La signature de la charte de solidarité avec le peuple Ouighour par les Maires Dijonnais

La signature de la charte de solidarité avec le peuple Ouighour par les Maires Dijonnais

0 a signé. Prochain objectif : 7 500 !
Quand elle atteindra 7 500 signatures, cette pétition aura plus de chance de recevoir de l'attention de la part du décisionnaire !
nak KOUYA a lancé cette pétition adressée à François REBSAMEN (Maire de Dijon) (Maire) et à

Monsieur le Président de la Métropole de Dijon, François REBSAMEN,


Mesdames et Messieurs, les élus métropolitains,


Au regard de vos statuts de Maires et élus municipaux et du rôle que vous jouez au sein de la métropole de Dijon, nous sommes convaincus de votre capacité à nous appuyer dans notre combat en faveur de la défense du peuple ouïghour qui, subit depuis 2010 une persécution de la part des autorités chinoises.


Ce qui se passe encore aujourd'hui à Xinjiang majoritairement peuplé d'Ouïghours, est ce qu'on qualifierait de Crime contre l'humanité. Effectivement, il s'agit du plus grand internement de masse du XXIème siècle. Un internement de masse qui a lieu en toute impunité.


De nos jours, trois millions d'Ouïghours sont enfermés et torturés en Chine. 


La raison de ces violations des droits humains ?


Selon les autorités chinoises, la persécution de ce peuple serait justifiée par la « lutte contre les troubles à l'ordre public », en d'autres termes, par la « lutte contre le terrorisme ». Par ailleurs, sous l'influence de la vague récente de solidarité internationale en soutien au peuple ouïghour, ces mêmes autorités avancent que cet internement profite aux ouighours ainsi que d’autres communautés musulmanes car effectivement les ouighours ne sont pas les seuls internés dans ces camps. Selon elles, ce que nous appelons camps d'enfermement, serait des « centres de d'enseignement et de formation professionnels » qui s'inscrivent dans le cadre d'un "processus de rééducation". Ce qui permettrait de créer de l'emploi au profit de la population ouïghoure. 


Aujourd'hui, toutes les enquêtes menées notamment certaines chaines d’information internationale dont la BBC : enquête diffusée le 03 Février 2021 qui faisait état d’actes de torture, de viols, de stérilisations forcées que subissent les femmes), associations de défense des droits humains dont Amnesty International (voir par exemple cette enquête récente : https://www.amnesty.fr/discriminations/actualites/chine-des-enfants-ouighours-sont-detenus-et-separes on ne peut que parler de violations systématiques des droits de l'homme voire d'un génocide culturel ( voir le rapport de l'ONG Genocide Watch : The World's Most Technologically Sophisticated Genocide Is Happening in Xinjiang).


Pour un aperçu sur leur quotidien dans ces camps d'internement, nous reprenons les propos de Monsieur Raphaël GLUCKSMANN :


« Chaque matin, dans une sinistre cérémonie, les détenus des camps de la région du Xinjiang doivent renoncer à leur langue, leur culture, leur religion – l’islam. Ce processus d’abolition de soi est le cœur de la politique de « rééducation » menée par le Parti Communiste Chinois.


La terreur est sans limite. Les enfants Ouïghours sont séparés de leur famille, empêchés de parler leur langue, incités à dénoncer leurs propres parents. Pendant que leurs maris sont enfermés, les femmes sont obligées de partager le même lit que les émissaires du Parti communiste. Le gouvernement traque les Ouïghours jusque dans leurs tombes : les cimetières musulmans sont méthodiquement rasés par les bulldozers de Pékin. Le but est d’effacer l’histoire et la mémoire d’un peuple ».


Témoignages de survivantes ouïghoures exilées en France (Attention ! propos choquants), témoignages qui font froid dans le dos :


-       Cas de tortures, viols et stérilisations forcées dans les camps chinois :


Gulbahar Jalilova pour Europe 1 : « J’ai vu des jeunes femmes que les gardiens sont venus chercher dans la cellule, et qui sont revenues après l’interrogatoire complètement déformées par les coups. J’ai vu aussi des femmes sortir de la cellule et ne jamais revenir. J’ai vu des jeunes femmes devenues complètement folles à force d’avoir été torturées, d'autres revenir après avoir été jetées parmi les rats ».


Gulbahar Haitiwaji dans le livre “Rescapée du goulag chinois’’ : « Quand les infirmières m’ont attrapé le bras pour me “vacciner”, j’ai cru qu’elles m’empoisonnaient. En réalité, elles nous stérilisaient. C’est alors que j’ai compris la méthode des camps, la stratégie mise en œuvre : ne pas nous tuer de sang-froid, mais nous faire disparaître lentement. Si lentement que personne ne s’en rendrait compte ».


En ce qui concerne le viol, des viols collectifs ont lieu. Une survivante qu’on voit dans le reportage de la BBC précitée, raconte avoir été violée avec une matraque électrique et avoir été mordue sur tout le corps.


Il est à noter qu’en matière de stérilisation de force, le taux de natalité ouïghour a chuté de 84% entre 2015 et 2018 selon les chiffres officiels chinois.


-       Internement de Masse :


Mesdames Duwat et Jalilova, des survivantes des camps de "rééducation" pour les Ouïghours, décrivent des conditions de détentions inhumaines : une trentaine de détenus sont entassés dans des cellules très petites, ainsi, pas d’hygiène ni d’intimité : un temps alloué de deux minutes de douche par mois, un sceau en guise de toilette, du béton comme seule couchette, etc. Après avoir été forcés à chanter l'hymne national, les détenus devaient remercier et souhaiter longue vie à Xi Jinping, condition imposée pour pouvoir manger.  


