Contre l'arrêt des soins de Martial décrété par la fondation Ildys

0 a signé. Prochain objectif : 500 !


Contre l'arrêt des soins décrété par la fondation ILDYS

Martial Jaouen contre la fondation Ildys
Le combat d'un homme handicapé contre un système.

Le Syndrome de Guillain Barré (ou SGB) se traduit par une déconnexion des nerfs périphériques qui peut entrainer une paralysie totale, si le patient n’est pas pris en charge rapidement avec des traitements appropriés. C’est ce qui est arrivé à Martial J. âgé de 58 ans.
Martial travaille comme civil du ministère des armées, basé à Djibouti. En janvier 2018, il est en vacances en Ethiopie et le matin du 10, ses jambes commencent à flageoler et il est transporté à l'hôpital d'Addis Abeba. A midi le 11 janvier, Martial est totalement paralysé : le syndrome de Gillain-Barré est diagnostiqué et le remède, connu et très coûteux, ne pourra être administré qu'après paiement comptant. Les autorités militaires dont dépend Martial sont déjà informées, l'ambassade française en Ethiopie aussi, qui dépêche sur place un officier. Parfaitement informés par les médecins locaux de la gravité de l'état de Martial et de la nécessité de lui administrer le traitement ad hoc, les uns et les autres ne feront rien estimant que cela n'est pas de leur ressort. L'état de Martial empire, il doit être intubé le 11.
Passons ici les détails ignobles concernant les attitudes des uns et des autres (voir le document de synthèse du parcours de Martial). Martial est transféré in extrémis en France, il arrive au CHU de Brest à 21h soit 85h après l'appel passé par un de ses collègue aux autorités militaires françaises à Djbouti.
Martial est passé à deux doigts de la mort.
Après 10 mois passés au service de réanimation du CHU de Brest, Martial est transféré au centre de rééducation spécialisé de Perharidy géré par la fondation Ildys.
Après des 12 mois, pour le moins légers en terme de qualité de soins à l'attention de Martial (cf dossier médical de plus de 3000 pages), une amélioration des soins prodigués est constatée la deuxième année : encore plus de kiné mais une ergothérapie à la petite semaine, un peu de piscine : et les progrès de Martial sont flagrants, linéaires malgré l'absence de projet thérapeutique.
En juillet un médecin Ildys décide unilatéralement, sans justification valable, de sortir Martial du centre pour l'envoyer en maison de retraite : c'est la fin pour Martial, plus d'évolution possible sans ces soins quotidiens indispensables à ses progrès vers l'autonomie qu'il recherche.
Tétraplégique il y a un an, Martial commence à mobiliser ses membres; ses bras de façon significative, ses jambes débutent : les espoirs sont grands de le voir autonome.
Malgré notre recours (d'une part le comité de soutien de Martial et d'autre part la CLCV) à la commission de médiation le 28 août 2020, qui n'a toujours pas statué, Ildys maintient son diktat et harcèle Martial quasi quotidiennement pour qu'il s'en aille : où ?, puisque son logement n'est pas prêt à le recevoir et qu'aucune aide à domicile ne lui a encore été attribuée.
A quoi sert une commission de médiation si, avant et pendant le processus de médiation et avant la décision de la CDU (Commission des usagers), les médecins Ildys, atteints du syndrome du mandarin, rappellent à Martial que la décision est prise.
Martial a un besoin vital de soins quotidiens et nous défendrons coûte que coûte son droit d'accès à ces soins et à l'autonomie contre l'obscurantisme médical. Autonomie qui, nous en sommes convaincus, constituera un gain pour la société.
Nous sommes reconnaissants aux personnels soignants de Perharidy qui depuis 2 ans soignent et accompagnent Martial mais accusons la fondation Ildys et sa gestion du patient.

Suivez-nous sur
mel : ildysvsmartial@orange.fr
twitter @IldysvsMartial
facebook FB@IldysvsMartial