TOGO : 5 octobre 1990 ●⁞● 5 octobre 2020 HISTORIQUE ET APPEL À LA DÉMISSION DE...

TOGO : 5 octobre 1990 ●⁞● 5 octobre 2020 HISTORIQUE ET APPEL À LA DÉMISSION DE...

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TOGO 5 octobre 1990 ●⁞● 5 octobre 2020 a lancé cette pétition adressée à Faure Essozimna GNASSINGBÉ-EYADÉMA

 

Nous, Togolaises et Togolais, signataires de la présente PÉTITION au Togo et à travers sa Diaspora, considérons qu’aujourd’hui le temps est venu de réaffirmer solennellement que l’exigence unanime pour laquelle le peuple togolais se bat depuis 30 ans est la fin des 53 ans de dynastie dictatoriale GNASSINGBÉ-EYADÉMA et la démission sans condition de son actuel représentant, Faure Essozimna, que nous tenons pour impérative, urgente et incontournable au retour à la démocratie et à la République au Togo.

30 ans depuis le soulèvement du peuple togolais, le vendredi 5 octobre 1990 où, par un mouvement spontané qui, parti de la capitale, Lomé, s’est rapidement généralisé à tout le territoire du Togo, du Sud au Nord, de l’Est à l’Ouest en exigeant la fin de dictature du régime de parti unique parti-État RPT et la démission sans condition de son dirigeant, Étienne GNASSINGBÉ-EYADÉMA, son régime de dictature, suivi par celui de son fils Faure Essozimna, n’a su répondre au besoin de Liberté et de Dignité des citoyens que par un cycle infernal de répressions illimitées, de terreur, d’élections truquées, de contestations sauvagement réprimées, de près d’une trentaine de dialogues et négociations fourbes, de meurtres effroyables des populations civiles et militaires.

C’est ainsi que, depuis bientôt 58 ans, le peuple togolais vit douloureusement dans sa chair l’intrusion sanglante de cette dynastie dictatoriale dans sa vie lorsque l’assassinat de Sylvanus Epiphanio Elpidio Kwami OLYMPIO, le père de l’indépendance togolaise et président démocratiquement élu du Togo aux élections générales du 9 avril 1961, publiquement revendiqué par le sergent Etienne EYADEMA d’alors, le 13 janvier 1963, lors de ce premier coup d’État sanglant de l’Afrique indépendante fut suivi par le deuxième coup d’État, organisé le 13 janvier 1967. Survenu 4 ans jour pour jour après le premier, ce nouveau putsch lui permit, après avoir été élevé entre-temps au grade de Lieutenant-colonel de l’armée togolaise, de prendre en main les rênes du pouvoir politique au Togo, le 14 avril 1967, après avoir déposé les gouvernements de Nicolas GRUNITZKY, mis en place à l’assassinat de Sylvanus OLYMPIO, puis celui du Commandant Kléber DADJO installé à sa suite.

Gouvernant le Togo par ordonnances et décrets pendant 12 ans, Etienne EYADEMA installa un régime illégal et illégitime d’exception par lequel il consolida l’omnipotence de sa dynastie familiale afin d’assurer la défense de ses propres intérêts et mit en place, le 30 août 1969, un régime monolithique de parti unique parti État auquel l’adhésion était forcée pour tous les citoyens togolais depuis leur naissance. Pendant 23 ans consécutifs, il étouffa l’expression souveraine du peuple togolais par ce régime de dictature qu’il fit régner sur le Togo avec son lot d’arbitraire, de terreur, d’assassinats politiques, de torture, de violations massives des droits de l’Homme, de proscription des libertés publiques (opinion, presse et parole, droit d’organisation, de grève et de manifestation, etc.), le tout servant de paravent au développement d’une faramineuse corruption.

À l’annonce de son décès, le 2 février 2005, un triple coup d’État, militaire, constitutionnel et électoral organisa une succession monarchique par laquelle, en violation de toutes les dispositions constitutionnelles, son fils Faure Essozimna, soutenu par une Communauté internationale complice, fut porté au pouvoir pour occuper le fauteuil présidentiel laissé vacant par son père au moyen du massacre de 400 à 500 citoyens innocents, selon la Mission de vérification des faits de l’ONU, plus de 1 000 selon la LTDH.

Après 53 ans de règne de cette sanglante dictature dynastique, les Togolaises et les Togolais sont plus que jamais justifiés de retrouver un État de droit, un pays démocratique, une Nation réconciliée ainsi que des populations non traumatisées, mais enthousiastes et engagées dans les défis contemporains du développement et de leur épanouissement.

