Stoppons l'abattage des arbres à Liège

Stoppons l'abattage des arbres à Liège

0 a signé. Prochain objectif : 100 !
Quand elle atteindra 100 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être inscrite comme pétition recommandée !
Gardien.ne.s des Communs - Liège a lancé cette pétition adressée à Gardien.ne.s des Communs - Liège

Ce 25 mars au matin, la Ville de Liège a poursuivi son plan de réaménagement de la Place des Carmes : 4 arbres ont été abattus, complétant les 2 déjà partis. D’autres vont encore être retirés et remplacés.

Initialement les autorités n’avaient annoncé que l’abattage de trois arbres. Par ailleurs, il a fallu que des citoyen.ne.s s’alarment de voir les premiers arbres abattus et affichent des panneaux sur les troncs des prochains condamnés pour que L’Echevin Roland Léonard (Echevin en charge des Travaux, des bâtiments et des Espaces publics) se pique d’une explication dans un article publié sur le site de la RTBF

Ce texte – qui justifie après-coup une modification pourtant non-négligeable de l’espace public – ne change pas la situation actuelle qui nous paraît particulièrement préoccupante, et ce, pour deux raisons :

1) Une RAISON POLITIQUE, d’abord.

Nous sommes déçu.e.s du manque de communication entre les élu.e.s locaux, les responsables administratifs de la Ville et la population quand il s’agit de la chose publique. Les arbres de l’une des entrées piétonnes dans la ville font partie du quotidien des passant.e.s et des habitant.e.s du quartier. Il ne suffit pas d’organiser une “soirée d’information” (pour laquelle il y n’y a pas eu assez de publicité) pour dire que les citoyen.ne.s sont intégré.e.s dans le processus décisionnel.

Quand on se promène un matin et que l’on s’aperçoit qu’il manque quelque chose à notre paysage, quand on remarque, depuis la terrasse d’un café, que d’étranges petites croix fluorescentes sont dessinées sur des arbres, quand on se retrouve face à la personne préposée à l’abattage qui nous dit en souriant « Bon, ben on va pas discuter, hein » : dans toutes ces situations, nous sommes en droit de nous sentir dépossédé.e.s et d’avoir l’impression que nous n’avons pas voix au chapitre.

2) Une RAISON ECOLOGIQUE, évidemment.

En effet, tout le monde parle aujourd’hui du climat, tout le monde en parle, à raison, parce que c’est un enjeu essentiel. Mais le climat, c’est aussi ce qui est tout près de nous : les arbres en milieu urbain abritent des oiseaux et des insectes, produisent des parfums, des odeurs, apaisent les fortes chaleurs, diminuent le bruit et le vent, retiennent la terre et l’eau, fournissent de l’ombre en été. Nous en avons besoin, ils font respirer la ville, et sans doute l’Administration communale l’a-t-elle bien compris, puisqu’elle a pour objectif d’atteindre le nombre de 29 arbres sur la place des Carmes (sur les 31 initialement présents).

Ceci étant dit, tous les slogans et les revendications des mouvements pour le climat tendent actuellement à redéfinir notre rapport à la nature, en cessant de la considérer comme une propriété (à maîtriser ou à protéger) pour davantage la penser comme un ensemble auquel nous appartenons de plain-pied. C’est bien le sens de la (désormais fameuse) phrase utilisée lors des « Climates Games » de 2015 (actions de désobéissance civile) et relayée par Youna Marette : « Nous ne défendons pas la nature, nous sommes la nature qui se défend ».

Dans ces conditions, décider que certains arbres seront « transplantés » et d’autres « remplacés », c’est faire : 

  • Comme s’il était toujours normal d’avoir un rapport « technique » au vivant, dans lequel il est logique de couper un arbre jugé « défectueux », gênant pour la circulation, ou malade (plutôt que de le soigner !).
  • Comme si les arbres étaient des marchandises, soumises à un impératif de mobilité, et capables d’être déplacées sans dommage. Or transplanter un arbre a un coût élevé, l’opération est risquée, elle demande du temps et de la main d’œuvre.
  • Comme si les arbres étaient des objets interchangeables, comme s’il s’agissait de mobilier urbain, et non d’êtres vivants.

Par cette pétition, nous souhaitons :

1) Que la Ville de Liège poursuive ses efforts en tentant sinon d’augmenter, au moins de maintenir, le nombre d’arbres présents à Liège (mais aussi de haies et de friches).

2) Que la Ville de Liège s’engage à communiquer plus clairement concernant l’abattage des arbres du centre-ville, en apposant systématiquement sur ceux-ci un avis qui explique clairement : 

  • les raisons de l’abattage 
  • le cas échéant : les motifs présidant aux choix d’une essence pour remplacer une autre

3) Que la Ville de Liège publie les rapports qui justifient ces coupes ou transplantations.

4) Que la Ville de Liège promeuve davantage les séances d’information qu’elle organise lorsqu’un projet d’aménagement implique l’abattage d’arbres, et ce, par le biais des canaux officiels, mais aussi d’affichages dans l’espace public et de convocations destinées, a minima, aux habitant.e.s du lieu concerné (comme elle l’a fait dernièrement) mais aussi à toute organisation ou personne souhaitant être tenue au courant de ces réunions (via un groupe de contact ou une newsletter disponibles publiquement, par exemple).

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Quand elle atteindra 100 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être inscrite comme pétition recommandée !