Ils étaient des soldats de France, ils sont aujourd'hui les oubliés de la Nation !

0 a signé. Allez jusqu'à 150 000 !


Nous soutenons les propositions de loi visant à étendre les conditions
d'attribution de la mention "Mort pour le service de la Nation"  aux militaires décédés à l'entraînement, en exercice opérationnel et en mission intérieure !

Nous nous battons à titre personnel depuis août 2017, afin que notre fils l’adjudant-chef François WOIGNIER décédé lors d’une mission de préparation opérationnelle avant projection à Caylus soit reconnu « Mort au service de la Nation » et que par conséquence notre petit fils OWEN puisse bénéficier du statut des « Pupilles de la Nation ».

Cette mention avait été demandée par le chef de corps du 3e RPIMa au vu du parcours élogieux de notre fils (citation à l’ordre du régiment), (Major de promotion ENSOA). Cette dernière a été rejetée en octobre 2017.

En novembre 2018, nous avons eu la confirmation que son décès était imputable au service par un tiers involontaire, nous avons alors adressé une demande de recours gracieux au Ministère des Armées.

Ce dernier nous a fait part en mars 2019 de son refus en précisant que les conditions de son décès accidentel ne pouvaient être considérées comme une « circonstance exceptionnelle » au vu du décret de 2016 qui précise pourtant que « peut également bénéficier des dispositions du premier alinéa un militaire ou un agent public décédé du fait de l'accomplissement de ses fonctions dans des circonstances exceptionnelles ».

  • La définition des circonstances exceptionnelles pour l’attribution de la mention reste des plus floues, une large part est laissé à l'appréciation et la sensibilité du ministre en fonction.
  • Et pourtant, avant 2017, les attributions effectuées par le précédent Ministre, Jean-Yves le DRIAN ont confirmé la reconnaissance des militaires décédés accidentellement en exercice de préparation opérationnelle.
  • Et puis à partir de juin 2017, Madame la Ministre de la Défense a décidé d’avoir une lecture personnelle de ces fameuses « circonstances exceptionnelles » et de refuser systématiquement cette mention aux militaires qui décèdent accidentellement lors d'exercices de préparation opérationnelle.
  • Le ministère a aussi décidé de refuser cette mention à des militaires décédés accidentellement en mission intérieure OPIN (Mayotte - Guyane - missions maritimes) le sera t'elle également pour les décès accidentels en opération Sentinelle...
  • Les décisions de Madame Florence PARLY vont à l’encontre de l’esprit de la loi, des attributions antérieures et de la vision de son prédécesseur et initiateur de la loi.
  • Aujourd’hui, ce sont plus de seize familles de militaires décédés accidentellement dans des conditions extrêmes à l'entraînement, en exercice de préparation opérationnelle ou en mission intérieure OPIN qui se retrouvent dans l’incompréhension la plus complète.
  • La dangerosité de ces exercices et missions sont pourtant reconnus par certains articles du site internet du Ministère des Armées que par le rapport de septembre 2019 du « « Haut Comité d'évaluation de la condition militaire « (HCECM).​
  • Ils ont donné leur vie pour la France et aujourd’hui, ils n'ont toujours pas été honorés par l'attribution de la mention « Mort pour le service de la Nation », leurs enfants ne sont pas reconnus comme « Pupille de la Nation », leur conjoint ne perçoit qu’une pension de réversion à 50% et leur nom se sera jamais gravé sur le monument aux morts de leur commune.
  • Avec ces incompréhensions intenables, nous ajoutons une injustice, celle de l’iniquité dans la mort entre les militaires, les gendarmes qui décèdent accidentellement à l’entraînement avec les policiers décédés dans des conditions identiques qui reçoivent « la Citation à l’ordre de la Nation » qui apporte la reconnaissance des orphelins (pupilles de la nation) et une pension de reversion à 100% pour le conjoint.
  • Ces décisions apportent l’incompréhension et la désillusion des familles.
  • Nous ne présentons pas ce combat au nom de ces familles endeuillées, même si certaines nous soutiennent, mais au nom de l’équité entre les serviteurs de la Nation, de la justice et de l’action mémorielle.