Car, en effet :

1°) Sur le plan des libertés ainsi que des droits civils et démocratiques :

Considérant que, par son héroïque soulèvement populaire du 5 octobre 1990 survenu dans un contexte international bouleversé par le mouvement des peuples, le peuple togolais fit une première tentative d’en finir avec le règne de GNASSINGBÉ-EYADÉMA pour ses 23 ans de gestion du pays par la dictature et la gabegie. Que cette aspiration dominante n’a cessé d’être étouffée par une répression sanglante couverte par une totale impunité de crimes de masse parmi lesquels on compte notamment : les massacres de la Lagune de Bè les 10-11 avril 1991 ; les massacres de Bodjé-Médjé le 27 avril 1991 ; les massacres lors de la première grève générale illimitée exigeant la démission d’EYADEMA en juin 1991 ; les massacres de Barkoissi (Préfecture de l’Oti) les 28, 29 octobre 1991 ; Guerin-Kouka (Préfecture de Dankpen) les 7, 8, 9 novembre 1991 ; les massacres de civils et militaires lors putsch contre les institutions de la transition du 28 novembre 1991 au 3 décembre 1991 ; les massacres de Sotouboua le 30 mai 1992 ; les massacres de Fréau Jardin à Lomé le 25 janvier 1993 ; les massacres des populations civiles par des militaires au quartier Bè, à Lomé les 30 et 31 janvier 1993 ; les massacres de soldats considérés comme « démocrates » lors de l’épuration ethnique de l’armée togolaise, à Lomé, dans la nuit du 24 au 25 mars 1993 ; les massacres à Agbandi, les 25, 26, 27 août 1993, et dans tout le pays à l’occasion de l’élection présidentielle du 25 août 1993 ; les massacres lors de l’annonce d’une « attaque » d’assaillants sur Lomé du 5 au 8 janvier 1994 ; les massacres de centaines de civils non armés et de soldats sommairement exécutés dont les corps ont été rejetés sur les côtes togolaises, avant, pendant et après l’élection présidentielle du 21 juin 1998, selon Amnesty International ; les massacres lors de la marche de soutien à Eyadéma au Palais présidentiel de Lomé II le 20 novembre 2004 ;

Considérant qu’à la suite de feu son père, GNASSINGBÉ-EYADÉMA, Faure Essozimna crut devoir poursuivre la gestion du pouvoir politique dans la même voie macabre que celle qu’il avait mise en œuvre pendant ses 38 ans de règne en organisant les massacres de dizaines d’innocents citoyens. Comme on l’a vu lors de la répression sanglante des manifestations pacifiques appelées dans plusieurs villes du Togo à l’initiative des organisations syndicales, associatives ou politiques, au cours desquelles nombres d’enfants innocents furent impunément assassinés comme Anselme Gouyano SINANDARE et Sinalengue DOUTI (élèves à Dapaong, avril 2013), Mohamed SADJO (élève à Gléi, mars 2015), Abdoulaye YACOUBOU (élève à Mango, septembre 2017), Kokou Joseph ZOUMEKEY dit Jojo (élève à Bè-Kpota, Lomé, octobre 2017), Idrissou Moufidou (jeune mécanicien à Lomé, décembre 2018). Sans oublier les dizaines d’adultes impunément assassinés par les militaires, gendarmes et policiers lors de ces mêmes occasions comme ce fut le cas lors des marches pacifiques de protestation appelées par le « Collectif Sauvons le Togo » (CST), le Parti nationaliste panafricain (PNP) avec le soutien de la Coalition C14 et d’organisations démocratiques nationales. Ces assassinats, restés totalement impunis jusqu’à ce jour, n’épargnèrent même pas les militaires qui furent frappés jusqu’au cœur même de leurs casernes comme ce fut le cas du colonel Toussaint Bitala MADJOULBA, chef corps de la BIR, égorgé puis achevé d’une balle dans son propre bureau du camp FIR, dans la nuit du dimanche 3 au lundi 4 mai 2020 sans que les coupables aient été retrouvés jusqu’ici.

 

2°) Sur le plan de la gouvernance économique et sociale :

Considérant que, depuis le règne d’Étienne GNASSINGBÉ-EYADÉMA, sa dynastie s’est accaparée, dans la plus totale opacité, avec ses proches, de toutes les ressources et richesses nationales (phosphate, clinker, fer, or diamant, etc.) dont l’exploitation et la commercialisation, pour la plupart, ne sont pas déclarées à la comptabilité nationale parce qu’elle nourrit le pillage qu’elle en a concédé aux puissances étrangères qui la soutiennent et dont elle a renforcé le contrôle sur notre économie. D’où une continuelle dégradation, sous l’effet d’une systématique gabegie, d’une endémique corruption qui assure le transfert des biens publics essentiellement dans les mains du clan ethnico-régionaliste contrôlant l’appareil d’État. Avec de retentissants crimes économiques qui ont mis en faillite notre pays depuis plus de cinq décennies, sous l’effet d’un endettement faramineux qui a aliéné sa souveraineté, le plaçant désormais sous le contrôle absolu d’institutions financières internationales rapaces à travers des privatisations tous azimuts, le développement de l’ultralibérale zone franche, etc. ;

