Libérez Hassan

0 a signé. Allez jusqu'à 5 000 !


Bonjour,
Cela fait un certain temps que j’aurais dû me mettre à écrire et à raconter le soir de l’accident de mon fils alors âgé de 9 ans.
Le 21 mai 2008, comme toute journée banale, je rentre du travail, mon fils assis sur les escaliers à m’attendre et me raconter sa journée du mercredi, il me montre son impatience à pouvoir parler avec sa demi-sœur (la première de fille de Hassan).
Hassan rentre de son rendez-vous et appelle sa fille, j’ai fait ma toilette et je m’affaire à la cuisine pour préparer le repas, Hassan prépare le bain de mon fils. Moi dans la cuisine, Hassan dans le couloir et mon fils dans la baignoire.
Je discute avec Hassan sur le fait que mon fils devrait nous accompagner pour voir sa fille, et l’éventualité de le laisser chez mes parents lors de sa visite avec sa fille, et je vois Hassan dans le couloir à aucun moment il n’a bougé de sa place à part comme à son habitude un petit regard dans le miroir du couloir.
Mon fils dans la baignoire, joue à mettre la tête sous l’eau assez rapidement puisqu’à un moment donné, Hassan le gronde en lui demandant de faire doucement car il m’était de l’eau partout, mon fils s’arrête je l’entends dire « oui papa », je suis toujours en train de cuisiner, je me tourne devant la cuisinière quand soudain Hassan me crie que mon fils se noie, le choc mon cerveau se pose la question de savoir s’il a reçu la bonne information je suis comme paralysée, je cours vers la salle de bain, et je trouve Hassan avec mon fils en train de convulser dans ses bras, il me dit de téléphoner aux pompiers, je m’exécute je vais dans le salon et prend le téléphone et compose le 18, j’entends une voix mais la mienne reste bloquer impossible de dire quoique soit je vais vers Hassan et lui tend le téléphone, il a posé mon fils au sol sur le tapis rugueux du couloir toujours en convulsion, je me penche sur mon fils pour qu’il voit mon visage et je l’appelle « mon bébé, mon chéri, regarde-moi, arrête de convulser je t’en prie mon bébé, reste avec moi, ne me laisse pas », je n’entends même pas ce que raconte Hassan au téléphone, il le tourne sur le côté et mon fils vomi de l’eau et du sang parce que Hassan pour lui éviter d’avaler sa langue lors des convulsions s’est fait mordre le majeur par mon fils.
J’ai vu mon fils après reconvulser avoir une respiration roque reconvulsion respiration difficile, jusqu’au moment où ses lèvres deviennent bleues, la peur m’envahi je le regarde je l’appelle, et par miracle ses lèvres reprennent de la couleur, là arrive les pompiers, le Samu et on m’écarte, on emmène dans le salon et je ne vois plus mon fils, je suis interrogée par la gendarmerie, on m’emmène à l’hôpital pour attendre le diagnostic de mon fils, l’urgentiste arrive et me dit que mon fils ne passerait certainement pas la nuit parce qu’il a un grave hématome au cerveau, pour moi c’est la fin de tout, j’ai failli m’évanouir, mais je reste debout, je veux voir mon fils, Hassan est de retour du commissariat, on va voir mon fils, intubé, perfusé, bandé, je tiens la main de mon fils lui dit que je suis là, il se met à vomir à travers son intubation, on nous demande de sortir et d’attendre le transfert  pour le voir mais cette fois-ci sur Tours à cloche ville hôpital spécialisé pour les enfants.
Le lendemain, la police vient à la maison, des enquêteurs pour nous interroger et la scientifique dans la salle de bain, en état de choc c’est Hassan qui gère.
Première visite à Tours, on se sent un peu viser on sait pas pourquoi, on pose énormément de question parce que les IRM et scanner de mon fils montre un hématome mais de grave lésion cérébrale qui évoquent une anoxie cérébrale.
Le médecin du service nous informe qu’une information pour violence habituelle sur mineur de – de 15 ans est en cours qu’on allait être interroger, mon fils retrouve quelques reflexe visuel, puis auditive,  comme nous sommes musulmans, on nous a laissé la possibilité de faire intervenir un imam pour lui réciter du coran, croyez-le ou non le lendemain mon fils nous a fait son premier sourire, il ne manger plus mixer mais il pouvait mâcher, on pouvait le promener en chaise roulante.
