LIBERTE D'EXPRESSION POUR TOUS !

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C’est une première en France, l’Etat a engagé une procédure d’expulsion contre un militant panafricain, en raison de son engagement politique et de ses propos tenus contre la criminalité étatique organisée confondue bien tristement aux intérêts fondamentaux des Etats. Cette procédure d’expulsion nous interroge sur le bien-fondé de la V République, les valeurs qu’entend défendre la République française et les distinctions discriminatoires qui y sont opérées en son sein parmi les citoyens et les résidents africains. La pétition contre l’expulsion de Mwazulu Diyabanza est une alerte que nous lançons pour informer et appeler à la vigilance tous les défenseurs de la dignité humaine, la République française par cet acte bafoue les Principes et la Constitution sur lesquels elle s’est fondée.

« Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde. »

 

Penser c’est exister, dire c’est exprimer sa pensée.

  • Le droit à l’existence.

Interdire à un individu d’exprimer publiquement sa pensée c’est lui dénier son existence humaine et lui retirer sa pleine humanité, c’est en faire l’objet du lieu, du temps, des idéologies dominantes et des individus qui l’environnent, un être vidé de tout souffle émanant de son essence, c’est réduire l’homme à ses besoins les plus primaires et les plus triviaux. Le droit à l’existence est mère de la dignité humaine.

  • Culpabilité métaphysique.

Aucun être humain ne peut être sans les autres, ce truisme est le point de départ de la culpabilité métaphysique, chaque femme, chaque homme du fait d’être des hommes et des femmes sont liés, en vertu de cette solidarité chaque être humain est co-responsable des injustices commises sur terre si celles-ci se passent devant ses yeux et s’il ne les ignore pas.

  • Culpabilité politique.

Tout citoyen appartenant à un État est responsable à un certain degré tant de la politique intérieure qu’extérieure de L’État auquel il appartient. En tant que citoyen appartenant à l’État je me dois d’assumer les conséquences des actes commis par l’État, ainsi chaque individu est non seulement témoin mais aussi acteur des actions menées par l’État tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’État. De fait, nous portons tous une responsabilité dans la manière dont est régi l’État et les actions de celui-ci. Il est de notre devoir de mettre fin aux actions répréhensibles et criminelles commises par l’État, l’arbitraire doit être ardemment combattu, si les intérêts fondamentaux de l’État impliquent des politiques criminelles envers les autres peuples et les autres nations. Tout citoyen appartenant à un tel État et ayant connaissance de tels agissements doit alerter l’opinion publique afin que cesse ce lien profondément malsain entre les intérêts fondamentaux de l’État et les crimes commis par-delà les frontières.

  • Chaque citoyen est ainsi garant de la sagesse politique.

 

Cela fait environ six siècles qu’il est retiré aux peuples en-deça de la Méditerranée le droit à l’existence la plus primaire, cela fut codifié à maintes reprises – et jamais abrogé ni aboli – par différents textes dits de droit, les personnes humaines africaines furent exclues de l’Humanité et contraintes par la force tant militaire, politique, économique, religieuse, morale,  que juridique à subir les coups, les génocides d’un monde décidé à en finir avec un autre, d’une supra humanité auto-désignée justifiant l’extermination de l’infra humanité jugée comme telle par les tenants de la supériorité des uns sur les autres.  

L’état français en dépit des grands principes qui fondent un état de droit dont entre autres la liberté d’expression - voir l’article 11 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme - , la liberté politique et syndicale s’acharne sur la personne de Mwazulu Diyabanza qui s’est fait depuis 2014 le porte-parole d’un monde asphyxié et meurtri, des peuples opprimés et plus particulièrement en vertu des liens qui l’attache à sa Mère-Patrie, de cette Afrique humiliée, détruite par le jeu de puissances interposées extra-africaines. C’est à travers des actions où seule sa voix est l’instrument de son expression que Mwazulu Diyabanza s’est toujours opposé à l’injustice, l’arbitraire et la domination des uns sur les autres.

L’état français prend-il la mesure de l’atteinte aux libertés fondamentales que présuppose une telle décision ? L’état français prend-il le pari dangereux et anti-démocratique de banaliser l’expulsion des résidents africains en France engagés politiquement ?

Malgré la légalité et la légitimité de chacune des actions et des propos du porte-parole du M-UDC, l’État français a engagé une procédure d’expulsion contre Mwazulu Diyabanza invoquant les articles L521-3, L522-1, L522-2 et R.522.1, on lui reproche les faits suivants :

-       La dénonciation des politiques impérialiste et néocolonialistes de la France en Afrique.

-       L’organisation de manifestations pour exiger le départ de l’armée française de l’Afrique et  la fin de la zone CFA.



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