Toutes ces incompréhensions et ces injustices nous démontrent que les textes actuels ne sont plus adaptés à la réalité des drames que les familles de militaires et gendarmes traversent et à l’hommage que doit leur rendre notre Nation.

C'est pour ces raisons que deux élus nationaux ont initiés et déposés à l'Assemblée Nationale et au Sénat des propositions de loi...

Toutes ces incompréhensions et toutes ces injustices ont motivé Monsieur le Député Christophe NAEGELEN et Monsieur le Sénateur Jean-Pierre LELEUX à initier deux propositions de loi visant à étendre les conditions d’attribution de la mention « Mort pour le service de la Nation » et de son statut en demandant l’octroi de la mention « Mort au service de la Nation » aux militaires qui décèdent accidentellement à l'entraînement, en exercice opérationnel et en mission intérieure

Aujourd’hui, un grand nombre de députés et sénateurs de tous bords politiques les soutiennent ce qui démontre l’universalité de ce combat au-delà des clivages stériles.

En déposant ces propositions de Loi, Monsieur le Député Christophe NAEGELEN et Monsieur le Sénateur Jean-Pierre LELEUX désirent ouvrir un débat national sur ces incompréhensions et ces injustices au sein des deux chambres parlementaires.

Des amendements y seront certainement déposés afin d’uniformiser les textes et d’inscrire dans le marbre les nouvelles conditions d’attribution sans qu’un homme ou une femme ne puissent les décider arbitrairement à moins que d’ici là une décision ministérielle puisse intervenir par la publication d’un décret apportant cette reconnaissance.

Les textes seront intégrés après le 1° de l’article L. 513-1 du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre.

Ils sont morts en mission dans l'exercice de leur fonction, aidez nous à ce que ces oubliés de la Nation redeviennent avec honneur des soldats de France !…

Ce nouveau statut permettra aussi de bien différencier les mentions entre les militaires qui décèdent accidentellement sur le territoire national à l'entraînement, en mission d'exercice opérationnel et en mission intérieur avec ceux qui trouvent la mort en Opex (mort pour la France) et ceux qui meurent dans les accidents de la vie courante d’un régiment (mort en service).

Nous allons mettre toute notre énergie afin que ces propositions passent l’ensemble des écueils législatifs et en un premier temps celui du nombre des députés et sénateurs co-signataires.…

Selon les critères de ces PDL, chaque année ce sont moins de dix militaires qui pourraient en bénéficier et les conditions financières en découlant ne mettront pas en péril le budget du Ministère !

Ces situations extrêmes ne demandent-elles pas la Solidarité nationale, la reconnaissance et le soutien de l’État, notamment pour que leur enfant puisse être « Pupille de la Nation » ?

Allons-nous continuer à oublier ces serviteurs de la Nation ?

Ce site a pour but de vous exposer notre combat et vous faire comprendre que des familles, des frères d’armes, des associations d’anciens combattants et les 142 000 signataires de notre pétition en ligne réclament la justice pour ces Oubliés de la Nation !

Si notre combat a retenu votre attention, nous vous demandons de bien vouloir confirmer votre soutien en validant la pétition en ligne.

Nous avons besoin du soutien fraternel, solidaire et mémoriel de chaque française et français, mais également de nos élus, de nos associations patriotiques, de nos anciens combattants, de nos amicales régimentaires et de nos associations professionnelles nationales militaires qui avec leur force de représentation et de persuasion feront que l’incompréhension et le deuil des familles s’estompent avec le temps et que chaque Cérémonie d’hommage national ne soit plus vécue comme une nouvelle épreuve.

Si vous désirez de plus amples informations, n'hésitez pas à nous connecter sur notre site web http://www.lesoubliesdelanation.fr.

Mesdames, Messieurs, ayez une pensée pour ces familles, celles qui aujourd’hui ont perdues un être cher et celles, qui demain seront dans la même situation puissent avec cette reconnaissance apaiser leur douleur.

Seules les batailles qu’on ne livre pas sont perdues d’avance !

Nous vous prions d’agréer, Mesdames, Messieurs, à l’expression de nos salutations les plus distinguées.