts de dossier ont fortement augmenté, et les « consignes » seules reçues par les Brigades de gendarmerie, ou les CIRFA ne peuvent se traduire en actes)

Au centre de ces problèmes multiformes, la jeune réserve civile de la Police Nationale (RCPN), qui peine à se développer à l’inverse de sa jumelle Gendarme, qui connait un véritable essor.

Criblé de critiques de la part des réservistes qui n’ont d’opérationnels que le nom, la RCPN doit impérativement se tourner vers les nouveaux défis : ceux d’une force publique fortement mobilisée qui nécessite un soutien rigoureux et flexible.

Pourtant le bilan semble peu prometteur, entre les dossiers non suivis, la mise sur la touche des anciens réservistes, la faible participation à des missions opérationnelles et le manque de formation. Si bien que la réserve de la Police Nationale devient incomparable à celle de la Gendarmerie, là où la RCPN devrait accomplir les mêmes missions pour les mêmes domaines de compétences, elle est à ce jour accessoire et ne sert que de poudre aux yeux pour couvrir des moyens lacunaires de l’institution (restrictions budgétaires, créations d’emplois bien en dessous des promesses, …).

De manière plus symbolique, et pourtant tout aussi importante, le réserviste civil au sein de la Police ne reçoit pas de formation au maniement, et donc au port, d’une arme de service (lorsqu'il n’est pas ancien policier)

Contrairement à ce qui se fait chez les Gendarmes, qui sont équipés du Sig Sauer SP2002 (l'arme de service commune à la police et la gendarmerie) lorsque les missions le nécessitent (ladite formation est rapide et peu onéreuse rapporté au large panel opérationnel qu’elle offre), la différence, infondée, laisse penser que l’on ne ferait pas autant confiance au Réserviste policier qu’à ses homologues dans l’armée.

L’arme de service est condition sine qua non pour mener à bien la plupart des missions de sécurité publique auxquelles le réserviste civil pourrait apporter un soutien, sans arme, le réserviste n’est d’aucune utilité là où il est le plus demandé, critère discriminant vis-à-vis de la Gendarmerie.

On forme donc toujours plus de volontaires sans que cette formation soit assez complète pour être utile, pour que l’institution jouisse pleinement du bénéfice et du potentiel d’une telle réserve, il faudrait qu’elle possède les outils nécessaires à son déploiement.Dans ce cas, la formation est un gouffre financier : on forme sans employer, on mise sur l’apparence plutôt que l’efficacité.

Les opposants à une telle réforme ne sont pas ceux que l’on pourrait croire, au premier plan de la stigmatisation de la réserve civile citoyenne se poste le syndicat Alliance Police Nationale, qui malgré un discours axé  sur le manque de moyens et les conditions de travail déplorables des actifs, refuse d’admettre l’utilité ou même le sérieux de la RCPN.

Alors nous profitons de la mutation des réserves pour y revendiquer notre place en son sein et non en marge, il faut une réforme conforme aux nouveaux défis, utile pour un soutien efficace aux actifs et cohérente sur le plan politique, dans la ligne des ambitions de cette « nouvelle réserve »

 http://tempsreel.nouvelobs com/societe/20160726.OBS5311/ reservistes-de-la-police- pourquoi-je-n-ai-pas-ete- appele.html
 



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