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Sauvons nos forêts

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Sauvons nos forêts

Après les incendies en Australie, en Californie, c’est la région de Fort Mc Murray, dans la province d'Alberta, au Canada, qui est touchée. Dans l’indifférence générale, cet incendie reste toujours hors contrôle.

Avec un peu de pluie et davantage de fraîcheur dimanche, la progression des flammes s'est ralentie cette semaine, même si 4 000 km2 ont été brûlés au cours des dernières 24 heures. Seule une franche amélioration climatique pourrait faciliter la tâche des 1 400 pompiers qui combattent la quarantaine d'incendies dans cette province. «À moins d'avoir un important épisode pluvieux de 100 mm, nous nous attendons à devoir aller lutter contre le feu dans les secteurs forestiers pendant les prochains mois et ce n'est pas inhabituel avec des incendies aussi énormes», reconnaissait ce week-end Chad Morrisson, directeur du service des incendies de l'Alberta (28/05/2016).

Une même politique, aux conséquences désastreuses, que celle pratiquée par les exploitants forestiers canadiens existe aussi malheureusement chez nous. Et pour la même raison : la recherche de rentabilité maximale à court terme ! Les techniques de gestion et d’exploitation forestière actuelles ne s'inscrivent pas dans une logique de développement durable : seul, le tronc est exploité. Les rémanents ne sont pas valorisés. Le réchauffement climatique n'est donc pas l’unique responsable à invoquer.

Peut-on encore, dans un Parc National, rester muet sur nos propres politiques forestières instaurées par l’ONF avec la complicité du Parc National des Cévennes ? Les médias adorent montrer les conséquences désastreuses tout en se taisant sur les responsabilités institutionnelles.

Depuis déjà plusieurs décennies, les Français savent que, pour limiter la naissance ou la propagation des incendies, la Loi impose à tous les propriétaires privés, avant chaque été, dans toute zone forestière propice aux incendies, de bien débroussailler autour de leurs habitations et d’éliminer toutes branches coupées ou feuilles mortes. Cette Loi est appliquée pour les particuliers.

En revanche, pour les institutionnels, comme l’ONF, c’est une autre histoire. La recherche d’une rentabilité toujours plus grande, doublée de l’habitude qui consiste à laisser au sol les rémanents des coupes, n’est plus acceptable. Lorsqu’il s’agit de résineux ou de châtaigniers, ceux-ci ne se décomposent pas avant une durée de 20 ans. Ils forment alors un amas de branchages, idéalement propice à la propagation d’incendies.

Le Parc National des Cévennes n’échappe pas, lui non plus, à cette politique irresponsable. Or, les rémanents peuvent et doivent être valorisés ou broyés sur place. Car il est indispensable de maintenir les sous-bois entretenus. Les plus belles forêts de l’Aigoual peuvent donc être préservées.

Pour toutes ces raisons, le Règlement national d’exploitation forestière de l’Office National des Forêts doit changer. Dans un Parc National, sur notre territoire métropolitain, comme partout, la protection de l’environnement doit primer sur les intérêts financiers.

 

C'est aux médias et à chacun de nous qu’il revient de tirer la sonnette d’alarme. Depuis des années l’Association Causses-Cévennes d'Action Citoyenne dénonce les pratiques d’exploitation forestière de l’ONF dans les forêts domaniales de l’Aigoual, au sein du Parc National des Cévennes. http://www.adhca.com/la_foret_domaniale_de_l_aigoual/Le-chemin-des-morts.htm

Association Causses-Cévennes d'action citoyenne Avenue du Devois, Le Devois, Saint Sauveur Camprieu, 30750, tel 0467826111. Site internet : http://www.adhca.com Email: adhca@live.fr

 



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