Interpellons la ministre de l'Enseignement Supérieur sur la détresse des étudiants

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En plein cœur d’une crise qui frappe tous les secteurs de notre société, les étudiant-e-s semblent être les grands oubliés. Alors que les étudiant-e-s attendent des réponses, le gouvernement répond par un silence assourdissant.


Nous sommes le 11  janvier 2021, un an après l’arrivée du COVID en France, les 2,7 millions d’étudiants français ne peuvent plus supporter cette situation. Selon un rapport parlementaire, 1 étudiant sur 6 aurait arrêté ses études lors du premier confinement et le nombre de consultations psychologiques a augmenté de 30% auprès des services de santé universitaires. Ces chiffres, au-delà de présenter l’impact de la crise du covid chez les étudiants, doivent permettre de comprendre que la détresse de la jeunesse est  aujourd’hui un problème qui ne peut plus être ignoré.


En Mars 2020, l’urgence du confinement a poussé les étudiants à s’adapter à une réalité nouvelle. Hors ces mesures “temporaires” d’urgence, n’ont pas été accompagnées de réflexions à long terme sur la qualité des études, et semblent s’être imposées comme une norme. Cette nouvelle réalité non adaptée au travail des étudiants a des conséquences dans toutes les filières : augmentation de la charge de travail, difficultés à trouver un stage, impossibilité d’envisager l’avenir sereinement.


A ces conditions de travail difficiles, s’ajoutent une détresse psychologique généralisée. L’enfermement, l’isolement social, l’impossibilité de dissocier son environnement de travail de son environnement de vie, auront, et ont déjà, des répercussions dramatiques pour la jeunesse.


A ces difficultés de travail, et cette détresse psychologique s’ajoute une précarité financière que le covid a intensifié. Pour rappel, selon l’Observatoire de la vie étudiante, 46% des étudiants en France travaillent pour financer leurs études, hors ils n’en n’ont aujourd’hui plus la possibilité, cette situation menant à l’explosion de la fréquentation des associations d’aide alimentaire par les étudiants (Restos du cœur, secours populaire, etc).


Alors que l’incompréhension s’ajoute à la détresse, il apparaît urgent de tirer la sonnette d’alarme en demandant des solutions aux pouvoirs publics. Alors comment se faire entendre par un gouvernement aussi sourd que muet sur la condition d’une génération toute entière ? 


Si le gouvernement et notamment la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, restent aveugles sur la condition étudiante, alertons les via une pétition signée par le plus grand nombre.

L’indifférence doit cesser, la jeunesse a besoin d’aide.