Considérant qu’alors que ne cessent de se multiplier les informations sur le détournement, en toute impunité, de fonds publics par dizaines et centaines de milliards de F CFA comme on le voit actuellement avec l’affaire du détournement des 500 milliards de F CFA de la Caisse de commercialisation des produits pétroliers, la corruption, jusqu’alors endémique, est devenue une gangrène rongeant l’ensemble de la société togolaise. Qu’elle trouve, depuis les sommets de l’État où elle sévit, un terrain particulièrement favorable à son développement même à travers le trafic de drogues et autres produits stupéfiants qui, systématisé et érigé en industrie depuis de longues années, range aujourd’hui le Togo parmi les « Narco-États-voyous » d’Afrique et du monde entier. Que cette corruption est devenue particulièrement préoccupante lorsqu’elle voit la mise en cause de hauts responsables des forces de sécurité et de défense (Police, Gendarmerie, Armée) ainsi que de l’appareil judiciaire qui, pourtant chargés de la répression de ces actes criminels crapuleux, mettent tout leur génie, avec d’autres personnalités publiques et privées complices, à en étouffer la dénonciation par les honnêtes citoyens afin de se garantir une totale impunité pour ces crimes économiques. Qu’il est stupéfiant de constater jusqu’à quel point cette gangrène, qui mine le pays de la base au sommet de l’État, en fait une plaque tournante du blanchiment d’argent sale et du transfert illicite de capitaux pour lequel le Togo, occupe désormais le premier rang mondial ;

Considérant que, tout au long de ses 30 dernières années depuis le soulèvement populaire du 5 octobre 1990, le peuple togolais n’a jamais cessé de vivre une continuelle dégradation de ses conditions d’existence avec le règne de la misère et de la famine avec des citoyens arrivant difficilement à assurer leurs trois repas quotidiens ;

Considérant que, tout au long de cette période, la dynastie GNASSINGBÉ-EYADÉMA et son actuel représentant, Faure Essozimna, ont étalé à suffisance leur incapacité à répondre aux revendications sociales les plus élémentaires du peuple togolais alors que se généralise la ruine de nos systèmes scolaires et de santé cela, au moment même où s’approfondit le chômage comme conséquence de leur incapacité à créer des emplois surtout pour les jeunes diplômés qui n’ont généralement pour toute perspective d’avenir que de devenir conducteurs de taxis-motos (zémidjans) lorsqu’ils ne vont pas se noyer en Mer Méditerranée ;

Considérant que, tout au long de ces 30 dernières années depuis le soulèvement populaire du 5 octobre 1990, la dynastie dictatoriale GNASSINGBÉ-EYADÉMA n’a jamais cessé de porter atteinte à la cohésion nationale en divisant le peuple togolais par le fléau du tribalisme au moyen de pratiques discriminatoires en usage surtout dans l’armée, l’administration, les cabinets ministériels, les sociétés d’État et l’ensemble des services publics où l’écrasante majorité des postes sont sous l’enseigne du règne du favoritisme ethnique ou régionaliste au profit des membres de l’ethnie du clan familial au pouvoir ;

Considérant que la dynastie GNASSINGBÉ-EYADÉMA entamerait bientôt 54 ans au pouvoir s’il venait à rester en place jusqu’en 2021, ce qui en fera la plus longue dictature familiale dans le monde après celle de la Corée du Nord et de toute l’Afrique où elle est désormais la plus vieille à se montrer rebelle à toute évolution démocratique notamment dans sa sous-région occidentale.

 

Nous considérons, comme le dit notre hymne national, les Togolaises et les Togolais « seuls artisans de ton bonheur » et, cultivant « vertu, vaillance pour la postérité », réitérons notre foi en l’avenir du Togo et dans la promesse que tous les citoyens, hommes et femmes, doivent savoir converger, à des moments historiques, pour bâtir la Cité commune et réaliser la promesse de faire du « Togo chéri, l’or de l’humanité ». C’est pourquoi

— Considérant que seul le peuple est souverain et, qu’après avoir exprimé à de multiples occasions depuis 30 ans le rejet du régime par lequel il est gouverné au Togo, il est démocratiquement fondé, à tout moment, à en exiger la fin, nous l’appelons à signer massivement la présente pétition pour exiger :

La démission sans condition de M. Faure Essozimna GNASSINGBÉ-EYADÉMA de la Présidence de la République togolaise dont il s’est illégalement arrogé de fait les fonctions depuis son coup d’État du 5 février 2005.

En accédant à cette volonté populaire qui n’a cessé de s’exprimer au Togo depuis la prise du pouvoir par son père en 1967, Faure Essozimna GNASSINGBÉ-EYADÉMA entrera dans l’histoire en évitant que le sang coule à nouveau sur la Terre de nos aïeux.

53 ans, Ça suffit ! Faure Essozimna GNASSINGBÉ-EYADÉMA : Démission !

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[Une initiative citoyenne rassembleuse de Claude Améganvi]

Nous y adhérons… Nous signons, Togolaises et Togolais :

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