Mondial 2026 : les dés pipés pour le Maroc. Exigeons de la FIFA plus de transparences

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Les prochaines semaines risquent d'être tendues du côté de la Fifa. Mais alors que s'approche à grands pas la Coupe du monde en Russie (14 juin-15 juillet), c'est un autre dossier qui pourrait (re)mettre le projecteur sur l'instance mondiale, trois ans après les révélations qui ont coûté leur poste à plusieurs de ses représentants. En effet, c'est le 13 juin prochain, soit quelques heures avant le coup d'envoi de la grand-messe du foot mondial, que doit être désigné le pays hôte du Mondial 2026. Une désignation très importante d'un point de vue symbolique et un enjeu considérable en termes d'image pour l'instance. Deux candidatures ont été déposées : le Maroc, déjà recalé 4 fois (1994, 1998, 2006 et 2010), et un trio nord-américain composé des États-Unis, du Canada et du Mexique.

Changement des règles du jeu ?
Les procédures se sont dernièrement accélérées, puisque les dossiers de candidature ont été officiellement remis le 16 mars dernier au siège de la Fifa. L'enjeu est de taille pour l'instance mondiale, qui doit restaurer une image très écornée à la suite des éléments de corruption avérés dans l'attribution des Coupes du monde 2018 (à la Russie) et 2022 (au Qatar). 

Sur le papier, les éléments semblaient jusqu'ici réunis pour une désignation moins opaque. Avec en premier lieu, un changement de scrutin, puisque ce seront désormais les représentants de chaque fédération affiliée, soit environ deux cents personnes, qui voteront, contre une grosse vingtaine de membres du conseil exécutif jusqu'alors.

Mais de premières réserves sont dernièrement venues remettre en cause ces déclarations de bonnes intentions. Dans un courrier adressé à la Fifa, la fédération marocaine de football (FRMF) a dénoncé une évolution « de dernière minute » des critères de notation des candidatures. En d'autres termes, elle accuse la Fifa d'avoir changé les règles du jeu, de l'avoir fait en sa défaveur, et de l'en avoir informée au tout dernier moment.  « Nous nous opposons fermement à ce que le “scoring system” soit maintenu en l'état [...] et considérons que toute action en ce sens serait inéquitable », écrit dans cette lettre Fouzi Lekjaa, le président de la FRMF. Ce dernier s'insurge d'avoir été informé de ces modifications « le 14 mars à 16 h 18, soit moins de 24 heures avant le dépôt du dossier technique de la candidature marocaine » et « à peine plus de 48 heures avant la date limite réglementaire de dépôt du 16 mars, 17 heures ».

Une élimination avant même le vote ?

En plus d'un timing douteux, c'est aussi la nature de ces changements qui inquiètent le camp marocain. Figureraient parmi les « nouveaux » critères une taille minimale pour les villes hôtes, une capacité minimale pour les aéroports, ainsi qu'une distance maximale entre les aéroports et les villes hôtes. Des éléments qui dévaluent clairement la candidature du royaume, qui se présente comme une candidature africaine et misait, entre autres, sur le principe d'alternance des continents pour rafler la mise (l'Amérique avait organisé le Mondial 2014, l'Europe celui de 2018, l'Asie aura en charge celui de 2022, NDLR).

La candidature marocaine peut compter sur de nombreux soutiens parmi les 207 fédérations nationales, et un passage au vote lui laisserait clairement ses chances. Toutefois, le processus de désignation ira-t-il jusque-là ? Rien n'est moins sûr désormais, puisque la Fifa possède également le droit d'écarter en amont toute candidature qu'elle estimerait insuffisante, une fois celle-ci soumise à l'observation des membres d'une commission d'évaluation. Cette dernière se rendra à la mi-avril sur les deux zones pour des visites d'inspection. Le verdict pourrait donc tomber plus vite que prévu.

EXIGEONS DE LA FIFA PLUS DE TRANSPARENCES ET QUE LA CANDIDATURE AILLE JUSQU'AU VOTE GÉNÉRAL.



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