POUR UNE VRAIE JUSTICE QUI NE RESTITUERA PAS LES ANIMAUX A LEURS BOURREAUX

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Après la découverte d'une ponette errante et grièvement blessée, le policier municipal de la commune concernée nous a contacté afin que nous allions enquêter sur les propriétaires avant de leur rendre la ponette. Le couple étant lourdement connu de la  justice, faisant l'objet de nombreuses plaintes  concernant leurs chiens et leurs enfants, l'agent de police refusait de leur restituer l'animal sans vérification préalable. Il fallait comprendre ce qui était à l'origine des plaies de la ponette. Nous nous nous sommes donc rendus sur les lieux accompagnés des forces de l'ordre le lendemain. 

Sur place nous avons découvert des chiens blessés, attachés sans eau en plein soleil, un pré sans eau ni abri dans lequel se trouvait un cheval amaigri et surtout une autre ponette cachée sous une bâche noire, présentant également de très lourdes blessures, surinfectées et remplies d’asticots.

Face à l’urgence vitale pour cette ponette fiévreuse, nous l’avons immédiatement embarquée pour la mener chez un vétérinaire. Les propriétaires étaient très menaçants et les gendarmes ont dû, à plusieurs reprises, tempérer la situation en les éloignant de nous. C’est donc appuyés par les forces de l’ordre, que nous avons eu l’accord des propriétaires pour secourir l’équidé gravement blessé.
En plus de leurs animaux, nous avons été extrêmement choqués de découvrir 4 enfants en bas âge, très sales, assoiffés ; ils courraient après nous pour réclamer de l’eau quand nous avons donné à boire aux chiens. Un des gendarme et le policier municipal ont eux même donné de l’eau aux enfants ainsi qu’ordonné à leur mère de changer la couche débordant d’excréments du plus jeune.


Dans le pré des équidés, nous avons également découvert un enclos de contention en grilles rigides à l’intérieur duquel il y avait de nombreuses cages à chiens et un espace commun dans lequel il y avait des excrément de poney et surtout, une grille défoncée de l’intérieur vers l’extérieur, jonchée de crins de la ponette trouvée sous la bâche. Cela était une évidence pour toutes les personnes présentes, y compris les gendarmes: la ponette avait été enfermée avec les chiens dans cet espace clos, y avait subi leurs attaques et avait défoncé la grille afin de s’extirper de cette «arène». Les plaies coïncidaient parfaitement avec cette théorie validée par les examens vétérinaires.


         Nous avons donc fait le nécessaire pour sauver la vie à cette ponette en attendant la décision du procureur d’enlever les autres animaux.
Deux jours plus tard, nous procédions donc, sur ordonnance du procureur, à l’enlèvement de l’ensemble des animaux de cette famille.
Ce jour-là, ainsi que lors de notre première visite, la mère de famille était présente, alors qu’elle était interdite d’approcher le domicile et interdite de séjour en Tarn & Garonne.

Nous avons confié les animaux à différentes structures d'accueil partenaires correspondant aux besoins de leurs espèces.
Nos équipes et les accueillants ont immédiatement mis en œuvre des protocoles de soins afin de réhabiliter physiquement et psychologiquement les animaux dont certains étaient gravement atteints sur les deux plans. Les soins pour panser les blessures des ponettes ont duré plusieurs mois durant lesquels nous devions les sédater matin et soir pour apaiser leurs souffrances lors de nos interventions.
A ce jour, chiens et équidés présentent encore des séquelles psychologiques et physiques pour certains. Il est impératif pour leur bien-être de poursuivre scrupuleusement les protocoles de soins mis en place pour qu'ils retrouvent leur intégrité physique et psychologique. 

Il est évident que les propriétaires ne sont pas capables de détenir des animaux, ni même leurs propres enfants (qui leur ont été retiré quelques jours après notre intervention)


Leur simple profil judiciaire et psychologique aurait dû suffire amplement à ce que les animaux ne leur soient jamais restitués. Le gendarme chargé du dossier depuis le début nous avait lui-même assuré qu’il n’y aurait aucune chance de restitution avec toutes les charges pesant sur cette famille. Malheureusement cela ne s'est pas déroulé comme il aurait fallu !

!! L'AFFAIRE A ÉTÉ CLASSÉE SANS SUITE !!!

La gendarmerie nous a demandé de rendre les animaux! Une décision de justice incompréhensible et inacceptable!!

AIDEZ-NOUS A OBTENIR UNE VRAIE JUSTICE ET FAIRE APPLIQUER LA LOI

Nous demandons un réexamen du dossier en vue d'une interdiction de détention d'animaux à l'encontre des propriétaires et que ne leur soient jamais restitués ceux placés sous notre protection.