-       Travail forcé :


 Le régime chinois a confirmé avoir transféré environ 300 000 musulmans ouïghours vers des usines où ils sont réduits en esclavage, au profit de grandes marques internationales.


-       Trafic d'organes et exploitation des Ouïghours :


Les Ouïghours sont "sonnés" et leurs organes prélevés de force. Les USA ont annoncé avoir saisi treize tonnes de produits capillaires fabriqués à partir de cheveux humains arrachés aux Ouïghours.


-        Sort des enfants ouïghours :


Les enfants sont séparés de leurs parents. Les parents restent alors sans nouvelles de leurs enfants. Certains disparaissent, d'autres sont tués. En autre, certains enfants sont incités à dénoncer leurs propres parents (voir article d’Amnesty International précité).


-       Surveillance massive de la population ouïghoure :


 Les personnes en dehors des camps restent constamment surveillées. Environ 13 millions d'Ouïghours vivent en liberté surveillée. Une vie surveillée est une vie définie par la peur constante pour tout fait et geste. Ce qui est invivable et traumatisant. A titre d’exemple, une Ouïghoure, Büwipatem Tursun Rozi, a été condamnée à dix ans de prison pour avoir participé à un cours coranique. Une survivante raconte avoir été, après être sortie des camps, surveillée par un émissaire du parti communiste chinois : « j'avais tout le temps peur de lui. Peur qu'il couche avec ma fille, peur qu'il me remette dans les camps si je n'étais pas d'accord ».


Le refus de partager son lit avec un fonctionnaire chinois est vu comme l'un des 75 signes de radicalisation.


-       Effacement et éradication de l'existence d'un peuple :


 Les mosquées et cimetières sont détruits. Les détenus doivent lire des livres sur Xi Jinping et les mémoriser au risque de se faire punir sévèrement. Ils doivent renoncer à leur langue, leur culture, manger du porc (ce qui est interdit pour ces peuples du point de vue religieux) … Adrian Zenz, spécialiste de la chine évoque le fait que « leur but (les autorités chinoises) est de changer toute une population minoritaire. C'est un génocide culturel ».


Ce silence tue. Et il est temps de le briser. La France doit être aux avant-postes du soutien international aux Ouïghours.  


Pour cela, suite à l'initiative du député européen Raphael Glucksmann et de la présidente de l'institut Ouïghour d'Europe Dilnur Reyhan, un vaste mouvement de solidarité a été lancé dans toute la France. Les français se sont regroupés dans des groupes locaux pour donner de la visibilité et dénoncer ces violations des droits de l’homme perpétrées par la Chine à l’encontre du peuple ouighour ainsi que d’autres communautés musulmanes. L'objectif est de faire signer aux maires la charte de solidarité avec le peuple Ouïghour.


Pour y arriver, nous avons besoin de vos signatures. Ainsi, le groupe local DIJON for UYGHURS, avec le soutien de la population de Dijon Métropole, vous demande à travers cette pétition, Mesdames et Messieurs, élus de la métropole de Dijon, d'apposer votre signature sur la charte de solidarité avec le peuple Ouïghour (dont le contenu est joint ci – après). DIJON fera ainsi partie de l'objectif national des 1000 signatures de Maires.


C’est le moment de faire quelque chose face à cette situation inhumaine qui perdure encore et encore. Nous comptons sur vous, sur votre humanité, sur votre solidarité.


Solidairement


Charte de solidarité avec les Ouïghours :


Art. 1 : Nous nous engageons à nous tenir inconditionnellement aux côtés du peuple Ouïghour qui est réprimé et persécuté par le régime communiste chinois.


Art. 2 : Nous nous engageons à rendre visibles (communication, manifestation, illumination de nos places et de nos symboles, etc) les crimes contre l’humanité perpétrés par le régime chinois contre les Ouïghours.


 Art. 3 : Nous nous engageons à exiger des sanctions économiques, politiques et diplomatiques fortes contre la Chine.


Art. 4 : Nous nous engageons à demander publiquement l’arrêt du financement public des 17 Instituts Confucius — qui sont un instrument de propagande du Parti communiste chinois — par les collectivités locales.


Art. 5 : Nous nous engageons à favoriser le soutien politique et financier — par nos exécutifs locaux — des associations œuvrant pour la cause Ouïghoure.


Art. 6 : Nous nous engageons à tout mettre en œuvre pour aider et protéger la diaspora Ouïghoure vivant en France.


Il est temps de s'engager à notre échelle et de porter la voix de ces millions d'Ouighours.


Comment procéder ?


1- signer cette pétition pour faire entendre nos voix


2- Pour plus de renseignements sur le sort de ce peuple opprimé, suivez ces comptes Instagram : @dijon.foruyghurs ; @ouighours.news ; @raphaelglucksmann ; @dilnur_reyhan


3 - signez la pétition nationale pour interpeller le Président de la République Emmanuel Macron : M. le Président, agissez pour protéger les Ouïghours (google)


4 - nous rejoindre dans notre combat en écrivant au groupe local de ta ville.


Merci d'avance à tous ceux qui prendront le temps de lire et qui signeront la pétition. N'hésitez pas à partager la pétition autour de vous.


 

 

 

0 a signé. Prochain objectif : 7 500 !
Quand elle atteindra 7 500 signatures, cette pétition aura plus de chance de recevoir de l'attention de la part du décisionnaire !