Ensuite, il a été transférer à Clermont Ferrand, on s’est vu se faire imposer des visites surveiller, une à deux fois par semaine. Puis la procédure judiciaire a commencé, d’abord par des convocations auprès du juge d’instruction, ensuite Hassan s’est vu interdire les visites auprès de mon fils, ensuite on a eu droit à une garde à vue, j’étais enceinte de 4 mois de notre seconde fille, on y a passé la nuit pour être de nouveau interroger le lendemain, une enquête qui a duré 6 ans avec pour mon fils un défilé d’expert médical qui ne comprenait pas l’étendue des lésions cérébrales, il y en a eu 5 ou 6, pendant ce temps, je continuais les visites auprès de mon fils.
Convocation à la cour d’appel, maitre Cotta qui représente Hassan, et maitre Jousse qui représente les intérêts de mon fils et le conseil général, dans le temps je pensais qu’être partie civile porterait préjudice à Hassan, le juge Fradin balance directement des préjugés sur la personnalité de Hassan et dis qu’il a déjà son ultime conviction, je passe à la barre, je suis voilée, je refuse de le retirer et je me tourne vers le conseil de Hassan et regarde Hassan et voilà on me prend pour une femme soumise et aveugler par l’amour, mais mon récit ne fait même pas écho dans la tête des juges et des jurés, je passe pour une femme qui couvre son mari, les témoins défilent, les enquêteurs s’éclipsent quand une remarque est soulevée, verdict a un peu prés minuit ou 1 heure du matin je ne sais plus, 15 ans.
Pour préparer la cour d’assise, je travaille jour et nuit sur le dossier de Hassan, je demande les dossiers médicaux de mon fils, et les compte-rendu des expertises, je décortique, je souligne, lis et relis, cherche les termes médicaux, qu’est-ce qu’une noyade blanche et une noyade sèche, qu’est-ce qu’un pneumo médiastin qui a été en fait provoqué par l’intubation et non par le fait que Hassan aurait tenter un massage cardiaque ou soi-disant par l’un des experts un étouffement. Je fais donc toute ces recherches et relève qu’un laryngospasme pourrait être éventuellement la cause d’une absence d’air et qui mène à des lèvres bleues et à une anoxie, je transmets mes recherches en espérant que ça fonctionne.
Cour d’assise, maitre Cotta et Maisonneuve représente Hassan, revirement de situation, les experts médicaux arrivent à détourner notre récit de l’accident par des suppositions « la mère est certainement absente, le mari étouffe le gamin et le met dans la baignoire pour simuler une noyade », rien de ce que je peux dire n’aide Hassan, rien, reprends 15 ans.
Cour de cassation, maitre spinosi qui prend le dossier, en soulevant une QPC sur le fait que il n’y a pas eu d’enregistrement durant les audiences et en insistant sur le fait que Hassan était innocent, résultat une loi est abrogée et non rétroactive, Hassan toujours coupable.
Cour européenne des droits de l’homme, sans résultat.
Aujourd’hui, L’important est de montrer que les experts médicaux ne se sont pas penchés correctement sur les faits que l’on a sans cesse répété, que la noyade sèche est très mal connue et que le fait de ne pas pouvoir prouver médicalement les lésions cérébrales ont menés un homme innocent en prison pour 15 ans,  je vous ai raconté les grandes lignes de ce mercredi 21 mai 2008, nuit de mes cauchemars et de mes insomnies, je me bats pour mon fils afin de montrer qu’il est en sécurité avec moi et ses sœurs, il est hors de question que les services sociaux ou le conseil général me retire mon fils je vous dis ma priorité est mon fils, être présente pour lui qui est handicapé à 85%, être sa tutrice, trouver un logement adapté pouvoir accueillir mon fils en toute sécurité, un véhicule, je dois me charger de nos trois petites filles, trouver un emploi pour montrer aux services sociaux que je suis capable de m’en sortir et de tout gérer. Alors c’est injustement que je porte moins d’intérêt à Hassan, bien que je sois présente pour raconter ce qu’il s’est passé.
Je vous remercie de l’intérêt que vous portez sur cette pétition et de l’aide que vous apportez à hassan.



Comité de Soutien compte sur vous aujourd'hui

Comité de Soutien HASSAN BEN HADDOU a besoin de votre aide pour sa pétition “Free Hassan”. Rejoignez Comité de Soutien et 3 470 signataires.